mercredi 20 avril 2016

Rapaces (suite)




 RAPACES est une revue de l'éditeur Impéria.
425 numéros de mars 1961 à juin 1986. Format 13 x 18 cm. 68 pages jusqu'au N° 254, puis 132 pages jusqu'à la fin. 75 recueils.
BD de guerre (aviation) utilisant principalement les récits issus de la revue anglaise de poche "Air Ace Picture Library". Les premières couvertures sont aussi d'origine britannique, mais elles ne sont pas forcément celles associées à l'histoire publiée dans la revue d'origine.


Je vous propose Rapaces n°397-404-378-85-125-134

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Rapaces - 397 - Raid sur Berlin

Rapaces - 397
 

VOIR Publié chaque semaine par l’Office d’Information de guerre des Etats-Unis, VOIR a pour seul but de présenter des images du monde d'aujourd’hui à la Belgique pendant la libération et jusqu’au moment où la presse belge sera en mensure d remplir elle-même librement cette tâche. 

L’agonie de Berlin, ville de proie.

HITLER AVAIT PROMIS que le Troisième Reich, construit par lui, durerait mille-ans et qu'il commanderait au monde, attendant avec soumission les ordres qui lui arriveraient de sa capitale: Berlin.
Heureusement ce n'était là qu’un mauvais rêve, en train de s’évaporer dans la fumée des bombes alliées.
Même si on ne devait tenir compte dans la guerre que des points de vue stratégique et militaire, l’élimination de Berlin constituerait un objectif de première importance. La capitale allemande est, en effet, un des nœuds les plus importants du réseau ferré du Reich et ses grandes gares règlent en temps normal la plus grande partie du trafic entre l’Europe de l’Ouest et de l'Est. C’est dire leur rôle dans la guerre moderne, où la question des transports est en permanence au premier plan des préoccupations des États-Majors. Berlin, au surplus, est une métropole industrielle: dix mille usines la ceinturent qui, toutes, travaillent directement ou indirectement pour la production de guerre.
VOICI BERLIN au temps de sa splendeur, alors que la foule acclamait
sans jamais se lasser les troupes défilant dans ses avenues
à l'ombre de la Croix Gammée.
UN JOUR NOIR pour les hommes épris de liberté. Hitler vient
d'arriver au pouvoir. La foule berlinoise brûle les livres précieux
que les nazis ont déclaré "décadents".

VOICI LA GESTAPO. Derrière ces murs ont été perpétrés des
crimes, des atrocités qui révoltent l'humanité. Aujourd'hui la
Gestapo a dû évacuer son Quartier Général.

Mais à côté de ces points de vue purement militaires intervient le point de vue politique qui, dans le cas de Berlin, prime peut-être les autres. Pour bien en comprendre le sens, il ne faut pas perdre de vue le rôle imparti, dans la vie intérieure de l’Allemagne, à la capitale prussienne.
Même après que les victoires et les rapines de Frédéric II eurent fait de la Prusse un des premiers états d’Europe Berlin, mal située au milieu des sables et des marécages du Brandebourg, demeura une ville secondaire. Sa vraie grandeur date seulement de 1871 et de la naissance de l’Empire allemand. Quand Bismarck eût, pour reprendre les propres mots du chancelier de fer, fondé cet empire "par le fer et par le sang’’ l’homme d’état prussien sentit qu’il fallait donner un semblant d’unité à ces pays qu’il venait de courber sous le joug du nouvel empereur. Tous haïssaient la Prusse; la plupart se détestaient entre eux. Pour leur faire oublier ces sentiments Bismarck commença par leur jeter un os à ronger: l’Alsace- Lorraine, proclamée "terre d’Empire” c’est-à-dire proie commune, et que tous avaient donc intérêt à défendre ensemble contre ceux qui voudraient la leur arracher. Mais ce n’était pas suffisant: il fallait éliminer l’attraction qu’exerçaient encore les vieilles capitales: Munich, Dresde, Francfort, Stuttgart. Pour cela Bismarck s’efforça de développer par tous les moyens, aux dépends de ces villes, Berlin où régnait le Hohenzollern.
LES TEMPS ONT CHANGE.
Les soldats passent dans Berlin en ruines.
DIX MILLES USINES ceinturent Berlin.
Aussi la chute de la capitale ne serait pas
importante du seul point de vue moral
mais aussi du point de vue stratégique. 


AVANT LA GUERRE, la grande gare berlinoise d'Anhalt apparaissait
telle qu'on la voit ci-dessus. Aujourd'hui les bombes alliées n'en
ont laissé que les décombres noircies.

Sous le régime nazi, ce rôle de métropole dévolu à Berlin a été poussé à ses extrêmes conséquences. Déjà la république de Weimar avait exercé une forte action centralisatrice. Elle avait toutefois laissé subsister, sous le nom de “pays” les anciens royaumes dont la fédération constituait l’Empire. Hitler, d’un trait de plume, supprima tout cela et on peut dire que, depuis, Berlin est devenu le cerveau du Reich. Toute la gigantesque machine administrative et, plus encore, policière constituant l'armature du parti nazi a ses leviers de commande à Berlin.
NOUS REMERCIONS LE FUEHRER, tel est le sens de cette inscription géante
exprimant le sentiment des Berlinois. Mais depuis que ça va mal l'inscription a disparue. 

