mardi 26 janvier 2016

Navy (suite)



 


Suite de la fiche du 24/01/2016
NAVY est une revue de l'éditeur Impéria.
179 numéros d'avril 1963 à septembre 1970. Format 13 x 18 cm. 68 pages. 22 recueils.
La revue présente essentiellement des récits complets de guerre (maritime) d'origine britannique issus de la revue de poche "War at Sea Picture Library".

Je vous propose les n°77-92-93-94


Navy - 094 - Le signal blanc

Navy - 094
 


Les loups déguisés en agneaux

Cela commence par un récit étonnant : "Le commandant du paquebot anglais City of Exeter flaira quelque chose de louche lorsque son homme de veille signala un mât suspect à l'horizon. Cela se passait dans l'Atlantique Sud, en mai 1940 ; l'attaque allemande venait de se déclencher. Une demi-heure plus tard, cependant, le capitaine identifiait avec soulagement l'inconnu : il s'agissait d'un navire japonais de 8 400 tonneaux, le Kashii Maru, un neutre par conséquent. On apercevait sur le pont une femme qui poussait une voiture d'enfant. A côté d'elle, flânaient plusieurs membres de l'équipage dont les chemises flottaient au vent, à la mode japonaise.
Marins de l'Atlantis déguisés en femme japonaise.
(extrait du film "Unter ten flags)
Les' deux navires se croisèrent sans s'arrêter ni échanger de signaux. En réalité, la voiture d'enfant était vide, la « femme » n'en était pas une et les matelots s'appelaient Fritz, Klaus et Karl. Le reste de l'équipage, 350 hommes, mécaniciens et combattants, était caché sous le pont. Sous un camouflage de peinture, de manches à air en contre-plaqué et de fausses cheminées en toile se dissimulait le corsaire allemand Atlantis, un des plus redoutables qui aient jamais écumé les océans".
L’Atlantis photographié dans l’océan indien par une future victime
L’Atlantis, le château et la passerelle, observez les sabords

Le côté farce existait c’est sûr, mais ce n’était pas vraiment 
pour rire... Ici le vrai visage de l’Atlantis.

Ce jour-là, le " Kashii Maru" passa a côté de l'Exeter... sans l'attaquer. Et se rabattit sur sa première victime, le cargo anglais Scientist qu'il attaqua au canon, qu'il coula après avoir fait monter à son bord les marins (il y eût une victime des coups de canon).
Une victime de l’Atlantis, le Talleyrand

A bord, du chrome, précieuse cargaison venue d'Afrique du Sud. Le Scientist ayant réussi à envoyer un message radio, le commandant abandonna son déguisement de cargo japonais pour devenir l'Abberberk, cargo... hollandais, qui fit prisonnier les marins du cargo norvégien Tiranna, transforme en prison pour les deux équipages... Japonais, hollandais... le cargo caméléon se transformait régulièrement pour éviter d'être reconnu, ajoutant parfois une fausse cheminée.. en toile. Il était parti d'Allemagne déguisé en cargo... soviétique ! Plus tard, il devint le Knute Nelson... norvégien !

Cela commence ainsi : "l'Atlantis s'appelait à l'origine "Golden Fels". C'était alors un cargo rapide de 7 800 tonneaux. Lors de la déclaration de guerre, on l'arma de six canons de 150 bien camouflés, d'autres de plus petit calibre, et de tubes lance-torpilles.

Un tube lance-torpilles de l’Atlantis
Canon-grue
 On embarqua également un hydravion de reconnaissance et une cargaison de mines. Il y avait à bord assez de matériel pour qu'on pût lui donner l'apparence d'une douzaine de cargos différents" . Son hydravion était un He 114B, vite remplacé par un avion.. japonais, un Nakajima 90-11 (E8N1) à flotteur central.
L’hydravion Heinkel 114, oeil d’aigle de l’Atlantis
Nakajima 90-11


Et son histoire débute tôt pendant le conflit."En mars 1940, commandé par le capitaine de vaisseau Bernhard Rogge, homme de quarante ans, à la carrure imposante,
Les maîtres farceurs de l’Atlantis
Le commandant de l’Atlantis, le capitaine de frégate Bernhard Rogge, plus tard amiral et l’un des fondateurs de la Bundesmarine.
 l'Atlantis remonta la côte norvégienne, déguisé en cargo soviétique, et s'échappa vers l'Atlantique Nord. Ses ordres lui enjoignaient d'attaquer par surprise tout navire doublant le cap de Bonne-Espérance, au sud de l'Afrique. Le 25 avril, l'Atlantis passait l'équateur et rentrait son pavillon soviétique. Après quoi, en un tournemain, il était devenue cargo japonais qu'avait croisé le City of Exeter, dont le grand nombre de passagers incita le commandant Rogge à l'indulgence". Car c'est un fait indéniable qu'avec la personnalité hors du commun de son capitaine, l'histoire du flibustier Atlantis sera très, très étonnante.
Version allemande, norvégienne, japonaise.

