mercredi 14 octobre 2015

Johnny, le journal de l'âge d'or

Ah! Que Coucou!!

Johnny, le journal de l'âge d'or, a vécu le temps de 7 numéros en 1970.
Editeur Serdim, Jean Tosan et Alain Schwarz directeurs de publication.
Les 5 premiers numéros, hebdomadaires, ont 24 pages dans un très grand format : 40,5 sur 28,5cm. 16 pages sont en couleurs (éclantantes). Ils sont vendus 2 francs (0,38€). 
Les bandes dessinées sont de toutes les époques. Les reproductions sont très soignées, en particulier au niveau de la mise en couleurs. Grande première en France, on trouve au centre de chaque numéro une planche de Prince Vaillant dans un format 57 sur 40,5cm. 
 La couverture est constituée d'une planche d'une aventure à suivre (Johnny Hazard dans les numéros 1 à 5, Alley Oop pour le 6 et la petite Annie pour le 7). Cette planche est surmontée par le titre Johnny. A gauche de ce titre se trouve le portrait de Hud le spécialiste (Johnny Halliday) pour les numéros 1, 2, 4, 6 et 7, celui du Fantôme pour le 3 et celui du roi de la prairie pour le 5.
Le journal se veut, en partie, la suite des journaux de "l'âge d'or" (années 1940). Il propose, par exemple, la suite d'une aventure de Luc Bradefer (Brick Bradford) qui était restée inachevée dans le journal Hurrah.
Malheureusement le grand format de Johnny ne lui réussit pas. 
Les ventes ne sont pas là et le numéro 6 paraît 2 mois après le numéro 5 avec seulement 8 pages (pour un prix inchangé). Seules les séries en couleurs (sauf Prince Vaillant) sont présentes dans ce numéro. 
Un message page 3 indique : "Pour des raisons techniques et matérielles et afin que vous puissiez l'avoir quand même ce mois-ci, nous avons publié "Johnny" en 8 pages. Nous préparons une nouvelle formule que nous vous ferons connaître le mois prochain.". Un bon permettant de recevoir gratuitement les 4 premiers numéros de Johnny accompagne ce message. 
Un mois plus tard paraît le numéro 7. Il a 16 pages (toujours au même prix). Il contient la suite des histoires qui étaient absentes dans le numéro précédent (plus Raoul et Gaston). Seules 4 pages sont en couleurs. En bas des pages 4 et 5, un message indique : "Sous une couverture "petit format" pour faciliter l'affichage, "Johnny" conservera son grand format initial". Le même message que le numéro précédent figure page 15 avec le même bon pour commander à nouveau les 4 premiers numéros ! 
Il n'y a jamais eu ce numéro 8 sous une couverture petit format.

Seules les aventures de X9 et de Raoul et Gaston ont eu leur fin. 
Tous les autres épisodes sont restés inachevés. Même Luc Bradefer dont les lecteurs attendaient la suite depuis une trentaine d'années...
Séries proposées:
Abbie an’ Slats, Agent secret X9, Alley Oop, Archie Pott, Brick Bradford, Fantôme du Bengale, Gerald Norton, Hud le spécialiste, Johnny Hazard, Le Père Lacloche, Petite Annie, Prince Vaillant, Raoul et Gaston, Red Barry, Roi de la prairie, Smokey Stover, Sortilèges, Spooky, Terres jumelles
Johnny Hazard par Robbins (1) 2 pages et 1 bande (en bas de page 2)
Alley Oop par Hamlin (1)
Hud le spécialiste par Jijé, Philipp (1)  série inédite western, 2 pages par n°
Petite Annie par McClure, Walsh (1)
Fantôme du Bengale par Barry S., Falk (1)
Agent secret X9 par Williamson, Goodwin (1)
Brick Bradford par Gray, Ritt (1)
Prince Vaillant par Foster (1)
Raoul et Gaston par Young L., Massey (1)
Terres jumelles par Lebeck, McWilliams (1) SF
Gerald Norton par Bald, Brondfield (1)
Sortilèges par Mersant, Tosan (1) série inédite SF, 2 pages par n°
Roi de la prairie par Striker (1)
Red Barry dans "Au quartier chinois" par Will Gould (2)