Aujourd’hui au lieu des tambours et des fifres rythmant le pas cadencé de la Wehrmacht victorieuse, ceux des Berlinois qui ne se sont pas encore enfuis au hasard sur les grandes routes, entendent le fracas des explosions des bombes anglaises et américaines et, de plus en plus proche, le grondement des canons de Joukoflf et de Konieff. "Berlin sera défendue Jusqu'au bout, rue par rue”, a affirmé Goebbels. Si la promesse est tenue, la ville est vouée à la destruction totale. Quant aux âmes tendres qu’une telle idée pourrait émouvoir, qu’elles se rappellent Varsovie, Belgrade, Rotterdam, les cortèges de réfugiés mitraillés en 1940 par les aviateurs à croix gammée sur les routes de  France.
LE FANATISME NAZI des berlinois n'est pourtant pas éteint et sur les ruines de
la capitale agonisante un écriteau chante encore la gloire de "Hitler le bâtisseur"

Il ne saurait être question de prétendre que la chute de Berlin nécessairement la fin de la guerre. Il n’en reste pas moins que la Berlin signifierait pour le Reich la perte d’un de ses nœuds les plus essentiels de routes et de voies ferrées, d’une de ses régions industrielles actives et la paralysie de ce que l’on peut réellement appeler son centre nerveux. L’enjeu en vaut la peine!

Enfin, pour le monde, l’élimination de Berlin aura encore une autre signification . . . elle marquera le commencement de la fin de ce cauchemar : le militarisme prussien.


Les mêmes événements vus par la propagande Nazi

Signal - n°4 - 1945 (italien)
Attention: Les images et textes proviennent des magazines Signal et Der Adler. Ceux-ci s’adressent à un public averti, en effet servant la propagande nazi, les articles parus dans Signal et Der Adler, ne sont évidemment pas le reflet de la vérité, mais ils peuvent être à la base de réflexion et de travaux sur cette période terrible.

Deux poids, deux mesures.

Il sera intéressant pour le lecteur, à la vue de ces deux photos juxtaposées ci-dessous, de se représenter comme on dépeint noblement aux Etats-Unis cette guerre déchaînée par eux et comme elle se trouve être réellement. 


DEUX POIDS, DEUX MESURES: Ci-dessus, deux photos de
la revue américaine "LIFE". Un père américain regarde, avant
de partir, son petit garçon qui dort.; 
une fillette américaine prie pour ses parents.
Comme pendant, "SIGNAL" montre la photo
d'une mère allemande près du cadavre de ses
enfants qui ont été tués par la
terreur anglo-américaine.


Au revoir Johnny, lorsque tu te réveilleras je serai loin... Et tout ce que je voulais faire avec toi doit attendre... les jeux que nous voulions jouer.... les livres que nous voulions lire….la musique que nous voulions aller écouter ensemble... Je penserai à tout cela après, Johnny. C’est le travail qui n’est pas achevé...» Ainsi parle un père à son petit garçon endormi. Et s’il voulait, il devrait ajouter: «C’est maintenant mon travail de jeter des bombes et de répandre du phosphore sur des gosses comme toi en Allemagne". La main qui caresse tes cheveux tandis que tu dors est souillée du sang d’innombrables enfants allemands. Mais ce n’est pas grave. Quand tu seras grand, tu comprendras qu’il y a une différence entre ton amour pour tes enfants et celui de pères et mères allemands pour les leurs. A nos enfants, il ne peut évidemment rien arriver. Mais d’autres enfants peuvent être mutilés et tués, même si leurs pères et mères se pétrifient de chagrin. Cela est tout autre chose. Retiens cela. Mais il ne faut retourner les choses en aucune façon. Toute chose a deux aspects et surtout notre morale. Peut-être des gens diront-ils que nous sommes des hypocrites. Il ne faut pas s’arrêter à cela. Qui dit ces choses peut faire connaissance avec nos Bombes. Au surplus, il est possible que nous soyons si larges d’esprit que de nourrir de nos idées les autres, lorsque nous aurons gagné la guerre, ce qui veut dire les rendre heureux par notre conception du monde... »
C’est ce que le père américain devrait apprendre à son fils quant à la vérité... Et la petite fille, qui quelque part aux États-Unis prie elle aussi devant son lit avant de se coucher pour son père en invoquant la protection divine pour lui, ne sait pas que ce père, au même moment, jette ses bombes sur des petites filles semblables à elle en Allemagne. Elle ignore que, si son père ne revient pas, il aura reçu la juste punition de ses méfaits peu dignes d’un soldat. Et cela la petite fille ne le saura pas et ne le comprendra pas même quand elle sera devenue grande. Car elle-même sera habituée à deux poids et deux mesures.