L'Atlantis et ses canons cachés eut en effet un des plus hauts scores de flibusterie (avec le Pinguin) : en octobre 1940, il emportait déjà plus de 300 prisonniers de ses maraudes.  Les prisonniers de Rooge furent transférés sur le Storsad, qui arrivera le 5 février 1941 à Bordeaux. Rogge fit aussi sa première erreur en attaquant de nuit le cargo égyptien Zamzam... car à bord il y avait plus de 200 américains, qui étaient alors encore... neutres.
Dix minutes après avoir été bombardé par l'Atlantis,le photographe de Life
David Sherman prend ce cliché du navire de passager Zamzam
depuis le canot de sauvetage n°1 
Le cargo pirate était sur le chemin du retour vers Bordeaux le 22 novembre 41, il ne devait plus que ravitailler l'U-126 entre le Brésil et l'Afrique du Sud quand soudain, lors du transvasement de mazout, un croiseur lourd anglais, le Devonshire, survint. Le sous-marin avait déjà plongé, laissant son capitaine à bord de l'Atlantis.

Ravitaillement de l'U-126 par l'Atlantis

Le commandant Oliver du croiseur ne s'en laissa pas compter et envoya deux salves "encadrant" le cargo. Et demanda par radio ses coordonnées.
Croiseur lourd "Devonshire"

Rogge, rusé, indiqua qu'il était le "Polyphemus", un navire... grec. Rogge espérait que l'U-Boot attaquerait alors le croiseur : mais le second qui le commandait alors n'en prit pas l'initiative. Oliver attendit la réponse de l'amirauté... et pour assurer le coup lança même son hydravion Walrus faire le tour du cargo. Aurait-il décelé sur le pont son concurrent japonais ou aurait-il vu ses canons camouflés ? "A 9 h 34, le commandant Oliver reçut la réponse "Non, je répète non." Une minute plus tard, le Devonshire ouvrit le feu. Quand sa troisième salve éclata à bord du corsaire, Rogge donna l'ordre d'amorcer des bombes à retardement qui couleraient le bâtiment et de l'évacuer".
Le Devonshire ouvrit le feu, quand sa troisième salve éclata à bord du corsaire,
Rogge donna l'ordre d'amorcer des bombes à retardement qui couleraient le bâtiment et de l'évacuer"
On n'en n'avait pas fini avec l'équipage de l'Atlantis et de son fameux capitaine. Le Devonshire, craignant toujours l'U-126 ne recueillit pas les survivants et s'en alla :"200 hommes se tassèrent dans les six embarcations ; 52 autres, ayant capelé une ceinture de sauvetage et protégés par des couvertures, s'installèrent sur le pont du sous-marin. En cas de plongée, ils devaient nager vers les embarcations. La côte la plus proche, celle du Brésil, était à 950 milles."  Ce n'en n'était pas fini, en effet : "L'étrange flottille, six canots de sauvetage remorqués par un sous-marin, fit route dans l'après-midi qui suivit la destruction du corsaire. Deux fois par jour, un canot pneumatique quittait le sous-marin pour distribuer un repas chaud aux passagers des canots.
Etrange flottille, six canots de sauvetage remorqués par un sous-marin
Trois jours plus tard, l'U-126 rencontra un ravitailleur de sous-marins, le Python, et celui-ci embarqua les rescapés, lesquels devaient de nouveau faire naufrage, car le Python fut à son tour intercepté et coulé par un autre croiseur lourd anglais, le Dorsetshire, célèbre pour avoir, quelques mois plus tôt, administré le coup de grâce au cuirassé Bismarck. Finalement, l'équipage de l'Atlantis, recueilli par des sous-marins allemands et italiens, réussit à gagner Saint-Nazaire et, de là, Berlin où il arriva le 2 janvier 1942".
Le retour des rescapés de l’Atlantis à bord du
sous-marin italo-bordelais Luigi Torelli

Devenu contre-amiral après ses exploits, le commandant flibustier qui respectait ses prisonniers, un homme d'honneur en tout cas, se révélé aussi un antinazi notoire : il fut rétrogradé quand ses sentiments furent découverts. Personnage assez extraordinaire, il reçut même des colis après-guerre de ses anciens prisonniers, qui le remerciaient de les avoir traités comme ses propres marins !

Un film rare a redécouvrir sur l'Atlantis existe, "Under Ten Flags" il a été tourné en 1960, avec Charles Laughton dans le rôle de l'amiral Russell et même Mylène Demongeot et Gian Maria Volonté.
Pour les amateurs de vieux films, je vous ai ajouté les liens de téléchargement du film "Under ten Flags" en version VOSTFR

Unter Ten Flags
L'acteur Van Heflin dans le rôle du capitaine
Bernhard Rogge
La sublime Mylène Demongeot



Navy - 093 - Les kamikazes

Navy - 093
 


Le Yokosuka Ohka à la bataille d'Okinawa.

