jeudi 17 mars 2016

Attack (suite)

 

Attack (2e série) est une revue de l'éditeur Impéria.
181 numéros d'octobre 1971 à juin 1986. Format 13 x 18 cm. 68 pages jusqu'au N°10, puis 132 jusqu'à la fin. 44 recueils.
La deuxième série est dans la même lignée que la première, toujours en petit format avec des bandes dessinées de guerre publiées sur 68 pages jusqu'au n°11 ou la revue passe à 132 pages. Cette nouvelle publication durera jusqu'au n° 181 de juin 1986.
La revue réutilisera plusieurs couvertures d'autres revues (Les 5 As, Garry etc.).

Je vous propose les n°134-135 et 136
Cliquez sur "plus d'infos"

Attack - 134 - Pas de quartier

Attack - 134
 

Massacre de Wormhout (28 mai 1940)

Durant la retraite du corps expéditionnaire britannique vers Dunkerque, la 48th Division tenait la route qui va de Bergues à Hazebrouck via Wormhout et Cassel pour retarder l'avance allemande.













Le centre de Wormhout après le
raid aérien du 27 mai 1940

De nombreux avions allemands venant de nord volent dans le sens de l'évacuation des troupes alliées. Vers midi, un avion effectue un vol de repérage autour de la ville. Les bombardiers allemands s’approchent par l'est et bombardent le centre-ville de Wormhout.









Fantassins de la 1.ª-SS-Leibstandarte-
Adolf - Hitler à l'attaque à l'abri d'un panzer




















Soldats du 2nd Battalion Royal Warwickshire Regiment 
dans une tranché enneigée à Rumegies, 22 Janvier 1940.

Faute de munitions et d'appui blindé, les unités britanniques à Wormhout furent débordées par l'avancée des soldats allemands, la Leibstandarte Adolf Hitler, régiment SS appuyée par des blindés du 3e Panzer-Regiment. Ayant épuisé toutes leurs munitions, les troupes britanniques se rendirent, pensant être emprisonnées en respect de la convention de Genève.

Après leur reddition, les soldats du second bataillon du Royal Warwickshire Regiment , du Cheshire Regiment , et de la Royal Artillery ainsi qu'un militaire français responsable d'un dépôt militaire sont emmenés dans une grange de La Plaine au Bois près de Wormhout à Esquelbecq le 28 mai 1940. Les troupes alliées s'inquiètent de plus en plus du comportement brutal des soldats SS lors du trajet vers la grange, avec la fusillade d'un certain nombre de traînards blessés. Arrivé à la grange, un officier britannique, le capitaine J.F Lynn Allen, proteste mais il est immédiatement réprimandé par un soldat SS. L'officier est ensuite tué.

Grange de La Plaine au Bois ou furent massacrés à
coup de mitrailleuses et de grenades les soldats alliés. 
Une fois la centaine d'hommes entrés dans la grange, les soldats du 2e bataillon du régiment SS Leibstandarte Adolf Hitler lancent des grenades à main dans le bâtiment tuant et blessant un grand nombre d'occupants malgré le sacrifice des sous-officiers Jennings et Moore qui se jettent sur les grenades. Les grenades ne tuent pas tout le monde, en grande partie grâce au courage de ces deux sous-officiers britanniques. Le bruit à l'intérieur était terrible - se mêlait à la détonation des grenades et des tirs les cris d'agonie des blessés, les malédictions de ceux qui étaient encore vivant et les prières de ceux qui mourront. Les tirs ont continué pendant un certain temps. Un survivant, le soldat Humphreys, se trouvait dans le centre de l'étable sous un tas de ses camarades morts et blessés. Il resta immobile, face vers le bas, sous les corps pendant un certain temps après que les tirs avaient cessé.


Deux groupes de 5 prisonniers britanniques
sont exécutés par les SS. 
Après avoir réalisé qu'il y avait des survivants, les SS demandent à deux groupes de cinq personnes de sortir. Les hommes sortent et sont abattus. Quand les SS exigent qu'un troisième groupe de prisonniers sorte pour être exécutés, les britanniques refusent de sortir. C'est alors que les SS tirent dans la grange avec leurs armes.