Rapaces - 404 - L’implacable


Rapaces - 404
 

PATTLE Marmaduke Thomas St John


Pattle (gauche), durant son service au  Squadron No. 33 de la  RAF,
en 1941 avec le squadron's adjutant, George Rumsey

"Pat" Pattle est né à Butterworth dans la province du Cap en Afrique du Sud le 3 juillet 1914. Ses parents sont des Britanniques qui ont émigrés en Afrique du Sud. Il s'engage dans la SAAF comme Cadet en 1936 et part pour la Grande Bretagne afin d'y achever sa formation opérationnelle en 1937 après quoi il est affecté au Squadron 80 qui vient juste d'être reéquipé en Gladiator. En avril 1938, il accompagne l'unité en Egypte. Il gravit régulièrement les échelons et en 1939, il est Chef d'Escadrille. En août 1940 , l'unité fait mouvement vers la frontière Libyenne où elle est engagé au combat pour la première fois. Le 4 août, alors qu'il escorte un Lysander, il engage le combat avec une importante formation de CR 32 et de Brefa Ba 65 et parvient à revendiquer ses deux premières victoires.
Un "crashed"  Fiat CR.42, Afrique du nord 1940/41.
Pattle réclame 14 avions abattus de ce type.
Cependant, 3 des 4 Gladiator engagés sont abattus et le quatrième est sérieusement endommagé. Pattle et Wykeham-Barnes parviennent tous les deux à sauter en parachute en territoire occupé par les Italiens mais parviennent tous deux à regagner leur ligne le lendemain.






Der Adler - 20 mai 1941(allemand)





Le 6 avril les Allemands déclarent la guerre à la Yougoslavie et la Grèce et attaquent immédiatement.
 Les forces allemandes déferlent via le col du Rupel, la Royal Air Force attend nerveusement les nouvelles. Pilot Officer Winsland du Squadron 33 à Larissa écrira plus tard:
"Nous avons appris la nouvelle avant l'aube, nous nous sommes levés, lavés dans de l’eau gelée- et habillés. Tout le monde était tendu ; nos sentiments et nos pensées étaient confuses – qu’allait-il se passer maintenant ? Notre armée était en retraite en Egypte ; les Grecs parvenaient à peine à tenir les italiens en Albanie ; avons-nous des troupes britanniques suffisantes pour contenir les allemands en Grèce ? Qu’allait-il se passer dans l'air ? Déjà que nous avions assez à faire face aux Italiens, sûrement que nous allions être irrémédiablement dépassés en nombre par les allemands ? Ces dernières semaines, nous avions entendu que des forces aériennes allemandes colossales se formaient en Bulgarie. Dans l'après-midi (après avoir stationné toute la matinée en « décollage immédiat », avec tous les Hurricanes à l'extrémité du « runway», face au vent, prêt au décollage) tous les Hurricanes  disponibles (12) ont décollé pour une patrouille offensive au-dessus de la Bulgarie. J'ai eu la chance de voler à côté du Squadron Leader Pattle. Tout à coup, nous avons repéré huit Me109s et nous avons  plongé pour attaquer. Il s'agissait de ma première vrai rencontre avec les Huns. J’ai vu le CO à côté de moi, en abattre deux en quelques secondes. Quelle image. Je n'oublierai jamais. Quel tir également. Un tir de deux secondes de ses huit canons sur la première machine ennemie et un gros morceau d’aile est parti dans les airs, le pilote a ouvert son parachute tandis que ses pieds étaient encore dans le cockpit, mais il est parvenu à évacuer l’avion. Un destin semblable est advenu à la deuxième machine ennemie qui est allée en spirale en flammes vers le bas. Je n'ai pas eu le temps de voir ce qui est arrivé à son pilote."

