mercredi 29 juin 2016

Danger (suite)


 

 Danger est une revue de bandes dessinées petit format parue chez l'éditeur Edi Europe Snec et Sepp. 63 numéros du 03/1966 au 10-1976. Récits de guerre. Episodes trouvés : - Bataille Aérienne - Bataille Sous Marine - Espionnage - Guerre - Guerre du Pacifique - Hannibal - Humour - Résistance - Serge Robert Brigitte

Je vous propose Danger n°09-22-33
Cliquez sur "plus d'infos"


Danger  - 009 - Opération persuasion

Danger - 009
 



La propagande qui avait fait son apparition durant la Première Guerre Mondiale connut un immense essor lors de la Seconde Guerre Mondiale, parce que les états avaient saisi l'importance capitale que représentait l'arme médiatique pour soutenir le moral d'une population ou bien « saper » celui d'une autre. Une autre forme de conflit fit alors son apparition beaucoup plus perfide que les combats militaires: la guerre psychologique grâce à la propagande.

La propagande du gouvernement de Vichy

On peut distinguer 4 axes principaux dans cette propagande vichyste :
- le culte du Maréchal, présenté comme « le sauveur de la France », selon les paroles de l'hymne « Maréchal, nous voilà »




Le culte du vainqueur de la grande guerre
 devenant le père de la Patrie. On connaît la suite
Cette affiche cherche à valoriser le maréchal Pétain en montrant son image entouré de lauriers à coté de symboles de la France : le drapeau tricolore ou la francisque.
- la justification d'un régime autoritaire et nationaliste (xénophobe et raciste)

 Alors que des animaux sauvages
("franc-maçonnerie", "le Juif", "de Gaulle"
et "le Mensonge") menacent le couple
 de paysans, l'homme réplique "Laissez nous tranquilles !"),
Des affiches étaient également diffusées, pour rallier les pays occupés à la cause allemande. On se souvient notamment en France d’une affiche de Theo Matejko, « Populations abandonnées faites confiance au soldat allemand »

- la collaboration avec l'Allemagne nazie dans le but commun de lutter contre les juifs et les communistes

Au bas de l'affiche, des hommes en
bleu de travail se dirigent vers
des usines probablement allemandes.
Au-dessus un visage coiffé d'un casque
de l'armée allemande a le regard tourné
vers l'horizon, symbolisant l'avenir.
Affiche de propagande française pour
les politiques d'envoi de travailleurs
français en Allemagne.



- la construction de « l'Ordre Européen », « ordre nouveau » voulu par Hitler et où la France aurait sa place, pourvu qu'elle adopte les valeurs du fascisme.
Affiche de propagande incitant les jeunes français
à s'engager dans la Légion des Volontaires Français
contre le bolchevisme Crée en 1941,
ce groupe rassemble des volontaires qui
iront combattre les soviétiques sur le front russe,
ils portent l'uniforme allemand
et ont prêté serment à Hitler.
Affiche de propagande allemande en
faveur de la Waffen-SS (la légende indique
 "Avec tes camarades européens,
sous le signe SS tu vaincras !").








La presse.

Sous l’occupation le gouvernement de Pétain contrôlait les médias, la presse, et la radio. Ainsi toute la presse française a dû s’aligner sur les conceptions du chef et sur l’idéologie nazie.
Ci-dessus nous pouvons lire un article du journal « Le Petit Parisien» qui vente la puissance militaire de l’Allemagne en dénombrant le nombre d’avions ou de tanks détruis par ces derniers. A la une du journal nous pouvons lire : «Le bolchevisme de Moscou menace le national socialisme». En plus de promouvoir la puissance militaire allemande, le gouvernement fait passer un message clair concernant sa campagne anti-soviets et donc anti-communistes. 

Le cinéma.