Voyant ses ennemis approchés des côtes nationales, la Marine Impériale avait admis le principe des attaques suicides. Utilisant pour cette tâche des avions classiques de toutes catégories, vulnérables, peu efficaces et aux effets destructeurs limités, les autorités exigèrent la conception d’un appareil dédié, qui devait utiliser des matériaux non stratégiques.
Le Yokosuka Ohka (Fleur de cerise) K-2 était réalisé en bois. Il s’agissait d’un petit avion de 5 m d’envergure pour une longueur de 6 m. Conçu principalement comme arme anti-invasion ou de défense côtière anti-navire, il était propulsé par trois fusées à poudre et sa charge militaire placée dans le nez de l’appareil était de 1200 kg. L’Ohka 11 était transporté à proximité de sa cible sous un avion « mère », le bombardier bimoteur Mitsubishi G4M Betty modifié, dont les portes de soutes avaient été enlevées. A environ 80 km de la cible, il était libéré de l’avion porteur et le MXY-7 glissait en planant à plus de 450 km/h dans la direction de l’objectif. Et quand le pilote avait arrêté une position favorable pour son attaque, il mettait à feu ses fusées à poudre et fonçait à grande vitesse sur sa cible, accentuée par le piqué et le poids des explosifs.
Yokosuka Ohka
Pilotes japonais devant un Ohka arrimé à un bombardier



Le 21 mars à 09h45, l’amiral Ugaki donna l’ordre lancer le premier assaut des Dieux du tonnerre, même s’ils ne seraient pas appuyés par d’autres sorties Kamikazes. Les 18 Betty de ce premier vol n’avaient que 60 chasseurs pour les escorter, dont la moitié durent abandonner en raison de problèmes de moteur. Lorsque la flotte entière disparut à l’horizon, on n’en entendit plus parler jusqu’à tard le soir, lorsque deux Zéros endommagés atterrirent et racontèrent leur histoire. L’escadrille principale avait été interceptée par plus de 50 chasseurs américains et dispersée à 110 km du groupe aéronaval le plus proche. La formation entière fut submergée, et en 10 minutes, tous les bombardiers Betty avaient été soit abattus, soit contraints de larguer leurs Okhas pour tenter de s’échapper.
Avant leur ultime et unique mission,
des kamikazes posaient pour le photographe.
Des écolières saluent le départ d'un kamikaze


le 6 avril débuta l’opération Kikusui N° 1, qui fut la mission suicide la plus vaste, la mieux coordonnée et la mieux protégée de toute la guerre. Tôt le matin, quatre escadres de chasseurs survolèrent Okinawa pour défier les patrouilles américaines, pendant que d’autres appareils larguèrent des bandes d’aluminium pour bloquer les radars. Peu après, 60 avions conventionnels de la Marine et 18 chasseurs-bombardiers firent leur apparition. Le rideau de feu antiaérien qui faisait alors partie intégrante de la flotte américaine parvint à écarter tous les avions sauf quatre.
Trois séquences de l'impact d'un Zero
sur un porte avion le 25 novembre 44
Uun kamikaze explose au dessus du
USS Entreprise le 25 novembre 44




Peu après midi, 210 autres appareils furent engagés, dont seulement la moitié fut abattue ou repoussée par la couverture aérienne épuisée. Les avions restants défilaient au-dessus des mouillages et des navires proches de la terre, déclenchant l’une des attaques les plus intenses jamais menée. Plus de deux douzaines des Dieux du tonnerre réussirent à s’écraser sur des destroyers, des dragueurs de mines, des transports de munitions et d’autres grands navires de guerre. Le jour suivant, alors que la majorité des porte-avions américains étaient accaparés par le cuirassé Yamato en approche et son escorte, 110 autres appareils et 12 bombardiers Kemmu frappèrent, infligeant des dommages supplémentaires.
Le Yamamoto appareilla le 6 avril 1945
pour une mission sans retour prévu.
Explosion et destruction
du Yamamoto.

Le 9 avril, l’amiral Ugaki lança 60 avions de la Marine se joignirent à 16 Dieux du tonnerre de l’escadrille Kemmu pour une autre attaque des navires américains au large d’Okinawa. Ils furent suivis le jour suivant par 120 avions de l'Armée et de la Marine accompagnant 9 bombardiers Betty portant des Okhas et 19 Dieux du tonnerre supplémentaires pilotant des chasseurs-bombardiers. Cette attaque était typique, dans le sens où de nombreux pilotes de Betty confondirent l’écran de destroyers américains avec la flotte principale. Ils subissaient une telle pression de la part de la chasse US qu’ils attaquaient le premier navire en vue, pensant à raison ne pas pouvoir se permettre de choisir. Cette mission particulière vit l’attaque d’Okha la plus efficace de la guerre. Le sous-lieutenant Sabura Dohi des Dieux du tonnerre écrasa son Okha sur le destroyer Mannert L. Abele, le brisant en deux et l’envoyant au fond de l’océan avec un tiers de son équipage. Trois autres Okhas attaquèrent avec succès, mais ils ne causèrent que des dégâts modérés à leurs cibles.
Un kamikaze se jette sur le cuirassé USS Missouri a Okinawa,
l'image est exceptionnelle, ont voit les marins se jeter a terre avant l'impact.