Stuka Ju 87 au-dessus de l'Acropole.
Les Bf 109Es appartenaient au 8/JG 27. L’Oberleutnant Arno Becker était le pilote du second avion  abattu, son avion - Black 2 - s'écrasa en flammes et son pilote y trouva la mort. La premier Bf 109 abattu appartenait au Leutnant Klaus Faber, qui fut fait prisonnier. Le Sergent Leonard Cottingham a réclamé un tiers de la destruction du BF 109. Pendant la descente en parachute du pilote allemand, un autre Messerschmitt tournoyait autour, afin de lui accorder protection, et Cottingham a rapidement attaqué cet avion:
"Alors que les machines tournaient dans tous les sens je me suis retrouvé directement sur la queue d'un autre Hun sur lequel j’ai tiré salve après salve, mais il devait être fabriqué en fonte ou peut-être que mon tir n'était pas si précis ! J’ai pu découvrir plusieurs fois depuis le pourquoi : l’excitation. J'ai commencé le tir avec le centre du « gunsight » sur la cible, pour me retrouver quelques secondes plus tard visant purement en suivant les traces de mes balles! À cette occasion l'avion ennemi a simplement « vibré »  de partout et a commencé une plongée vers la gauche. J'ai continué la chasse mais je ne suis pas parvenu à le suivre vers le bas. Heureusement un autre Hurricanes (F/Sgt Cottingham) a plongé derrière lui et lui a « bought his packet ».
Bristol Blenheim accompagné par un Hurricane
attaquant une colonne allemande.
En fin de journée le 7 avril, trois Blenheim du 11 Escadron ont attaqué des colonnes allemandes à l'est de Strumica en Yougoslavie, escortés par deux Hurricanes du Squadron 33. Lors du retour de la formation vers la base, le Squadron Leader Pattle a repéré un avion isolé à plusieurs milliers de pieds en dessous, qu’il a identifié comme un Dornier Do215. Il a plongé et a affirmé l’avoir abattu en flammes. Cela peut avoir été un Do 17 de la Stabstaffel du Stukageschwader 2,
 Le 8 avril huit Blenheim du Squadron 211 avec une escorte de neuf Hurricanes du Squadron 33 ont attaqué l'aérodrome de Petrich dans le sud-ouest de la Bulgarie, qui était occupé par la Luftwaffe. Après l'attaque des Blenheim, les Hurricanes ont ouvert le feu sur plusieurs avions qui ont été abandonnés en flammes, deux d'entre eux ont été attribués au Squadron Leader Pattle.
Le 9 avril, une paire de chasseurs du Squadron 33 (Squadron Leader Pattle et le Flight Lieutenant  Charlie Dyson) était au-dessus de Larissa. Pattle repère par hasard  un avion bimoteur qui était en train de disparaître dans l'obscurité. Supposant qu’il s’agissait d’un Ju 88, il a tiré dans son moteur tribord avant de le perdre de vue. Au retour il a revendiqué « un avion endommagé avec flamme jaillissant du moteur ».
Dernières secondes d'un  Junkers Ju 88
Après le déjeuner, il a été informé qu'un bombardier s'était écrasé dans les environs de l’engagement, et en compagnie du Flight Lieutenant Frankie Holman, il s’est rendu sur le site afin  d'inspecter les restes. Sa victime semble en fait être un autre Do 17Z (U5 + BT) du 9/KG2, qui était piloté par l’Unteroffizier Ulrich Sonnemann.
Messerschmitt BF.110 en rase-vagues
au dessus de la méditerranée. 
Dans l'après-midi du 10 avril, dix bombardiers Blenheim du Squadron 11 escortés par des Hurricanes  du Squadron 33 ont fait une sortie pour bombarder la route de Prilep-Bitolj. Ils ont été interceptés par un certain nombre de Bf 109Es et Bf 110. Le Squadron Leader Pattle est parvenu à mettre une rafale sur un Bf 110, qui s'est écrasé en flammes. Poule a ensuite attaqué un Bf 109 dont les balles ont touché le pilote avant que l'avion ne vire vers le bas.
Tôt dans la matinée du 11 avril, de bombardiers du Fliegerkorps X en provenance de Sicile se sont  approchés à nouveau de la côte grecque. Le Squadron Leader Pattle, qui a décollé d’un aérodrome satellite à « Churtons Bottom », a été guidé par radar sur un certain nombre d'appareil non identifié volant à basse altitude près de Volos. Il a identifié des Junkers Ju 88 et He 111, qui tentaient de poser des mines dans la mer à l'entrée du port de Volos. L’attaque eut comme résultat deux avions descendus et les autres furent chassés au loin. Il semblerait que ses deux victimes étaient des Junkers Ju 88 du III/KG30 piloté par l’Oberleutnant Hans Schaible du Staffel 7 et du Leutnant Wimmer du Staffel 8, avec leurs équipages respectifs.
Dornier Do 17 Z 2
Dans l'après-midi du 12 avril, le Squadron Leader Pattle commandait une formation d’Hurricane du Squadron 33 au-dessus de la vallée de la Struma. À l'est de Salonique un avion isolé identifié comme un Do215 a été intercepté et descendu par Pattle.
Comme le Squadron retournait vers Larissa, ils ont été mis en garde contre des avions ennemis dans le secteur et ont repéré trois S.79s à 3000 pieds en dessous, apparemment escorté par des Bf 109. Commandant une formation de trois combattants, Pattle conduit les Flying officiers Frankie Holman et Harry Starrett sur les bombardiers. Il descend le leader en flammes, tandis que les ailiers réclament une seconde victime. Pattle tire sur un Bf 109, dont un panneau de l’aile vole au large et les roues ont été vues s’abaissant vers le bas.
Le Fliegerkorps VIII a indiqué la perte d'un Ju 88 ce jour-là – possible un avion d'I / LG1 – mais les détails de cet accident ne sont pas inclus dans les « Quartermaster’s Loss Retruns ».
Il semble que Pattle a réclamé cinq victoires au cours de cinq sorties le 14 avril. Un Bf 109 était revendiqué à 07:10, un Junkers Ju 88 à 08:43 et 17:40, un Bf 110 à 10:04 et un S79 à 13:08.
Hawker Hurricane Mk I vs Heinkel He 111
L’II/KG 51 a perdu deux Junkers Ju 88 à cette date : un descendu lors d'un raid sur Illidza tandis que le second s'est écrasé lors du retour et suite aux dommages de la bataille sur l'aérodrome de Pecs. Il semblerait donc avoir été, durant la matinée ou des raids de la soirée, les adversaires du Squadron 33. En ce qui concerne les autres victoires prétendues au cours de la journée, plusieurs possibilités existes. Il est possible que l’un des Junkers Ju 88 était le  L1 + UH piloté par Leutnant Gert Blanke, qui a été abattu la veille (13 avril) quand une vingtaine de Ju 88 d'I / LG 1 furent interceptées par les sept Hurricanes du Squadron 33. Le seul Bf 109 perdu ce jour-là était celui piloté par l’Hauptmann Gerlach, Staffelkapitän du 6. / JG 27, qui a été fait prisonnier lorsque son avion a été touché au moteur lors d'une attaque de mitraillage. L’unique identité possible du Bf 110 est un 17Z 10. / KG 2, qui s'est écrasé en Roumanie. Un Z.1007bis de la 262 Squadriglia, piloté par Tenente Mario di Angelis, a été signalé abattu par la DCA sur le port de Prévéza lors d'une attaque de cinq  bombardiers. Il est très improbable que ceux-ci opéraient dans la zone du Squadron 33.

