mardi 26 avril 2016

Banzaï



 

Banzaï est une revue de bandes dessinées petit format parue chez l'éditeur Aredit dans la collection Courage Exploit. 91 numéros du 07/1968 au 06/1977. Principalement des récits de guerre.

Série annexes:
- Zip Nolan
- Black Fury
- Bob Faster
- Caporal Gorille
- Captain Hurricane
- Nouvelles (Colonel Remy )
etc.



Banzaï - série 1 - 079 - Glorieuse tradition




Attention: Les images proviennent des magazines Signal et Der Adler. Ceux-ci s’adressent à un public averti, en effet servant la propagande nazi, les articles parus dans Signal et Der Adler, ne sont évidemment pas le reflet de la vérité, mais ils peuvent être à la base de réflexion et de travaux sur cette période terrible.


La bataille d'Angleterre vue par la propagande allemande.

Déroulement de la bataille

On peut grossièrement distinguer trois phases durant cette bataille :
  • Le bombardement des convois britanniques (début juillet 1940 -début août), appelé "Kanalkampf" (Combat dans la Manche) par les Allemands.
  • La tentative de destruction de la RAF (de début août au 7 septembre 1940) ;
  • Les bombardements de Londres et des grandes villes (jusqu’à octobre 1940), connus sous le nom de "Blitz" (Eclair) qui se poursuivirent jusqu'au printemps 1941.


Durant la première phase, l'aviation allemande se consacra à l'attaque des convois de ravitaillement britanniques. Cette tactique avait pour but d'isoler le Royaume-Uni et de forcer les appareils de la RAF au combat.
L'ordre de partir à l'attaque d'un
convoi britannique vient d'arriver.
La machine a atteint la côte, le vol en haute mer commence. La surface des eaux daoit être examine avec la plus grande attention afin que le moindre point n'échappe pas aux recherche
Dans la solitude de l'océan, l'équipage aperçoit
un sous-marin allemand qui est, lui aussi,
 à la chasse de navire anglais.
Une proie de valeur: un pétrolier anglais. il n'a pas prêté attention au coup de feu lui commandant de stopper, mais n'a pu échapper à l'attaque de la machine allemande.
Après un mois d'attaque des convois peu efficace (1 % du tonnage sous pavillon britannique coulé), l'état-major allemand décida d'affronter directement la RAF sur son sol. Pour ce faire, l'attaque des aérodromes militaires britanniques et des usines de l'industrie aéronautique fut ordonnée. Cette période démarra le 13 août 1940, jour baptisé Adler Tag (Jour de l'Aigle), le mauvais temps ayant repoussé d'un jour le déclenchement des opérations.

Un Spitfire se trouve dans une situation critique:
un F.W.190 s'accroche presque à la queue du Spitfire.
Même la manœuvrabilité de l'avion ne pourra guère sauver
le pilote britannique; car la manœuvres du Focke-Wulf
sont aussi faciles à exécuter que celles du Spitfire.
En outre, le F.W.190 est plus rapide et plus puissamment
armé que l'adversaire. 
Voici une prise de vue montrant l'agonie d'un Spitfire,
et en premier plan, le Focke Wulf victorieux.


Le 15 août, persuadé que la RAF avait perdu près de 300 appareils, la Luftwaffe lance dans la bataille sa Luftflotte 5, basée en Norvège et au Danemark. Elle devait attaquer des objectifs en Écosse et dans les Midlands mais les chasseurs de la RAF étaient toujours là et infligèrent des pertes sévères (20 %) à la force d'attaque. La Luftflotte 5 fut retirée de la bataille et ses appareils furent envoyés en renfort pour les Luftflotten 2 et 3. Le 15 août étant un jeudi, il fut appelé "Jeudi noir" par la Luftwaffe.

Le 18 août fut le jour le plus terrible pour les deux camps qui enregistrèrent le plus de pertes ce jour. Les pertes de bombardiers en piqué Stuka furent telles ce jour-là que l'état-major allemand décida de les retirer en attendant des jours meilleurs.
Pilote de Stuka en conversation avec un camarade pilote italien. 
Après avoir exécuté plusieurs attaques en piqué, l'escadrille rebrousse chemin, protégée par des chasseurs allemands chargés d'inspecter le ciel. 

Le 24 août se produisit un événement qui changea le cours de la bataille. Un bombardier Heinkel He 111, croyant attaquer la raffinerie de Thameshaven, larga ses bombes par erreur sur Londres, un objectif qui ne devait être attaqué que sur l'ordre personnel de Hitler. En représailles, dans la nuit du 25 août 1940, la RAF parvint à lâcher quelques bombes sur Berlin. Hitler se lanca dans une violente diatribe contre les Britanniques "S'ils bombardent nos villes, nous raserons les leurs, s'ils lâchent des centaines de bombes nous en lâcherons des milliers". Le bombardement de Berlin fut un échec personnel pour Göring qui avait juré que "Si une bombe tombe sur Berlin, vous pouvez m'appeler Maier" (expression courante en allemand pour dire que quelque chose n'arrivera pas). Hitler modifia sa stratégie et décida de bombarder les populations civiles des villes britanniques et plus particulièrement de Londres en guise de représailles.