De 1940 à 1942, Pathé et Gaumont (célèbres sociétés d'actualités) produisent, sous le contrôle du gouvernement de Vichy, les actualités destinées à être diffusées dans les salles de la zone Sud (Pathé Journal de Marseille ou Journal de Vichy).
 Les allemands, face à la popularité du Maréchal Pétain, utilisent son image dans leur propagande. Ainsi, les actualités de France-Actualités étaient imprégnées de propagande pétainiste.
Voici un exemple d'actualité de type de propagande pétainiste :


La propagande Anglaise

La propagande en Angleterre était beaucoup moins intense dans la mesure où les combats du conflit mondial n'ont presque pas eu lieu sur le territoire anglais malgré quelques attaques traumatisantes comme le bombardement de Londres de 1941, ainsi les Anglais développèrent une stratégie de propagande contre les Allemands et demandèrent aux Français de résister face à l'envahisseur allemand. Ils espéraient ainsi obtenir l'adhésion de la population grâce à la démocratie et tout ce qu'elle comporte, telles les libertés individuelles, le droit de vote [...] qui furent promis par les alliés au peuple français. Les alliés associèrent constamment durant le conflit, le totalitarisme et l'absence de démocratie à Hitler; on assista à une stigmatisation de la propagande démocratique alliée contre le dictateur nazi.
Cette affiche montrant un pied écrasant la croix
gammée est un appel de l'armée anglaise.
En effet, nous remarquons que les anglais
cherchaient à recruter des hommes âgés
de 30 à 50 ans pour travailler comme
auxiliaire militaire et ainsi se battre contre les forces de l'Axe.
À une époque où la Grande-Bretagne semblait tenir seul contre l’Axe ses citoyens ont dû se sentir coupé et isolé. Affiches tels que "Ensemble" ont été distribués à rassurer les gens qu'ils avaient des alliés dans le monde entier, dans l'Empire britannique et du Commonwealth. 

Le cinéma.

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, "The Lambeth Walk" est une chanson très populaire. A l'origine partie de 1937 « Me and My Girl » (la chanson prend son nom d'une rue locale Lambeth Walk in London) la musique a été réaffecté comme  bande originale de ce film de propagande antinazie "Schichlegruber ». Ce court-métrage intelligent manipule des  extraits des discours d’Hitler et de ses troupes effectuant le pas de l'oie. Il est dit que les responsables nazis étaient furieux à cause de ce court extrait et qu'un «Furious Fuhrer" était outragé par celui-ci. Ces images menaçantes de Hitler et de sa machine de guerre affirme n’être rien de plus que de la pompe et de l'orgueil. Par ailleurs, la référence à "Schichlegruber" peut ne pas être évidente pour un public non informé. Le père d’Adolph Hitler Alois était l'enfant illégitime de Maria Anna Schicklegruber. Plus tard, elle a épousé Johann Georg Hiedler, et Alois beaucoup plus tard a changé son nom de famille au nom du beau-père («Hiedler" a été orthographié "Hitler.") La référence faite ici était clairement aussi censé être une insulte à chef suprême des nazis.

La propagande nazie

La propagande nazie faisait partie des attributions du Ministère du Reich à l'éducation du peuple et à la propagande dirigé par Joseph Goebbels (que beaucoup considérait comme l'héritier de Hitler). Ce ministère avait pour but de contrôler l'ensemble du secteur culturel et des médias et de les mettre au service de la propagande nazie via une propagande intense, les nazis ont ainsi réussi à contrôler l'ensemble de la population allemande. Ainsi, la propagande s'étend jusqu'aux portes des camps de concentration comme nous pouvons l'observer sur cette image :
« Arbeit macht frei » en allemand signifie le travail rend libre.