Quelques soldats britanniques réussissent à s'échapper alors que quelques autres sont laissés pour mort. 80 hommes sont tués dans ce massacre. Après quelques jours, les survivants sont découverts par des soldats de la Wehrmacht qui ratissent le terrain à la recherche de tués ou blessés. Les survivants sont alors conduits dans un hôpital. Ils sont soignés avant d'être envoyés dans un camp de prisonniers en Europe occupée. Certains d'entre eux, grands mutilés, seront rendus à leur pays avant le terme de la guerre.

Lieu dit: La plaine au bois. On ne sait pas si ces hommes 
ont été tués avant ou après le massacre de la grange
Les tombes ont été entretenues pendant la durée
du conflit par Mme Yvonne Vandenberghe

Suite à la résistance des britanniques à Wormhout des tueries aveugles ont continué tout au long de la zone. Au sud de Wormhout et à l’ouest de la route de Cassel-Wormhout existe une zone appelée « Le Rietveld ». Là,  cinq soldats britanniques se sont rendus aux SS et ont été forcés à creuser leurs propres tombes, puis fusillés. La zone a été occupée par la 7ème compagnie  du SS-Oberführer Otto Baum. Cela permet de confirmer que tout le bataillon a probablement été impliqué dans le meurtre de soldats britanniques le 28 et pas seulement ceux de la 5ème  Compagnie de Mohnke .














Le régiment SS Leibstandarte Adolf Hitler était sous le commandement de l’Obergruppenführer Sepp Dietrich qui a prétexté que réfugié plusieurs heures dans un fossé entre Esquelbecq et Wormhout avec Wünsche, il n'avait pas pu donner l'ordre d'exécution. D'après des témoignages d’après-guerre les soldats auteurs du massacre appartenaient au second bataillon sous le commandement de l'Hauptsturmführer Wilhelm Mohnke. Cependant Mohnke qui était prisonnier des soviétiques jusqu'en 1955, n'a jamais été jugé pour sa participation présumée à un crime de guerre. Mohnke a fortement nié les accusations, « Je n'ai pas ordonné de faire prisonnier des anglais ni de faire exécuter des prisonniers. » Mohnke est mort en août 2001.
Wilhelm Mohnke (15 mars 1911 - 6 août 2001), SS-Brigadeführer, a été l’un des 120 membres d’origine de la SS-Stabswache Berlin formée en mars 1933. Mohnke monte au front dans les rangs de la 1re division SS Leibstandarte Adolf Hitler, lors de la campagne de Pologne, puis pendant l’invasion des Balkans. Après plusieurs vaines tentatives de doter la Leibstandarte d’une composante blindée, il est transféré dans un bataillon de réserve, puis nommé commandant d’un régiment de la 12e Panzerdivision SS Hitlerjugend. C’est avec ce régiment qu’il participe à la bataille de Caen. Ses qualités de commandement lui valent d’être décoré de la croix de fer, le 11 juillet 1944. Il participe à la plupart des combats de la bataille de Normandie, puis prend le commandement de sa division d’origine, la 1re division SS Leibstandarte Adolf Hitler, qui prend part à bataille des Ardennes qui débute le 16 décembre 1944. Il continue à combattre jusqu’aux derniers jours de la guerre. Pendant la bataille de Berlin, il commande le Kampfgruppe Mohnke, chargé de la défense des quartiers gouvernementaux de Berlin, et notamment du Reichstag, surnommé Die Zitadelle (La Citadelle).

En 1947, certains survivants du massacre retournent sur les lieux accompagnés de membres de la War Crimes Interrogation Unit, l'enquête est dirigée par le bureau du Judge Advocate General. Il s'est avéré impossible de monter un dossier suffisamment solide pour ouvrir des poursuites. Un certain nombre de témoins oculaires présumés sont morts sur le Front de l'Est, alors que d'autres ont invoqué le serment SS et ont refusé de parler.

Un parmi tant d'autres


Rank:PrivateService No:5110893
Date of Death:Between 27/05/1940 and 28/05/1940
Age:20
Regiment/Service:Royal Warwickshire Regiment 2nd Bn.
Cemetery:WORMHOUDT COMMUNAL
Additional Information:Son of Harry and Martha Elizebeth Bush, of Wokingham, Berkshire.