Pilotes du Squadron N°80 de la  RAF relax devant un  Hawker Hurricane Mark I, V7599 'YK-Q', à Eleusis, Grèce: (gauche à droite); Sergeant C E Casbolt , Flying Officer H D Flower, Pilot Officer J Still, Pilot Officer P T Dowding, Sergeant E W F Hewett et Warrant Officer S A Richens.

Le 15 avril, il a été décidé que le restant des Hurricanes du Squadron 33 rejoint les Squadron 30 et 80  à Eleusis, tandis que les Gladiators du Squadron 112 partagent l’aérodrome d’Hassani avec le Squadron 208.
A ce moment Pattle, à force de lutter, était fatigué et malade. Bien que fébrile, acceptant à peine des médicaments, il a insisté pour continuer à voler. Il a permis toutefois à son adjudant Flight Lieutenant Rumsey, de prendre en charge les tâches plus terre à terre de l'administration du Squadron.
Pendant le restant du mois, les chasseurs de la RAF étaient engagés dans des conditions de plus en plus chaotiques et les forces grecques et britanniques ont été contraintes de battre en retraite.
À 06:35 le 19 avril, le Squadron Leader Pattle signale avoir intercepté des bombardiers s'approchant d'Athènes (le premier d'une série quasi-continuelle de raid) et il réclame deux Junkers Ju 88 abattus et un troisième probable.
A cette occasion, Il n'y a aucune confirmation de ces pertes du côté allemand

Un Henschel Hs 126 de la Luftwaffe,
 en opération de surveillance sur
une ville grecque.
À 09:20 : sept Hurricanes du Squadron 33 menés par Pattle survolent Lamia afin de couvrir la zone  où l'armée était toujours aux abois et au point extrême de la retraite. Ici, un seul Hs126 de 1 (H) / 23 piloté par le Feldwebel Herman Wilhus (6K + AH) a été observé. Bien que l'avion de reconnaissance  volait très bas, Pattle conduit sa section sur sa queue et lui tire une brève rafale. Son attaque a été suivie par le Flying Officer Vernon Woodward, et puis par le Flight Lieutenant Littler, après quoi le Henschel a pris feu, il a basculé vers l'avant et s'est écrasé en flammes dans la colline boisée.
Les Hurricanes  se sont regroupés et ont continué leur patrouille pendant encore une demi-heure quand ils ont été interceptés par neuf Bf 109.
Réactions rapides de Pattle qui se retrouve sur la queue d'un Bf 109, à l'extrême gauche de la formation allemande. Il indique que suite à son attaque, le Bf109 est descendu en glissement, a capoté et a percuté le sol. Le ciel était maintenant plein d'avions en combat aérien, mais Pattle a réussi à se placer sur la queue d'un autre Bf-109, qu’il avait repéré volant à basse altitude dans la vallée en direction de Lamia. Il croit avoir tué le pilote avec sa première rafale et l’avion a piqué et s'est écrasé.
 Hawker Hurricane vs Messerschmitt bf-109
Pendant ce temps le Flying Officer Woodward a vu flamber un Hurricane. Il tenta de le rejoindre, mais deux Bf 109 sont intervenus ; l'un d'entre eux fut abattu en flammes. L'Hurricane piloté par le Flying Officer Frank Holman, âgé de 25 ans, descendit  ses roues afin de se poser sur un terrain marécageux près de Mégare, l’avion capota et le pilote se brisa le cou. Le Flight Lieutenant Moir a réclamé un autre Bf 109, tandis que les Flight Lieutenants Littler et A. B. Mitchell ont tous deux revendiqué en avoir endommagé deux autres. Au retour, l’avion de Moir, durement touché, a été forcé d'atterrir à Amphiklia où son avion fut détruit plus tard  car il n'y avait aucune pièce de rechange disponible pour le réparer. L’avion du Flight Lieutenant Mitchell a aussi été durement touché, mais il a réussi d’atterrir  à Eleusis.
Trois Hurricanes  ont été abattus par les pilotes allemands, deux par l'Oberleutnant Kurt Ubben, Unteroffizier Johann Pichler et un par l’Oberfeldwebel Erwin Riehl à 25 km au nord-ouest de Lamia. Cependant le Bf 109 de Ubben a été gravement endommagé et il a été forcé d’atterrir dans les lignes alliées, tandis que le Staffelkapitän de la 9/JG 77, l’Oberleutnant Armin Schmidt, a été abattu et tué au nord-est de Lamia. Un troisième Messerschmitt piloté par l'Oberleutnant Werner Patz, a également été touché et s'est écrasé pendant la journée à Larissa, mais il n'y a aucune confirmation qu'il a été impliqué dans une lutte avec le Squadron 33. Par la suite un Fieseler Storch a atterri dans les lignes alliées et a récupéré Ubben.