Kamikaze avant impact USS Confort

Pendant la dernière moitié d’avril et le début de mai, quatre autres opérations furent menées contre la flotte opérationnelle au large d’Okinawa. L’apogée survint avec l’opération Kikusui N° 6, le 11 mai, lorsque le grand porte-avions et navire amiral USS Bunker Hill fut frappé par un Dieu du tonnerre de l’escadrille Kemmu. Gravement endommagé et en feu, le porte-avions dut abandonner sa marque à l’USS Enterprise.


Le Bunker Hill devint une annexe de l'enfer

Deux kamikazes en 30 secondes
Vu de loin
Lutte contre les nombreuses incendies;


 Bien que la flotte lança 900 avions dans une contre-attaque sur les bases au sud du Japon, 28 chasseurs-bombardiers réussirent à prendre l’air le jour suivant, et l’un d’entre eux parvint à rompre l’anneau d’acier dressé autour des porte-avions américains. Le pilote s’écrasa sur le pont de l’Enterprise près de l’ascenseur avant, déclenchant une énorme explosion et une boule de feu qui projetèrent l’ascenseur à des centaines de mètres.

Quatre autres opérations d’attaques spéciales furent menées pendant le reste du mois de mai et en juin. Lorsque les forces terrestres américaines encerclèrent lentement les derniers défenseurs japonais, la dernière opération, nommée Kikusui N° 10, fut un échec complet. Peu d’appareils furent aptes à prendre l’air, et les quelques attaquants qui approchèrent la flotte américaine furent abattus ou forcés de rebrousser chemin. Mais que ce fut la dernière opération officielle importe peu, car tout le système des attaques systèmes était alors au bord de l’effondrement. Lorsqu’il devient évident qu’Okinawa était perdue, toutes les attaques furent stoppées en prévision de l’attaque prévue contre le Japon.


Navy - 092 - Ocean perfide

Navy - 092
 


Les convois de Mourmansk... 1942... Le PQ16

Churchill se heurte en même temps aux sollicitations des Russes et des Américains. Staline lui demande de « prendre toutes les mesures possibles pour assurer l'arrivée en U.R.S.S., au cours du mois de mai 1942, du matériel mentionné, car il a une importance extrême pour le front russe ». Les Allemands sont, en effet, à la veille de lancer leur grande offensive d'été. Roosevelt, de son côté, est bien décidé au maintien des convois. L'U.R.S.S. occupe dans la stratégie américaine une place considérable : l'armée Rouge retient et use le gros des forces allemandes. En cas de paix séparée avec les Soviétiques, hantise de certains conseillers du président, il sera pratiquement impossible de vaincre les puissances de l'Axe. Dans l'absence de second front, il n'y a qu'une façon pour les États-Unis et la Grande-Bretagne de prouver à Staline leur bonne volonté, c'est de faire parvenir en U.R.S.S. les approvisionnements demandés.
Slogan des ouvriers anglais:
"Toutes aides pour la Russie maintenant"
Affiche de propagande anglaise, encourageant
les ouvriers à produire plus de métal.
"Votre métal sauve nos convois"
 Churchill soumis à des pressions contradictoires, malgré les risques et la pénurie d'escorteurs qui entraîne un allègement inquiétant de la défense des routes de l'Atlantique, décide de maintenir les convois de Mourmansk pendant l'été, mais selon le rythme habituel. « Trois convois tous les deux mois, de 25 à 35 navires.
Base de départ mai 1942 en Islande du convoi PQ-16

Convoi dans l'Atlantique

Le PQ- 16 appareille d'Islande le 21 mai. C'est le premier des « convois de la mauvaise chance ». Il compte 35 bateaux, nombre inhabituel, et son escorte directe ne comprend pas moins de 4 chalutiers de haute mer, 5 corvettes et 5 destroyers. Le 25 au matin, le convoi se trouve à 20 milles au sud-est de Jean-Mayen ; il est rejoint par les 4 croiseurs de l'amiral Burrough, accompagnés de 3 destroyers.
Guetteurs sur un navire d'escorte

La Home Fleet assure la couverture habituelle au nord-est de l'Islande. Au cours de la journée, le premier avion de reconnaissance allemand fait son apparition.
Fw200 C-3 Condor, l'appareil de reconnaissance
 à long rayon d'action de la Luftwaffe
Attaque d'un convoi par des avions torpilleurs Junkers - 88

La première attaque menée par les « Stuka » commence le même jour à 20 h 30. Le convoi navigue en huit colonnes, ce qui donne une forte concentration de feu. Douze Junkers-88 attaquent d'abord ; deux sont abattus ; sept avions torpilleurs prennent la suite.