 























En 1988, après une campagne du parlementaire britannique Jeff Rooker, l'affaire est de nouveau ouverte mais un procureur allemand conclut qu'il n'y a pas assez de preuves pour lancer des poursuites

Attack - 135 - Evasion

Attack - 135
 


La grande évasion est l'histoire vraie d'une des plus grandes évasions en masse de prisonniers de guerre de la deuxième guerre mondiale.
Mirador
du Luft Stalag III
 L'action se situe au Luft Stalag III, un camp allemand de prisonniers de guerre placé sous contrôle de la Luftwaffe et situé à Sagan (aujourd'hui en Pologne), à environ 150 km au Sud Est de Berlin. Le camp avait été établi pour les aviateurs alliés capturés et était censé être mieux gardé que d'autres camps de prisonniers en raison du regroupement dans ce camp d'un certain nombre de spécialistes de l'évasion plusieurs fois évadés et repris. Les prisonniers sont essentiellement des aviateurs de la RAF avec quelques pilotes de l'USAAF.
Gauche à droite: Squadron Leader Roger Bushell,
Leutnant Eberhardt (Sécurité allemande),
 et Paddy Byrne. Paddy Byrne a réussi à s'échapper
en feignant la folie, et en conséquence, a été rapatrié 
L'élaboration du plan d'évasion est lente et laborieuse. Sous la conduite du Squadron Leader Roger Bushell, ancien commandant du squadron 92 abattu pendant la bataille de Dunkerque en 1940, plusieurs réunions sont organisées au terme desquelles il est décidé de creuser simultanément trois tunnels pour s'évader. Ces tunnels porteront le nom de "Tom, Harry et Dick".Un premier tunnel doit être creusé depuis les douches de la baraque 122, un autre depuis le fourneau du baraquement 104 et le dernier sous le plancher du baraquement 105.
6-La trappe d' Harry fut installée sous un fourneau de chauffage
7-Long d'environ 10 m, le boyau d'accès au tunnel proprement dit était très étroit et insonorisé.
11 - L'air frais étant insuffisant sous terre, un compresseur fut fabriqué et installé dans le tunnel "Harry".
12 - Les concepteurs du tunnel mirent en place un système de rails et de chariots actionnés par des cordes afin de faciliter le déplacement des hommes et surtout l'évacuation du sable.
Dans le même temps, d'autres prisonniers se chargeront de confectionner des vêtements civiles alors que d'autres fabriqueront les faux papiers, les laisser passer, les cartes, les boussoles et tout l'approvisionnement nécessaire à l'évasion. La plus grande prouesse des futurs évadés consistera à réaliser tout ceci au nez et à la barbe de gardiens pourtant très attentifs à déjouer toute tentative de ce type.
Vie de tous les jours des prisonniers de guerre au
Stalag III.: entretien du potager. 
Un réseau de surveillance permanente de tous les gardes et plus particulièrement des "furets" (gardes qui peuvent fouiller à tout moment sans préavis), est mis en place. Un système complexe de signaux d'alerte très discrets est aussi élaboré permettant à ceux qui sont en charge de certaines tâches de les réaliser sans être inquiétés pendant que les autres, sous couvert d'activité anodines, assurent une surveillance étroite. Ne pouvant empêcher les hommes de s'occuper, les Allemands les autorisent à poursuivre leurs diverses activités.