Le Ministre allemand de la propagande avait détaché des services dans chaque pays occupé. Le service allemand détaché en France s'appelait : « Propaganda Abteilungen » et était situé à Paris. Cette propagande a émis de nombreuses affiches car c'était un moyen de toucher un bon nombre de personnes, dont particulièrement les illettrés. En effet, le témoignage d'un témoin, nous apprend pourquoi la plupart des personnes concernées par ces affiches étaient influencées par celles-ci : « Je me rappelle des affiches allemandes, des affiches magnifiques. C'était toujours très bien fait, très coloré, très frappant...On finissait par être complètement saturés de ne voir que ça ! » En voici quelques exemples :
Le parti nazi fondait ses espoirs sur la jeunesse hitlérienne.
En effet, un des nombreux objectifs des nazis était
d'embrigader les plus jeunes à l'antisémitisme
et à la xénophobie en les conditionnant
aux modes de pensées nazismes via les écoles
et l'organisation appelée « Jeunesse Hitlérienne »
comme nous le montre cette affiche sur laquelle
 nous voyons le portrait d'Hitler, ainsi qu'un enfant
regardant dans la même direction que celui-ci.
Et sur laquelle est inscrit : "La jeunesse sert le Führer"
Certaines affiches furent utilisées dans le but de recruter des volontaires pour aller se battre dans les pays occupés. Sur cette affiche, la marine de guerre allemande en appelle aux volontaires afin d'accroître leurs forces face aux alliés.






Par conséquent, les affiches furent le moyen privilégié par les nazis pour rallier la population allemande à leur cause. Cependant, ce ne fut pas l'unique moyen qu'avaient les allemands pour contrôler les esprits. En effet, les médias ont eux aussi joué un rôle important en diffusant beaucoup d'informations aux civils avec les journaux, la radio, les actualités cinématographiques.

Le cinéma.

Le cinéma, contrôlé par Goebbels fut surtout utilisés pour détendre les spectateurs dans une période très dure à l'aide de comédies musicales ou de films de style hollywoodien. Cependant, un certain nombre de films nazis étaient des films de propagande comme par exemple Le juif Süss tourné en 1940 par Veit Harlan qui promeut l'antisémitisme nazi.

Attention: Ce film est un film de propagande antijuif. Celui-ci s’adresse à un public averti, en effet servant la propagande nazi, ce film n’est qu’un tissu de haine et de mensonges, mais il peut être à la base de réflexion et de travaux sur cette période terrible.

Le Juif Süss (en allemand : Jud Süß) est un film de propagande nazie tourné en 1940 par Veit Harlan sous la supervision de Joseph Goebbels dans les Studios de Babelsberg. Ce film constitue une des rares incursions du cinéma nazi dans un vrai discours de propagande raciale.

À Stuttgart en 1733, un juif ambitieux, Süss Oppenheimer, devient le ministre des Finances du faible duc de Wurtemberg. Pour compenser ses dettes, le duc confie à Süss l'administration des routes du duché et les péages. Ceci provoque un renchérissement des denrées alimentaires, les Juifs font ensuite leur retour dans la ville de Stuttgart. Sous l’influence d’un rabbin, il fait du duché un paradis pour ses coreligionnaires.
Süss multiplie les conquêtes sexuelles. Il a des relations avec trois courtisanes et deux femmes du monde. La première est la femme du duc : c'est elle qui, exigeant les bijoux dignes de son rang, fournit à Süss un laissez-passer pour Stuttgart. Süss en fait sa maitresse. Il se prend de passion pour la jeune Dorothea, la fille du conseiller des États, Sturm. Il se fait par deux fois refuser sa main. Il finit par la prendre de force. De honte, elle se noie dans les marais. Après la mort soudaine du duc, le peuple se soulève, sous la conduite de Faber, le fiancé de Dorothea. Privé de soutien, Süss est arrêté, condamné pour avoir abusé d'une jeune chrétienne et pendu en place publique, dans une cage dont le fond s'ouvre. Un nouveau décret bannit dorénavant les Juifs du Wurtemberg.