                                                                                   Un Ju 87B allemand larguant ses bombes

Le péril est suffisamment grave pour que le commandant du convoi décide d'envoyer contre eux le chasseur de l'Empire Laurence. Avec la pénurie de porte-avions, ce n'est qu'une solution de fortune. L'avion, catapulté d'un cargo, ne peut effectuer qu'une seule mission ; le pilote a le choix entre un amerrissage de fortune ou un saut en parachute avec l'espoir d'être rapidement repêché dans ces eaux glaciales.

Un Hurricane sur le rail de lancement d'un navire marchant. Le pilote devait être prêt à se lancer à très court terme ,
quelles que soient les conditions de mer . S'il était loin en mer , il ne pouvait s'attendre
qu'à effectué un amerrissage forcé ou sauter en parachute , puis espérer d'être recueilli par un des escorteurs de convois .
Le Hawker Sea Hurricane était catapulté d'un navire marchand armé.
Notez la longue flamme des "assistors" de roquettes .

L'appareil du capitaine Hay abat un bombardier et en endommage un autre ; mais, au retour, il est pris pour un avion allemand : la D.C.A. se déchaîne et le malheureux « Hurricane » s'abat en flammes.
Le 26, à l'aube — ce qui ne veut plus dire grand-chose à cette latitude —, un sous-marin torpille le cargo Syros ; il a réussi à franchir l'écran de destroyers dont les sonars sont perturbés par la température inégale des couches d'eau de l'Arctique. Tout le reste de la journée, les sous-marins multiplient, sans succès, les tentatives.
Le convoi est repéré par un U-Boat

C'est le 27, à partir de 4 heures, que la Luftwaffe apparaît en force. Bombardiers en altitude, « Stuka .», avions torpilleurs attaquent de tous les côtés. Les navires ripostent de toutes leurs pièces, rageusement. Deux cargos sont bientôt coulés ; à 14 heures, six avions s'en prennent à l'Empire Laurence, qui se désintègre au milieu de violentes explosions.

Attaque d'un navire marchant
par un avion torpilleur.
Heinkel He 111 survolant un convoi.





L'attaque se poursuit ; le City of Joliet est touché ; il coulera le lendemain. Le cargo Empire Baffin disparaît ensuite. Un chapelet de bombes s'abat sur le destroyer polonais Garland; la première bombe explose dans l'eau, mais trois autres éclatent en l'air, à la verticale du navire ; les superstructures sont hachées par les éclats, tandis que les servants des pièces de D.C.A. sont atrocement déchiquetés. Quarante-trois tués et blessés seront débarqués à Mourmansk. Enfin, le pétrolier soviétique Stari Bolchevik brûle. Son équipage, composé en partie de femmes, refuse de l'abandonner et réussit à le sauver.
Tanker allié torpillé par un U-Boat dans l'Atlantique nord


Après une interruption de quelques heures, les Junkers-88 reviennent à la charge dans la soirée. Le transport de munitions Empire Purcell est atteint de deux bombes. Il connaît le sort des navires de ce genre et saute dans un bruit assourdissant, au milieu d'immenses flammes orange. Avant de disparaître, les « Stuka » coulent encore le Lowther Castle.
Le 28, trois destroyers russes se joignent à l'escorte et aident à repousser d'ultimes attaques allemandes. « Réduits en nombre, délabrés et las, mais tenant toujours parfaitement leur poste », les navires font leur entrée dans le golfe de Kola.
Les survivants dans la base navale de Polyarni
(golfe de Kola)

Dans les deux camps, on tire aussitôt les enseignements de l'opération. Du côté allemand, l'attaque du PQ-16 a révélé les possibilités de la Luftwaffe, d'autant plus que les rapports des pilotes sont empreints d'une nette exagération ; en revanche, les sous-marins sont handicapés par l'absence d'obscurité. Il ne leur est pas possible de recourir à leur tactique habituelle : les attaques en « meutes », en surface et de nuit. Enfin, la maîtrise aérienne sur la mer de Barents donne de larges possibilités d'intervention aux bâtiments de surface à l'est du méridien du cap Nord.
L'Amirauté britannique, grâce à son service de renseignements, est avertie de cette nouvelle tactique allemande qu'elle avait toujours redoutée. Le Premier Lord, l'amiral Dudley Pound, ne cache pas ses appréhensions ; il ne se gêne pas pour affirmer qu'à la place du commandement allemand, il se ferait fort d'interdire la route de Mourmansk !

DES ARMES POUR LA RUSSIE
Un grand convoi de navires britanniques,
escorté par des avions soviétiques, fait
son entrée dans le port de Mourmansk
avec du matériel indispensable  à
l'armée rouge.
Affiche de propagande en faveur de la
Marine Royale Canadienne.
"Donnez nous des bateaux, nous finirons
les sous-marins."