L'EVASION

Pendant que la nuit tombe, ceux qui ont été sélectionné pour prendre part à l'évasion se regroupent dans le baraquement 104. Les nerfs à vif, les prisonniers sont terrifiés à l'idée de voir un gardien pénétrer dans le baraquement. En ouvrant l'extrémité du tunnel, à 22 heures 15, ils découvrent que le tunnel ne débouche pas dans la forêt qui est située à près de 10 mètres de l'orifice qu’ils viennent de dégager. Respectant le couvre-feu décrété en raison d'un raid allié mené dans le secteur, les gardes n'allument cependant pas les projecteurs. Le premier évadé monte sur le chariot à 22 heures 30.
Les sentinelles effectuant des rondes à intervalle régulier entre le grillage et le bois, les évadés doivent attendre de ne pas être vu pour sortir. La neige qui recouvre le sol provoque un problème supplémentaire puisque les prisonniers ne peuvent pas courir jusqu'à la forêt au risque de laisser des traces caractéristiques et de provoquer le crissement des pas dans la neige, obligeant chacun des évadés à ramper jusqu'à la lisière des arbres, entraînant du retard dans le déroulement du plan. La situation est encore compliquée par la coupure d'électricité dans le camp du fait du raid aérien et qui oblige les évadés à utiliser de grosses lampes pour se déplacer dans le tunnel.
Très vite, dans le baraquement 104, il devient évident que les choses ne se passent pas aussi bien que prévu sans que l'on parvienne à savoir pourquoi les rotations sont aussi lentes. Alors qu'il avait été calculé de faire sortir un homme par minute, le rendement tombe à 5 minutes par évadés. Après que les douze premiers évadés se soient engouffrés dans le tunnel, la situation semble se figer. Conscient de la situation, les hommes situés à l'avant font parvenir le message selon lequel tous les candidats munis d'un numéro de passage supérieur à 100 n'avaient aucune chance de s'évader.
Le Flying Lieutenant Mc Britte est appréhendé par la sentinelle allemande.
(Extrait du film "La grande évasion" de 1963)
A l'aube, seulement 76 hommes étaient parvenus à s'évader en profitant de l'obscurité. A 4 heures 55, alors que 87 hommes ont quitté le baraquement 104 pour s'engouffrer dans le tunnel une sentinelle dévie de sa ronde et se rapproche de la sortie du tunnel. Pendant quelques secondes, la sentinelle ne remarque pas les traces dans la neige ni la vapeur qui se dégage de la bouche du tunnel. Lorsqu'il se rend compte que quelque chose d'anormal se passe, il tire et donne l'alarme avec son sifflet.
Après quelques minutes, tous les hommes qui avaient attendu dans le tunnel étaient parvenus à retourner au baraquement 104, où les projectiles ont été également entendus. Les candidats à l'évasion restants, et ceux qui sortent du tunnel brûlent alors leurs faux papiers et mangent leurs rations mises de côté pour l'évasion sachant par avance que les allemands les confisqueraient. Les gardiens ne purent trouver tout de suite l'entrée du tunnel ; leur chien s'endormant avant de parvenir à trouver quoi que ce soit. En conclusion, un gardien est envoyé pour explorer le tunnel depuis l'autre extrémité. 
Évadés du Stalag  III en attente du départ d'un train dans la gare de Neustadt.
(Extrait du film "La grande évasion" de 1963) 
Dans l'obscurité, plusieurs des évadés ne trouvèrent pas l'entrée de la gare, difficilement identifiable car consistant en un étroit passage piétons. En conséquence, bon nombre d'entre eux manquèrent leur train et attendirent aux abords de la gare, essayant de s'ignorer. Parvenant à embarquer dans les trains suivants, le retard ainsi pris dans l'exécution du plan fera que bon nombre d'évadés seront très vite repris dans le secteur de Sagan. Pourchassés par les gardiens du camp, une partie des 76 prisonniers qui sont parvenus à sortir du camp sont rattrapés pendant que les autres gagnent la ville la plus proche ou tentent de quitter le secteur par différents moyens. Trois prisonniers seulement parviendront à regagner l'Angleterre alors que 73 autres seront repris et renvoyés en grande majorité au camp de Sagan et conduits au refroidisseur.
Devant l'ampleur de l'évasion et afin de prévenir toute nouvelle tentative, la Gestapo, agissant sous les ordres directs d'Hitler décide alors d'exercer des représailles en exécutant 50 officiers Alliés, en pleine violation des conventions de Genève.

50 Aviateurs exécutés




Quelques-uns des cinquante. 