Si sur les grands aérodromes les conditions d'accueils des pilotes sont bonnes,
 ce n'est pas le cas des petits aérodromes ou les conditions d'attentes
entre les alertes sont souvent rudimentaires
Les conditions de santé de Pattle se sont aggravées à un point que le Squadron Leader Edward Jones, désormais agissant comme commandant du Squadron, lui a ordonné de réduire ses vols et à ne décoller que lors d’une alarme de raid aérien. Pattle l’a pris au mot et a pris l'air à 14 :50, avec le Sergent Charles Casbolt, lorsque l'alarme s'est déclenchée. Les deux se sont envolés et pendant un certain temps ils n’ont vu quoi que ce soit. Puis Pattle a vu deux avions au-dessus du port de Khalkis – Casbolt, il a mitraillé un  Ju 88 qui a plongé suivi d’une fumée noire. Pattle a repéré un autre bombardier en direction du Nord qui retournait vers ses lignes. Lui donnant la chasse, il l’a rattrapé, attaqué et le bombardier a plongé dans la mer après que son équipage ait été criblé de balles.
Un Ju 88 a en effet été signalé perdu dans cette région. L’Aseconde Ju 88 d'I / LG 1 piloté par l’Hauptmann Siegfried von Eickhorn s'est écrasé à Salonique en raison du givrage, le pilote a été  blessé.
À 18:20 Pattle a, à nouveau, été impliqué dans une interception. Il a engagé un certain nombre de Bf 109, revendiquant deux avions endommagés, mais aucune perte n’a été enregistrées par la Luftwaffe.
Quand il a mené les restes des Squadrons 33 et 80 du terrain d’Athénes vers Eleusis, il souffrait de la grippe et de fatigue.
À 14:00 le 20 avril vingt-neuf  Bf 109Es des II et III/JG 77 sont apparus sur les aérodromes d’Eleusis et Tanagra. Le Squadron Leader Pattle a engagé une formation du Gruppe III et a réclamé deux succès au cours d'un bref combat.
L'un d'entre eux est censé avoir été l'avion piloté par l’Unteroffizier Fritz Borchert, tandis que le second a été endommagé et s'est écrasé à Larissa. Les pilotes allemands réclamant treize avions détruits au sol.
À 15:41 le même jour, il a abattu un Ju 88. Il retourne ensuite à Eleusis pour reconstituer ses munitions.
Au cours de la journée, Eleusis a presque été constamment attaqué, mais dans l'après-midi il y a eu une pause dans l'activité ce qui a permis aux équipes au sol de réparer un maximal possible d’Hurricanes. Le Squadron Leader « Tap » Owen Jones a décidé que si aucune autre attaque n’était mise au point avant 18:00, tous les Hurricanes disponibles seraient engagés dans une offensive dans le but d'élever le moral de la population civile d'Athènes et ses environs et comme un coup de pouce aux défenseurs d'Eleusis.
Avions de destruction M110 au-dessus de la Méditerranée.
Ils ont pour mission de protéger les bombardiers Junkers Ju 88 et Do 17