Navy - 077 - Un héros sans médaille


                 Navy - 077

La mort de Günther Prien


 

                                      Kapitänleutnant Günther Prien.

Günther Prien, né le 16 janvier 1908 à Osterfeld (en Saxe-Anhalt) et disparu dans l'Atlantique Nord en mars 1941, est l'un des sous-mariniers allemands les plus connus de la Seconde Guerre mondiale, notamment pour avoir commandé l'U-47 qui coula le HMS Royal Oak à Scapa Flow en Écosse.

Un escorteur avait triomphé d'un des plus grand as allemands

Le convoi OB-293, parti de Liverpool en route vers Halifax, atteignit, dans la première semaine de mars, une zone située à quelques centaines de milles au sud de l'Islande. Les stations à terre ayant capté les messages échangés entre les sous-marins allemands, l'Amirauté put prévenir les navires d'escorte que des U-Boote se regroupaient dans le secteur. Le 6 mars, au crépuscule, une meute conduite par Günther Prien et son U-47 lança sur le convoi une attaque, qui devait durer vingt-quatre heures.
U-Boote U-47 du Kapitänleutenant Günther Prien, le Taureau de Scapa Flow 
Mise en peinture de l'emblème (un taureau) de la 7e Flottille
Deux navires de commerce furent coulés et deux autres gravement endommagés. Mais les escorteurs, dirigés par le commandant James Rowland du Wolverine, très vieux destroyer datant de la Première Guerre mondiale, contre-attaquèrent avec une farouche détermination et rendirent cette fois la monnaie de leur pièce aux assaillants.
Au passage de Gibraltar, le HMS Wolverine en compagnie du HMS Resolution, 
Tout d'abord, un des submersibles, touché par des grenades sous-marines, fut si sérieusement endommagé que son commandant, Hans Eckermann, n'eut pas d'autre alternative que d'abandonner la bataille — ce qu'il réussit à faire dans la confusion générale — et de se traîner péniblement jusqu'à sa base de Lorient.
Korvettenkapitän Hans Eckermann

C'est alors que, à la grande surprise de Rowland, l'U-47 plongea brusquement. Le Wolverine repéra immédiatement le sous-marin à l'asdic. Le premier chapelet de grenades réglées pour exploser à la profondeur maximale ne pouvait manquer son but! De fait, quand le fracas des explosions eut cessé, les opérateurs des hydrophones entendirent un bruit persistant de ferraillement: les arbres porte-hélices de l'U-47 avaient été faussés; le submersible se trouvait dans une situation critique et il suffisait désormais d'attendre la suite des événements.

Grenade sous-marine  à proximité d'un U-Boot
Effet en surface de l'explosion d'une grenade sous-marine lancée par un destroyer britannique




Prien, lui, à bord de l'U-47 ne lâcha pas prise, suivant obstinément le convoi, déterminé à ne pas le laisser disparaître alors qu'il disposait encore de torpilles. Le 8 mars, il décida d'attaquer en dépit d'un ciel chargé et d'une mer agitée. Il passa toute la journée à observer le convoi. Puis, faisant surface par un temps couvert au moment où l'approche du crépuscule rendait extrêmement difficile le repérage de son bâtiment, il se rapprocha et, profitant d'une providentielle bourrasque de pluie, il réussit à franchir l'écran des escorteurs. A ce moment-là, le sort se retourna brusquement contre lui; l'averse cessa d'un seul coup, dégageant le ciel plombé, et les derniers rayons du soleil couchant éclairèrent à la fois le destroyer Wolverine et l'U-47.
Approche d'un destroyer vu à travers d'un périscope
Il y eut, de part et d'autre, un moment de stupéfaction et de consternation. Prien reprit le premier ses esprits et dirigea vers le large l'U-47à grande vitesse pour tenter de s'échapper en surface. Le Wolverine partit en trombe à sa poursuite, ses vieilles machines sollicitées au maximum. Le destroyer rattraperait à coup sûr le sous-marin si ce dernier continuait sa course en ligne droite; mais, comme l'U-47pouvait virer dans un rayon beaucoup plus court que le Wolverine, il avait donc toutes les chances de s'éclipser, d'autant plus que la nuit commençait à tomber et à réduire encore plus, par conséquent, la visibilité.
L'angoisse de l'équipage lors d'un grenadage (photo du film Das Boot) 
C'est alors que, à la grande surprise de Rowland, l'U-47 plongea brusquement. Le Wolverine repéra immédiatement le sous-marin à l'asdic. Le premier chapelet de grenades réglées pour exploser à la profondeur maximale ne pouvait manquer son but! De fait, quand le fracas des explosions eut cessé, les opérateurs des hydrophones entendirent un bruit persistant de ferraillement: les arbres porte-hélices de l'U-47 avaient été faussés; le submersible se trouvait dans une situation critique et il suffisait désormais d'attendre la suite des événements.
Quand la nuit tomba, Prien remonta à la surface. Le Wolverine, situé à un mille de distance et en train de pister l'U-47 à son crépitement d'hélices, s'élança immédiatement sur lui. Le sous-marin plongea de nouveau et derechef Rowland fit lancer des grenades réglées à faible profondeur; mais, cette fois, il s'ensuivit une explosion assourdissante, et un éclair aveuglant déchira la nuit. Peu après, des débris commencèrent à remonter à la surface, signant la destruction indiscutable du submersible. Pour la première fois depuis le début .de la bataille de l'Atlantique, un escorteur avait triomphé d'un des plus grand as allemands: le célèbre Günther Prien n'était plus.
Günther Prien à Kiel le 5 Juillet 1940 dans le kiosque de son U-47.
Après un retour de mission, il  plaisante avec trois aviateurs
abattus en mer et qu'il a recueilli à son bord.
Prien monte à bord pour sa
dernière patrouille (mars 1941)