Le résultat fut un film qui, lorsqu’il fut projeté dans la France occupée, indisposa le public par son côté didactique et ses clichés - donnant lieu à des manifestations de résistance dans les salles - mais fut néanmoins vu par 1 million de personnes en France et rassembla, en tout, 10 millions de spectateurs en Allemagne et 10 autres millions dans le reste de l’Europe.

Les journaux et magazines.

La presse écrite occupe une place essentielle dans la politique de contrôle des médias par le régime Nazi. En effet, il existe plus de 300 publications nazies au début des années 30, mais les tirages sont loin d'être importants, à part le Völkische Beobachter (organe officiel du Parti).

VoelkischerBeobachter - 31.Januar 1933
Mais seule une minorité des électeurs du NSDAP (Parti national-socialiste des travailleurs allemands) lit ces journaux. Il importe donc pour le Ministre de l'Information et de la Propagande de s'adresser à un public beaucoup plus large. Les services de Goebbels prennent donc le contrôle des quotidiens et des revues qui ne dépendent pas du Parti nazi, comme par exemple le Simplicissimus à Munich, le Lustige Blätter ou encore le Kladderadatsh à Berlin.
Le régime Nazi décide de maintenir une pluralité de titres dans le domaine de la presse quotidienne et des revues pour répondre à deux exigences : offrir un choix au lecteur, afin de ne pas le lasser et le convaincre, qu'il subsiste dans le Reich une liberté d'expression et une libre circulation de l'information.





Signal est le principal journal de propagande publié par les nazis durant la seconde guerre mondiale.
C'est la "Deutscher Verlag AG" de Berlin qui édite Signal.
Dans un premier temps, Signal rend compte des victoires éclatantes de l'armée allemande et de son allié italien. Jusqu'à la mi-1942 l'articulation de Signal est toujours la même : la première moitié du magazine est consacrée à la puissance de l'armée allemande et de ses alliés maîtrisant parfaitement la situation. Le magazine s'attache à démontrer que s'il y a la guerre ce n'est pas de la volonté de l'Allemagne, mais la faute de l'Angleterre et de la Russie bolchevique qui ont poussé les nations dans un conflit mondial. La seconde moitié du magazine se veut culturelle avec des pages sur le cinéma, la mode, l'histoire, l'art en montrant toujours l'Allemagne, sous un aspect novateur, moderne, à la pointe du progrès tout en ayant un passé européen important. La double page couleur sert à marquer les deux facettes du magazine. Signal met l'accent sur la beauté et la jeunesse.


Signal (fr) - 1941 01
Signal (it) - 1945 01


La présence de caricatures dans des journaux à vocation satirique participa à cette entreprise de diversion.
Illustration d’un livre d’enfants. Le titre dit
 “Les Juifs sont notre malheur” et “Comment le Juif triche.”
Allemagne, 1936.

Mes enfants, la pluie d'étoiles filantes recommence!
N'oubliez pas de faire un vœux. 
"...sous la photo pour ma chère Trulla, j'écrirai alors:
Pour toi j'irais décrocher les étoiles du ciel!"





"Otto je meurs de rire! La voûte céleste de Paul...
pour chaque descente de son escadrille,
une ravissante petite étoile soviétique.
La propagande Américaine

L'effort de propagande U.S. pendant la seconde guerre mondiale reprit les méthodes qu'ils avaient utilisé lors de la 1ère guerre mondiale, c'est à dire, que leur propagande se constituait de slogans et d'images fortes.
 Ici, l'Amérique dénonce l'hostilité des allemands
 envers la Bible. C'est un moyen de choquer
 la population américaine en leur montrant
 que l'Allemagne s'attaque directement
à leurs croyances, ce qui aura pour effet de
contribuer à la révolte des américains
 contre le nazisme.
Ici, on leur propose un livre sombre, représenter en noir afin de désigner les forces du mal contre un livre lumineux, représenter en blanc. Il s'agit en effet de la Bible contre le « Mein Kampf » écrit par Hitler. 







Le cinéma.