Toutefois à environ 16:45, une formation d’une centaine de Junkers Ju 88 et Do 17, escortée par des Bf 109 et Bf 110 ont été signalées approchant d’Athènes. Les Junkers Ju 88 ont fait des attaques  à basse altitude sur les transports maritime du Pirée, tandis que les Bf 110 du II/ZG 26 ont écumé la région, tirant sur des cibles. Neuf Hurricanes du Squadron 33 et six du Squadron 80 ont décollé et ont pris individuellement l'air, ils sont  montés à 20 000 pieds et se sont dirigés vers le Pirée, formant des sections de deux ou trois avions en cours de route.
Hurricanes attaquant un avion
allemand par l'arrière. 
Le premier trio arrivé au port, piloté par le Flying Officier Peter Wickham, le Flight Lieutenant  Henry John Starrett (RAF no 40188) et Percival « Ping » Newton (un Rhodésien), a repéré quinze Junkers Ju 88 en formation d’attaque sur les navires du port (le navire-hôpital  grec Ellenis fut coulé lors de l'attaque). Les trois hurricanes ont plongé et attaqué l’ennemi; Wickham a réclamé un coup au but, tandis que Newton en a descendu deux de plus. Le Pilot Officer William Vale est arrivé sur les lieux et a déclaré:
"J'ai effectué huit attaques sur les Junkers Ju 88. L'un a pris feu et a commencé à piquer vers le bas, je l’ai  laissé et j’ai attaqué un autre. Un gros morceau de métal s'est détaché de ses ailes et du fuselage et de la fumée est sortie de ses moteurs. Il est descendu verticalement. J'ai ensuite été attaqué par un 109, mais j'ai facilement déjoué ses manœuvres, je suis revenu à la maison quand mes munitions ont été épuisées. »
Un Ju 88, piloté par l’Unteroffizier Helmut Benke (L1 + ZH) a été perdu, près d'Athènes, avec tout l'équipage ; un deuxième L1 + UK, piloté par l’Oberfähnrich Werner Ziegler, a été touché par un Hurricane et le navigateur Gefreiter Heinrich Baumgartner, a reçu trois balles dans la tête et dans le cou et est mort sur le champ. Un deuxième Hurricane a ensuite attaqué un Ju 88, mettant le moteur tribord hors de combat. Le Ju 88 a perdu rapidement de la hauteur et bien que l'équipage ait jeté tout le matériel amovible afin de réduire le poids. Il a atterri en eau peu profonde près de Karies, au pied du Mont Athos. Les membres de l'équipage ont survécu à l'écrasement. Un troisième Ju 88 a souffert de problèmes de moteur et s'est écrasé près de Krumovo.
L'Hurricane de Starrett a été touché et a pris feu. Il a décidé de rentrer à Eleusis pour tenter de sauver son avion. Il a fait un atterrissage rude et le réservoir glycol a explosé, enveloppant l'avion de flammes. Starrett a réussi à sortir, mais il a été très gravement brûlé ; Il a été transporté à l'hôpital mais est décédé deux jours plus tard.
Quatre Hurricanes du Squadron  80 ont  maintenant rejoint la bataille. Le Flight Lieutenant William Woods, le Sergent Charles Casbolt et le Sergent Pierre Wintersdorff (un français) ont attaqué une formation identifiée comme des  Bf 110, mais probablement composée de Do 17Z des I et III/KG 2, escorté par des Bf 110. Woods a effectué deux ou trois attaques séparées, croyant probablement en avoir abattu deux (mais seulement un a été crédité) avant de rompre pour revenir à Eleusis et se réarmer. Wintersdrorff a réclamé un avion abattu en flammes, identifié comme un « Fw187 », mais il a été attaqué par un Bf 110 et a été blessé à une jambe ; son Hurricane a été durement touché et s’est posé en  mer où il a été rapidement secouru. Casbolt a réclamé deux avions Bf 110 abattus, mais il a aussi été attaqué par l'arrière et touché à son gouvernail. Breaking away, il rencontra un Bf 109 et indique qu'il l’avait abattu en flammes.
Un pilote de la Luftwaffe parvient à évacuer
son Bf 109 en flammes. 
Le quatrième pilote, le Sergent Edward Hewett se retrouva au-dessus de six Bf 109 et signale :
"J'ai plongé sur l'arrière d’un Bf 109, il a roulé sur le dos et il s'est écrasé au sol avec une trainée de fumée. J'ai fait une attaque similaire sur un deuxième, et j’ai criblé le  pilote de balles. J'ai tiré sur un troisième, mais je n’en connais pas le résultat. »
Ces Bf 109 provenaient peut-être de l’III/JG 77. Trois 17Zs ne sont pas rentrés ; U5 + AL (Unteroffizier Helmut Reim), U5 + HL (Leutnant Joachim Brüdern) et U5 + AR (Oberleutnant Ludger Holtkampe) ont tous été perdus avec leurs équipages. Apparemment des Bf 109Es du 4. / JG 27 ont également participé au combat avec le Squadron 80. L’Oberleutnant Rödel réclame trois Hurricanes abattus en un peu plus de dix minutes 16:57, 17:01 et 17:08 (victoires nos 18-20), tandis que l'Oberfelwebel Otto Schulz (victoire n ° 6) réclame un autre à 17:10. Il semble que le Sergent Leonard Cottingham de Squadron 33 a également réclamé un Do 17 dans ce combat.
À Eleusis, les Hurricanes de retour ont été ravitaillés et réarmées aussi rapidement que possible, avant de regrimper dans la mêlée. Le Squadron Leader Pattle était maintenant très malade avec de la grippe, sa température ayant été enregistrée à 103°. Néanmoins, il décolle pour la troisième fois de la journée ainsi que le Flying Officer Vernon Woodward, suivi par  le Flight Lieutenant William Woods. Woodward raconte:
"J'ai décollé avec le Squadron Leader Pattle - nous sommes montés vers un essaim de Junkers Ju 88, protégé par une masse de Messerschmitt 110 s. Nous avons rapidement été dépassés. Je me souviens avoir vu Pattle abattre un 110 dont la queue était en flammes, puis probablement un Ju 88. Peu de temps après Pattle a obtenu un Ju 88 confirmé (ou Bf 110). Par la suite, j'ai perdu contact avec lui. J’ai endommagé trois 110, ensuite, étant sans munitions je suis revenu  provisoirement à Eleusis. Ce jour-là,  ils étaient partout. »
Venant de Woodward, Pattle est venu à l’aide d’un Hurricane, piloté par le Flight Lieutenant Woods, qui se faisait attaquer par un Bf 110. Il a ouvert le feu sur cet avion, et il l’a vu éclater en flammes. L’Hurricane de Woods a pris également feu et a plongé dans la baie d'Éleusis, le tuant.
Le Bf 110 de l'Oberstleutnant.Theodor Rossiwall se verrouille
sur la queue de l'Hurricane du Squadron Leader Pattle.  A l'arrière, l'Hurricane du
Flight Lieutenant George Kettlewell arrive à la rescousse...mais trop tard...
il n'arrive pas à sauver son chef. 