Affiche de propagande allemande Kriegsmarine

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37 commentaires:

  1. Que rajouter de plus à cette fiche, d'ailleurs ce n'est plus une fiche mais une somme de documentations, un article digne d'une revue d'Histoire!!
    Merci à Lulujojo pour son travail d'orfèvre.
    Pour complêter quelques films sur les sous-marins
    Torpilles sous l'Atlantique (1957) /The Enemy Below **
    Das Boot (1981) ***
    Destination Tokyo (1943)
    La Dernière Torpille (1958)
    U-571 (2000)
    et pour lire un gros omnibus ;)
    http://www.chasse-maree.com/sous-marins/4645-sous-marins-recits-romans.html

    RépondreSupprimer
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    1. C’est un vrai plaisir de revoir ce film « Under ten flags » des années 60. Que ce soit des westerns spaghettis, des péplums ou comme ici un film de guerre, les italiens avaient un savoir-faire indé niable. Certains vont trouver ça kitch …mais moi j’adore..et rien que la plastique de Mylène Demongeot (Zizi dans le film...ça s'invente pas) ça vaut le détour.

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    2. le film est très bon, bien meilleur que certaines bouses de maintenant ;)

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  2. Saisissant ! bien trop claustrophobe pour monter dans ces boites de sardines !
    c'est pour ça que j'ai toujours aimé (entre autre) star trek : La TELEPORTATION

    en tout cas merci LuluJojo

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    1. La première fois que j’ai remarqué que j’étais claustrophobe…c’était dans une tente canadienne…alors dans un sous-marin…un cauchemar.

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    2. Il faut un sacré courage pour vivre dans ces boites de conserve!
      Chapeau les sous-mariniers!!

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    3. Pas évident effectivement ! A propos de sous-marin j'ai toujours adoré Le sous-marin de l'apocalypse et bien sur la série qui en découle (c'est normal ça se passe sous l'eau ) :)

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    4. Et aussi Voyage au fond des mers ;)

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  3. A quoi ça sert que Ducros…euh Lulu se décarcasse !!! Une trentaine de téléchargements et seulement deux amis qui font des commentaires. J’ai l’impression que les fiches n’intéressent pas grand monde. Déçu.

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    1. Oui mais les commentaires des copains ça compte double :).
      Pour info 64 vues pour ce billet ...

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    2. Pour info au Cpt Lulujojo, j'ai sauvegardé toutes tes fiches :)
      trop précieuses pour les perdre.
      Une idée: les réunir en pdf :40:

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    3. Avec les deux fiches Navy, 210 downloads :23:

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    4. Heureusement que je vous ai pour me remonter le moral, j'apprécie.

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    5. En fin d'année Doc, tu nous sortiras l'almanach Lulu ! j'achete !!!!!!!!!!!!!!!

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    6. Très bonne idée, Maître A!

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  4. Salut les amis.
    Après une petite virée au fond de l'océan, je refais un peu surface et que vois-je à travers mon périscope ? Encore une superbe fiche du capitaine Lulu que je remercie.
     :11:
    De ma visite dans les profondeurs (de mes cartons), j'ai réussi à extirper le numéro 87 qui méritera peut-être un petit scan. Mais bon ! il faudra attendre un peu, mon matos a rendu l'âme (obsolescence programmée paraît-il).

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    1. Je suis content que ton périscope a repéré ma fiche et qu’elle t’ait plu. Impatient également que ton matos revive et que le scan du n° 87 se fasse.

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    2. Toute l'informatique ou seulement le scanner?
      C'est fréquent chez Canon :3:
      Désolé pour toi :28:

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    3. Tu es tombé pile poil, Doc ! C'est effectivement du Canon(MG5350) - imprimante, scanner, photocopieuse.
       :78:

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    4. Je me suis fait avoir deux fois avant de comprendre :(
      J'ai du HP maintenant ;)

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    5. Moi j'ai une Canon MP 560 depuis des années et jamais eu de problème. Question de chance. je suppose

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    6. Moi j'ai une Canon MP 560 depuis des années et jamais eu de problème. Question de chance. je suppose

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    7. Tu es plus verni que moi.
      Mais enfin, quand même, quelle société de gaspillage !