Ce que nous révèlent ces photos
Prises à une hauteur de 9000 m, au cours des attaques ininterrompues sur Londres.
1. Point d'impact des bombes allemandes. 2. Fumées d'éclatement de la D.C.A. anglaise. 3. Des avions de combat allemands et quelques buts d'ensemble, tels que, 4.le dock de Milwall, 5.des silos, 6.des meuneries de la société Millenium-Empire.7.des dépôts d'essence de la société Silverton-Lubricants.


Le 7 septembre, un raid de plus de 100 bombardiers escortés par près de 400 chasseurs fut envoyé sur Londres. Croyant que la cible de ce raid était en fait les aérodromes de la RAF, le contrôle au sol britannique laissa les chasseurs de la RAF couvrir ceux-ci, ce qui laissa le champ libre aux bombardiers allemands. Ce changement permit à une RAF au bord de la rupture de souffler. En faisant peser le poids de l'offensive sur les populations civiles, les Allemands permettaient à la RAF de se reconstituer.
Cette fumée émise dans des proportions énormes donne une idée des effets redoutables qu’entraîna l'attaque des avions de combats allemands sur les grands dépôts d'essence de Thameshaven.

Le 15 septembre, un raid massif fut envoyé sur Londres. Dans son poste de commandement, Hugh Dowding vit les cartes se remplir de symboles représentant les ennemis en approche. Demandant si tous les avions sont en l'air, on lui répondit par l'affirmative. À la question sur l'existence de réserves, on lui répondit de façon négative. À cette heure, plus de 370 avions britanniques couvraient Londres. A la fin de la journée, les Britanniques avaient perdu près de 40 avions, les Allemands plus d'une centaine (chiffres contestés). Ce résultat explique que le 15 septembre reste dans les mémoires comme le "Battle of Britain Day", le jour de la bataille d'Angleterre.
Malgré tout, ils sont arrivés à bon port
Au cours d'un combat aérien contre des chasseurs anglais, le fuselage et les ailes de ce Heinkel He III furent criblés de balles. Malgré de telles blessures, le tommy ne réussit pas à le faire atterrir. Bien au contraire, notre Heinkel rejoignit, avec tout son équipage, sa base de départ.
   

L'hélice de cet appareil a reçu à elle seule 
la visite de 7 balles et cependant elle 
fonctionne toujours

On peut dire que cette deuxième phase de la bataille prit fin dans le courant du mois d'octobre.
À ce moment, l'Opération Seelöwe fut ajournée sine die et l'effort allemand contre le Royaume-Uni s'amenuisa. Les bombardements de villes britanniques continuèrent néanmoins mais avec une intensité généralement moindre jusqu'au printemps de 1941 quand Hitler ramena le gros de la Luftwaffe vers l'est en prévision de l'invasion de l'URSS. Toutefois, quelques bombardements importants eurent encore lieu sur les villes britanniques, notamment au début du mois de novembre avec les attaques sur Coventry, Birmingham et Wolverhampton par exemple.

Les bombardiers allemands infligent à Londres les plus grands dégâts que la capitale britannique ait subis depuis le grand incendie de 1666.


Banzaï - série 1 - 083 - Le solitaire

Banzaï - 083

La série Banzaï consacre en page centrale, les récits du colonel Remy, grand résistant pendant la seconde guerre mondiale.


Dans « La ligne de Démarcation » Série d’ouvrages consacrés par le colonel Remy aux «passeurs» français dont les exploits pendant l’occupation allemande, ont permis de sauver non seulement la vie de beaucoup de soldats évades, d’hommes et de femmes pourchasses, mais encore l’honneur de la population par sa résistance à l’ennemi.



La ligne de démarcation

Instaurée par l'article 2 de la Convention d'armistice, la ligne de démarcation principale de la France occupée parcourt treize départements sur près de 1 200 kilomètres. Le régime de Vichy, qui a connu le tracé très précis de la ligne seulement fin 1941 - les occupants le modifiaient régulièrement à l'échelon local, a dû réorganiser le fonctionnement administratif du pays ; par exemple, il a été contraint de créer des légions-bis de gendarmerie dans les parties non occupées des anciennes légions divisées.
Poste de contrôle allemand sur la ligne de démarcation.
La fouille au pont du tram,
Les contraintes immédiates se portent évidemment sur les riverains de la ligne de démarcation qui connaissent un statut particulier. Ils deviennent des " frontaliers " d'un nouveau genre, puisqu'ils vivent sur une " frontière " intérieure au cœur de leur pays et de leur terroir. Ils ont reçu des laissez-passer spéciaux qui les autorisent à franchir plus facilement la ligne, afin d'aller travailler la journée dans une zone pour rentrer le soir habiter dans une autre. C'est l'occasion de profiter de ces facilités aux postes allemands pour passer du courrier et des passagers clandestins sous les sièges d'un camion ou dans des tonneaux disposés sur une remorque.
Laissez-passer frontalier