Deux Bf 110 se sont verrouillés sur la queue du AS988 de Pattle et il a rapidement commencé à flamber-il y a eu une explosion, et l'épave est tombée à la mer. Le Flight Lieutenant George Kettlewell  est arrivé sur les lieux, juste à temps pour voir la disparition de son courageux chef. Il a attaqué un des deux Bf 110 responsable, qui s’est également écrasé dans la baie. Il a attaqué le second  Bf 110 mais un autre Bf 110 s’est mêlé à la bataille et son Hurricane  V7807 fut durement touché. En homme grand et solide, il a atterri lourdement, se fissurant deux vertèbres de la colonne vertébrale et il a passé plusieurs mois dans le plâtre.
Oberstleutnant.Theodor Rossiwall a été crédité de 17 victoires pendant la seconde guerre mondiale. Il a débuté la guerre pendant la guerre civile espagnole ou il a abattu deux avions. Le  6 avril 1941 il reçut la croix de Chevalier. Theodor Rossiwall est l'un des pilotes  avec Sophus Baagoe qui a revendiqué le 20 avril 1941 la mort de l'as Marmuduke Patttle de la Royal Air Force (RAF) .
Un autre Hurricane  est à ce moment tombé sur les Bf 110; Le Sergent Leonard Cottingham a réclamé trois Bf 110 descendus en flammes, mais il a été touché par un quatrième et blessé. Il est parvenu à quitter son avion. Les pilotes du Staffel 5 du II/ZG 26, dirigé par l’Hauptmann Theodor Rossiwall a réclamé cinq Hurricanes  abattus dans cet engagement, un par Rossiwall lui-même (victoire n12), l’Oberleutnant Sophus Baggoe (victoire n14), l’Oberfeldwebel Hermann Schönthier, l’Unteroffizier Fritz Muller et l’Oberfeldwebel Theodor Pietschmann. Cependant deux des appareils du Gruppe ont été perdus au retour – 3U + fr (Oberleutnant Kurt Specka) et 3U + FN (Feldwebel Georg Leinfelder), alors qu'un troisième s'est écrasé avec des dommages graves.
Pattle a revendiqué 15 victoires + 1 biplan partagé et un total de 50 et 2 partagé détruit au moment de sa mort.
Les demandes de victoires de Pattle contre la Luftwaffe ont été pour la plupart perdues en avril 1941 et nous avons été forcé de se fondre sur les journaux et mémoires - en particulier le journal tenu par W. J. Ringrose. Alors que le nombre des revendications d’avril n'ont pas reçu de confirmation ou de reconnaissance, il apparaît que son score aurait atteint au moins 50, faisant de lui le pilote de la RAF avec le plus haut score de la guerre.


Rapaces  - 378 - La vieille équipe

Rapaces - 378
.
Merci aux scanneurs des n°085-125-134. Ils se reconnaîtront.

Rapaces - 085

Rapaces - 125

Rapaces - 134



11 commentaires:

  1. Chapeau bas pour cette fiche hyper-détaillée et un grand merci pour tous ces numéros ! :)

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    1. Ça n’a pas été facile pour la partie concernant Pattle. En effet le texte provient d’un site anglais….ok il y a Google translate mais j’ai dû quand même faire plusieurs aménagements de texte.

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    2. Signalons que le n°125 est dû au talentueux Kurt Caesar, le n°85 à Moumimoux (plus connu comme Dimitri) qui fut enrôlé dans la Wehrmacht à 16 ans!
      Pour le n°134 je cherche encore, le style me rappelant vaguement quelqu'un. Une idée, chers collégues?

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  2. Toujours au top, Professeur Lulu !
    Nous sommes toujours rapaces de ces belles fiches.
    Merci. :4:

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    1. Une fois c’est un spoutnik qui te tombe sur la tête quand à ici c’est du plus lourd. J’espère que le blog t’as fait passer l’envie de voir un psi et que tu reviens en pleine forme.

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    2. Rassure toi Lulu, de ce coté là ça va encore. Ce n'était que par rapport à ma plaisanterie douteuse. Au fait, les suppositoires, ça existe encore ?

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  3. Put...d'taRa(pa)ces!!
    Danke schön, Oberstleutnant Lulu !! :4:
    Je te conseillerai de faire une compil Pdf de toutes les fiches que tu nous a proposé jusqu'à aujourd'hui ;)
    Avec un titre comme:
    "Kurzgeschichten meiner großen Krieg" par le Professeur Lulu :4:

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    1. Mein neuer Name ist Her Professor Lulu.

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  4. Ok pour les surnoms : il y a Grand Maître A, il y a Doc et maintenant Prof pour moi. Vous suggérez quoi pour eloy68, Altaïr et Jack ?

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  5. Altaïr (IV) c'est Planète Interdite donc Commandant John Adams ou alors Le Krell ;)
    Jack c'est l'Archiviste vu les PF de derrière les fagots qu'il nous dégote :)
    Eloy68 j'hésite l'Expert ? pour Las Vegas :8:

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    1. Expert, non, mais pour les bd, grand amateur de tout ce qui touche la période 1964-1986 en gros (idem pour la musique et les films) !
      Bon, vous allez me dire que 2 grands A, ça fait beaucoup ! :)

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