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    8. @ Lulujojo
      Mais ça c'était Canon avant :(
      @ Altaïr
      Et on nous demande du recyclage!!

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    9. 264 Downloads à cette heure-ci pour Navy 1 et 2!! :4:

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    10. @Doc
      Question: Les nouvelles Canon ne sont plus aussi fiable qu'avant?

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    11. Je ne sais pas, je n'en achète plus :)
      Après différents déboires sur imprimantes et avoir vainement cherché des drivers W7 pour un scanner Canon, j'ai abandonné cette marque qui visiblement se contrefout de ses acheteurs.

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  5. Navy1 + Navy2 à 14h00 = 410 downloads. Une moyenne de 30 à 35 downloads par fichier...mais toujours que 3 amis qui font des commentaires...snif, snif...bien que question bla bla ...vous êtes des vrais concierges.

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    1. Faut sortir les caouètes et faire péter la poire!!
      J'ai remarqué que les amateurs de PF de guerre sont des gens très très discrets ;)
      Ont-ils honte? Je ne sais pas mais je constate que le prix d'achat des ces revues n'est jamais très élevé ( je ne devrais pas le dire, ça va augmenter) on peut se faire de jolies collections.
      Il n'y a pas de mal à apprécier surtout quand c'est bien dessiné.
      J'ai dans un carton le Navy n°5 (Impèria) et le Navy n°1 (Elisa Presse) à ta disposition quand je (ne sais pas) les aurait scanné. :)

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    2. Je fais mes achats de BD de guerre auprès d'un vendeur belge sur internet à 0,80€ pièce...c'est vraiment pas cher. J'ai été voir le Navy 1 (Elisa Press)...inconnu au bataillon. Je suis très intéressé par les deux. A toi de voir quand tu as le temps!!!

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  6. Bonjour et merci ! Merci pour la fiche (n'hésitez pas à scanner vos vieux numéros d'Historia, hein, c'est tout aussi intéressant que les Bd !) et ces chouettes petits formats guerriers constitutifs (comme le disent les sociologues un peu pédants) de mon identité culturel. Je commente peu, j'en suis désolé, mais c'est parce que j'ai souvent les mains dans les poches (dixit mon tyrannique chef de service) et le nez dans les bouquins tout aussi souvent.

    Merci Lulujojo pour votre "encyclopédisme" guerrier ! pas de relâchement ni déprime, hein, c'est un sacerdoce ! Et puis vous avez signé non ?

    Bonne journée et vivement la suite !

    Philémon Sadoul

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    1. Pas de soucis Philémon, j’ai encore de la réserve dans mon stock de BD guerrière. J’avoue que ces dernières ont ma préférence, ma seule question est : sont-elles au goût d’une grande partie de nos visiteurs ? Si oui…faite-le nous savoir, ça nous encourage à continuer.

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    2. Moi, ça me plait :14:
      mais tu le savait déjà :8!
      Dans la même collection Elisa Presse que Navy, j'ai retrouvé Mach3.
      Et hop dans ma pile de scans!

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    3. Moi j'ai le Mach3 n°1, un peu short pour faire une fiche...avec ton n° cela devient possible.

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    4. Je te fais donc le scan du Navy n°1, tu as certainement remarqué qu'il n'y a eu que des n°1 dans cette collection éphémère.
      Reste à trouver les autres ;)

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  7. Si je peux me permettre - quel bavard ! - un commentaire de plus sur le sujet... Lorsque j'étais encore actif sur la toile, je scannais régulièrement pour un blog aujourd'hui disparu et consacré aux revues/magazines millésimés voire "antiques". Quelques années après la disparition du blog, je ne suis toujours pas convaincu que les scans de mes vieilles revues scientifiques et techniques françaises et anglophones aient intéressé grand monde. Les scans des magazines "Playboy" ou "Lui" avaient incontestablement plus de succès ! Qu'importe ! Mon truc c'est la rétro-science et la paléo-technique et si un ou deux gus se sont pris de passion pour la chose, grâce à mon modeste "travail", tant mieux !

    Alors, Lulujojo, nous sommes déjà bien plus de deux à kiffer la bagarre, si j'ose dire !

    A bientôt !

    Philémon Sadoul s'en vatenguerre...

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    1. Je crois pouvoir me permettre de dire que tes scans auraient aussi leur place ici, une nouvelle jeunesse en quelque sorte. :)
      En tout cas moi je suis intéressé.
      Quand aux revues de charme, je pense qu'elles sont aujourd'hui totalement dépassées, sauf par intérêt archéologique (pervers) cela va sans dire.
      Sinon pour ton pseudo, une parenté illustre? :4:

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