Des Français et des réfugiés belges, polonais, hollandais et allemands refusent cette blessure au cœur de la France et organisent des équipes familiales et des filières nationales de passages clandestins. Les premiers passeurs apparaissent dès l'été 1940. Ils sont souvent seuls et pratiquent un acte d'entraide. Puis, les services secrets anglais, les mouvements et les réseaux de résistance recherchent des passeurs pour travailler sur les deux zones et espionner les installations militaires allemandes. 
Passagers clandestins arrêtés dans la région de Pleumartin
La confrérie-Notre-Dame du Colonel Rémy a très tôt organisé les passages clandestins dans le sud-ouest grâce à Louis de la Bardonnie. Mais sur le tracé de la ligne, dans le Nord (Bretagne et Normandie notamment) et l'Est de la France, des filières très structurées font passer des centaines de fugitifs traqués ou en mission : aviateurs abattus, Juifs, prisonniers évadés, simples voyageurs de commerce. Les passages sont parfois payants, afin de nourrir et d'abriter quelques temps des candidats au passage. Cependant, certains passeurs isolés en profitent pour pratiquer des prix très élevés, notamment quand les Juifs affluent plus nombreux sur la ligne, après les rafles de l'été 1942. 
Pancarte sur le poste de contrôle  Avis aux Juifs il est défendu aux juifs de franchir la ligne de démarcation pour se rendre dans la zone occupée de la France
De faux passeurs au service des Allemands opèrent également. Mais ces derniers ne doivent pas faire oublier tous les passeurs bénévoles, dont les motivations sont à mi-chemin entre l'action "humanitaire" et l'engagement résistant.

Banzaï - série 1 - 090 - Quand la guerre recommence

Banzaï - 090

Une des séries annexes est consacrée à Zip Nolan.






Zip Nolan est un policier à moto patrouillant sur les autoroutes américaine. Il parvient à résoudre des enquêtes complexes grâce à son sens de la déduction et son aptitude à observer. Il était un détective accompli, bien qu'apparemment sous-estimé par ses patrons.  Chaque semaine, le patrouilleur de l'autoroute Zip est appelé à résoudre un crime.

La bande dessinée teste les compétences d'observation du lecteur : tous les indices sont placés et on demande ensuite aux lecteurs s'ils pouvaient résoudre le mystère avant de tourner la page et de trouver la réponse avec Zip. 

Banzaï - série 1 - 056 - Un clown dans la bataille


Banzaï - 056


Merci aux scanneurs du n°56, ils se reconnaîtront. 

7 commentaires:

  1. Fantastiquissime fiche, Prof Lulu!!
    Je vais enfin pouvoir expliquer la ligne de démarcation facilement grâce à toi :4:
    Je signale aussi que le Banzaï n'est pas un arbre nain japonais mais Banzai (万歳, ばんざい), littéralement « 10 000 ans », est la prononciation et la forme simplifiée japonaise d'une exclamation chinoise, utilisé dans la sphère d'influence de la culture chinoise et utilisée pour souhaiter la longévité et par extension, lors de célébrations, d'événements heureux, le bonheur à une tierce personne, à une communauté.
    Pendant la Seconde Guerre mondiale, banzai servit de cri de guerre aux militaires japonais lors de leurs attaques et, en particulier, lors des attaques suicides, rappelant ainsi le dévouement des Japonais jusqu'à la mort à leur empereur du Japon Hirohito. Les pilotes d'avion kamikaze étaient censés pousser ce cri avant de s'écraser sur les navires de guerre ennemis.
    La formule était parfois prononcée dans sa forme complète "tennō heika banzai" (『天皇陛下万歳!』), signifiant littéralement « Longue vie à sa majesté l'empereur ».
    Merci Wiki :8:

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Toi tu pourras raconter l'histoire de la ligne de démarcation et moi, avec l'explication de la signification du cri Banzai (万歳, ばんざい) je vais me coucher moins bête. Merci mon bon Doc.

      Supprimer
    2. De rien, mon ami, c'est moi qui te remercie!

      Supprimer
  2. Lulu sait se démarquer et pas seulement en une ligne...
    Merci pour ta belle fiche.

    RépondreSupprimer
  3. Vive les leçons d'histoire ! C'est moins lourd que la philo !
    Et bravo pour ce nouvel arrivage tout frais de bd, lulujojo ! :)

    RépondreSupprimer
  4. l'instructif est ainsi joint à l'agréable!
    Merci tout le monde pour toutes vos interventions.

    RépondreSupprimer
  5. l'instructif est ainsi joint à l'agréable!
    Merci tout le monde pour toutes vos interventions.

    RépondreSupprimer