3 aviateurs évadés 
Après l’évasion du Luft Stalag III, Van der Stok a voyagé en train de Breslau à la gare de Dresde où il a été arrêté à plusieurs points de contrôle, et il a convaincu les Allemands qu'il ne faisait pas partie des évadés. Il s’est ensuite rendu à Utrecht via Oldenzaal où il a rencontré un membre de la résistance néerlandaise qui l’a informé et l’a équipé d’un vélo pour une randonnée vers une autre maison d'hébergement gérée par la Résistance belge. Après être arrivé en toute sécurité, il a été équipé avec les papiers d'un Belge, puis a voyagé par train via Bruxelles et Paris vers Toulouse , où la Résistance française l'a mis avec deux lieutenants américains, deux autres pilotes de la RAF, un officier français et un Russe, et a conduit le groupe à travers les Pyrénées vers Lleida en Espagne. Le consulat Britannique en Espagne a réceptionné les évadés alliés et trois mois après l'éclatement de Stalag Luft III, Van der Stok atteint le territoire de l’Empire britannique à Gibraltar le 8 Juillet 1944. Il a été transporté par air à Whitchurch aérodrome de Bristol sur 11 Juillet 1944.De retour en Angleterre Van der Stok a rejoint la RAF et a été affecté au 91 Squadron de Spitfire. Il a participé à l'opération Overlord et à la destruction des  V1.

Per Bergsland (gauche) et Jens Müller (droite)
Jens Müller et Per Bergsland ont attrapé un train à Stettin en Allemagne (aujourd'hui: Szczecin, Pologne), où ils avaient l'intention de rencontrer l'un des contacts de Roger Bushell dans un bordel local. Cependant là ils ont pris contact avec un Suédois qui leur a offert de faciliter leur fuite en leur disant d'attendre sur le quai. Après quelque temps, ils ont réalisé que le navire avait quitté le port. Ils ont passé la moitié de la nuit dans un wagon et la nuit suivante dans une auberge. A leur retour au port le lendemain soir ils ont rencontré deux marins suédois spécialistes de la contrebande et leur ont fait passer les autorités portuaires.
Le navire est arrivé à Göteborg, où les deux pilotes norvégiens ont rapidement cherché le consulat britannique. Ils ont été envoyés par le train vers Stockholm et ont été transportés en l'Ecosse. De là, ils ont été envoyés en train à Londres et, peu après, à 'Little Norway » au Canada.



 Dans le témoignage d’Hermann Göring au procès de Nuremberg, Goring
a révélé que Von Lindeiner a été traduit en cour martiale
(avec dix autres membres du personnel du camp ) pour l'évasion
du Stalag Luft III et qu’il a été condamné à une peine d'emprisonnement
d'un an pour manquement au devoir par l' Zentralluftwaffengericht . Von Lindeiner
feint la maladie mentale et fut admis dans un hôpital de l'armée à Görlitz.
De son côté, le chef du camp, l'Oberst von Lindeiner-Wildau sera relevé de son commandement et condamné à 2 ans de forteresse. L'annonce du massacre arrivera en Angleterre en juillet 1944. Dès l'annonce des meurtres, décision est prise de poursuivre les auteurs de ces meurtres. Dix-huit auteurs de ces crimes seront identifiés, arrêtés et jugés par le Tribunal Militaire Britannique de Hambourg. Quatorze seront condamnés à la peine de mort (13 seront exécutés) et 4 à des peines de prison.





Les bourreaux de la Gestapo:
  • Lux(Gestapo, Breslau): mort pendant le siège de Breslau.
  • Bruchardt, Reinhold(Gestapo, Danzig): condamné à mort le 6 novembre 1948, commuée en emprisonnement à vie.
  • Post, Johannes(Gestapo, Kiel): exécuté à Hameln 27 Février 1948
  • Schneider, Johann(Gestapo, München): exécuté à Hameln 27 Février 1948
  • Preiss, Otto(Gestapo, Karlruhe): exécuté à Hameln 27 Février 1948
  • Scharpwinkel, Wilhelm (Gestapo, Breslau): mort en mai 1948 dans une prison soviétique.
  • Schulz, Emil (Gestapo Saarbrücken): exécuté à Hameln 27 Février 1948
Je vous propose le film "La Grande Evasion" en Vostfr.


La grande évasion part 1
La grande évasion part 2

Steve McQueen, Charles Bronson et James Coburn reprennent du service dans cette splendide adaptation tirée du roman de Paul Brickhill, lui-même inspiré des événements survenus au Luft Stalag III. Sur les conseils de Steve McQueen, le metteur en scène a seulement ajouté quelques éléments, dont les fameuses scènes à moto, pour donner un peu plus de piquant à l'histoire.