Rédactionnel:
 "Age d’or de la bande dessinée" dans 1 à 5 "Annonces" dans 1 à 5 "Bloc–notes" dans 1 à 5 "Un peu de tout" dans 1 à 5 "Aviation" dans 1 à 5 "Tour du monde" dans 1 à 5 "Disques" dans 2 à 5 "Amis du journal de l’âge d’or" dans 4, 5 "Un de nos dessinateurs" dans 5, 7
"Mots croisés" dans 1 à 5

Pour l'anecdote, un journal pour les filles devait voir le jour sous le nom de Sylvie (pour ceux qui auraient oublié, à l'époque Madame Halliday s'appelait Sylvie Vartan) mais le nom étant déjà pris par Artima, son nom fut Chouchou qui eut une parution un peu plus longue ou on trouvait une série dont l'héroïne ressemblait à Sylvie Vartan. J'en reparlerai une autre fois.

Infos complémentaires:
http://jhallyday.com/presse/journalagedor/agedor1frame.html


Je vous propose les 4 premiers numéros, si quelqu'un a les trois derniers et veut bien les partager, nous sommes preneur!
Johnny 1 à 4 (04/1970)

Bonne Lecture!
Grand merci au scaneur

Doc Mars

6 commentaires:

  1. Etrange publication, un peu fourre-tout, à première vue.
    Je ne savais pas que Jijé avait commencé une adaptation du film de Corbucci.
    Personnellement, même si je déteste Johnny, je trouve le film (en vo) très puissant. Surtout son final. Je me réjouis donc de découvrir cette BD.
    Un grand merci !

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    1. J'ai toujours douté (à juste titre) des qualités d'acteur de notre Jojo national mais dans ce western spaghetti, ou finalement il parle très peu, il est potable. Corbucci n'est pas Sergio Leone non plus ;)
      Revue totalement atypique sortant en 1970 à contre courant des BD de l'époque et en plus y collant Johnny, ce qui explique largement son échec mais 45 ans plus tard se laisse lire.

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    2. Eh bien ! tu vois, je ne suis absolument pas d'accord avec toi. Au contraire, je trouve Corbucci thématiquement beaucoup plus intéressant que Leone. Plus en phase avec son époque aussi (suffit d'écouter ses déclarations, en 1968, dans le documentaire «Western, italian style» de Patrick Morin). En outre, si tu as la chance de comprendre l'italien (nonante % des films de genre transalpins ont été massacrés par des vf pourries, tellement ridicules que tu finis par te demander si les mecs connaissaient même la langue de Dante), tu verrais qu'il y a une certaine continuité dans les thèmes qu'il traite tout au long de sa carrière, qu'importe le genre abordé. Et, par exemple, ses mythologiqueries (comme «Romulus et Remus») sont bien plus percutantes que «Le colosse de Rhodes». Certes, ses budgets étaient plus modestes que ceux de Leone mais il n'en reste pas moins un technicien efficace, capable de tirer le meilleur du peu qu'on lui donnait. La preuve, réussir à rendre potable comme tu dis, cette tête de buse de Jojo, n'est-ce pas là un signe indubitable de génie ? Je te rappelle que Leone n'y est pas arrivé avec ce cabotin de Rod Steiger :-)

      PS : Nonante, pour ceux qui ne parlent pas le suisse, c'est quatre-vingt-dix !

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  2. Merci pour la découverte. Merci Doc.

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  3. Ah! que Coucou !! aussi.
    Merci pour ce package.
    Je n'ai malheureusement pas les numéros qui te manquent.

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