En véritable passionné de deux-roues, McQueen a d'ailleurs effectué lui-même les cascades de la séquence finale... deux fois! Lors de cette scène, on pourra s'amuser à essayer de reconnaître le comédien déguisé - et méconnaissable - parmi les soldats allemands poursuivant son personnage. Pour l'anecdote encore, notons que la moto enfourchée par le comédien est la même que celle de Fonzie dans la série Happy Days!

Côté budget, c'est avec près de 4 millions de dollars - une somme colossale à l'époque - que John Sturges réalisa cette oeuvre, dont la majorité des scènes furent mises en boîte dans un ancien stalag de la banlieue munichoise. Pour les prises extérieures, la production demanda la permission aux autorités allemandes de tourner dans la forêt jouxtant le stalag. Écologistes dans l'âme, les producteurs du film se chargèrent ensuite de dédommager le gouvernement en achetant 2.000 graines d'arbres pour repeupler la forêt.

Papa Schzult ou Stalag 13 (Hogan's Heroes) est une série télévisée américaine en 168 épisodes de 25 minutes, inspirée mais de façon parodique des événements du Stalag III. Elle a été diffusée du 17 septembre 1965 au 4 avril 1971 sur le réseau CBS.

Papa Schultz Saison 1 Episode 32 Permission De S’évader.

Le colonel Hogan et ses hommes (les sergents américains Kinchloe et Carter, le caporal anglais Newkirk et le caporal français LeBeau) sont des prisonniers de guerre alliés de la Luftwaffe pendant la Seconde Guerre mondiale. Des prisonniers un peu spéciaux : leur stalag est une base secrète d'opérations comportant tout un réseau de tunnels qui leur permettent de sortir discrètement du camp pour espionner, faire sauter des usines et des dépôts d'armes allemands, ainsi que récupérer des aviateurs alliés tombés en territoire allemand et les faire passer en Angleterre. Il leur faut passer entre les mailles du filet de la Gestapo et maintenir l'illusion que personne ne s'est jamais évadé du stalag 13.

Cette série est une parodie voulue par plusieurs acteurs jouant dans la série. Plusieurs d'entre eux ont en effet connu l'enfer des camps de concentration (John Banner, Robert Clary) ou ont fui l'Allemagne nazie avant qu'il ne soit trop tard (Werner Klemperer, fils du chef d'orchestre Otto Klemperer qui a fui les persécutions nazies).

Attack - 136 - No Man's Lans

Attack - 136

13 commentaires:

  1. Bonjour
    Grandissime merci pour ce superbe bouquet de documents ainsi que de la revue et du film.C'est de l'excellent travail.

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    1. Ton "grandissime" me fait chaud au cœur. Merci pour tes commentaires.

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  2. Merci ! Magnifique boulot, vraiment. "La grande évasion" ! Par Thor ! Mon film fétiche...

    Fana-Mili

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    1. Pour moi « La grande évasion » est un des meilleurs films de guerre. Steve McQueen est superbe et il nous a quittés beaucoup trop vite. Quant à « Papa Schultz » …rigolade garantie.

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    2. Personne n'a cité "Stalag 17" de Billy Wilder (1953) avec William Holden ;) et "Le Caporal épinglé" de Jean Renoir (1962)

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  3. Réponses
    1. Et alors Doc, je t’ai connu beaucoup plus volubile !!! Ce sont les nuages et la température basse de 15° dans ta région qui te minent ?

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    2. Désolé, problèmes familiaux de santé mais très beau temps aujourd'hui 17° :8:

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  4. @lulujojo - Serais-tu historien de métier par hasard ? Si ce n'est pas le cas, à coup sûr, tu l'es dans l'âme.
    Merci pour ce travail impressionnant!

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  5. Comme gamin, né juste après la seconde guerre mondiale, j'étais passionné par tout ce qui se rapportait à la guerre. Mes magasins favoris étaient les stocks américains où on pouvait acheter un casque, un filet de camouflage, etc…on croyait que la guerre était belle…grosse désillusion plus tard…mais ça m’a laissé le goût de l’histoire.

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  6. bravo
    sans oublier le film avec Clint Eastwood
    à l'attaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaack

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  7. Toujours d'Attack pour nous proposer de belles histoires !
    Merci encore pour cette belle fiche Lulujojo.
     :4:

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