La Bataille de Midway (The Battle of Midway) est un film documentaire de 1942 créer par John Ford.
The Battle of Midway - 1942
Le film débute comme dans un documentaire, un narrateur explique où se trouve Midway et quelle est son importance stratégique. Quelques minutes plus tard, le format change légèrement, avec des images plus insouciantes de GI au travail sur l'île, avec en même temps l’apparition d’une voix féminine. La voix est celle d'une femme, qui est le modèle de la mère-type, expliquant comment elle identifie tel ou tel garçon de sa ville natale.

Ensuite le film se tourne vers la bataille consacrées à la défense de l'île, la bataille navale, et ses conséquences. Dans les dernières minutes du film, les pertes japonaises connues sont montrées (4 porte-avions) puis rayées à la peinture rouge.


Entre 1942 et 1945, pendant la Seconde Guerre mondiale, Walt Disney a participé à la propagande du gouvernement américain, en profitant de l’aspect familier des productions de Walt Disney afin de soutenir l’effort de guerre.Disney a ainsi réalisé des films pour chaque branche de l’armée américaine et du gouvernement. Le gouvernement considérait Walt Disney, plus que tout autre studio, comme un bâtisseur de la morale publique, capable de dispenser un enseignement et une formation pour les marins et les soldats. Plus de 90% des employés de Disney ont travaillé à la production de films de formation et de films de propagande pour le gouvernement. Pendant toute la durée de la guerre, Disney a produit plus de 68 heures de films.


La BD.

Cependant, la propagande américaine se constituait aussi de bandes dessinées ou de films car les américains aimaient se distraire, ce qui n'a pas échappé au gouvernement lors de la conception de la propagande.

Boy Comics - 010 - June 1943
Military Comics - 015 - January 1943

Danger - 022 - Son Spitfire et lui

Danger - 022
 



Le Wing commander Roland Robert Stanford Tuck DSO, DFC


Wing Commander Roland Robert Stanford Tuck (1 Juillet 1916 au 5 mai 1987) était un pilote Britannique de chasse et d’essai. Tuck a rejoint la RAF en 1935 et était le premier engagé sur Dunkerque dans les combats lors de la bataille de France où il a remporté ses premières victoires. En Septembre 1940, il a été promu chef d'escadron et commandait un « Hawker Hurricane Squadron ». En 1941-1942, Tuck a participé à des missions de chasse sur le nord de la France. Le 28 Janvier 1942, il a été touché par des tirs antiaériens et a été forcé d'atterrir en France où il a été fait prisonnier.


Adolf Galland. est titulaire de 104 victoires homologuées
 (plus une trentaine probables)


Capturé, à sa grande surprise, il n’est pas lynché par les soldats allemands  mais conduit auprès de l’as allemand Adolf Galland qui l’accueille avec courtoisie. Au moment de sa capture, Tuck pouvait se réclamé de 29 avions ennemis détruits, deux détruits partagés, six probablement détruits, six endommagés.



Missions de chasse au-dessus de Dunkerque.

Tuck débute la Seconde Guerre mondiale au 65ème escadron. Le 1er mai 1940, il est transféré au 92ème  Squadron, basé à Croyden et commandé par le chef d'escadron Roger Bushell. Le nouveau pilote de Spitfire rejoint le terrain d’aviation d’Hornchurch avec le 92ème Squadron, où sont établis trois autres escadrons de Spitfire Nos. 54, 65 et 74.


Stanford Tuck dans le cockpit de son Hawker Hurricane en 1940.
Il effectue des patrouilles sur Dunkerque dans le nord de la France, où les troupes alliées ont été évacuées. L’escadre de Tuck décolle à 10h30 du matin et commence à patrouiller au large de Dunkerque, volant en formation serrée V-sur-V, ce que Tuck n'apprécie guère. La formation est si serrée que Tuck peut voir les pilotes des deux Spitfires volant près de lui donnant un salut V-for-Victoire.
Spitfires en formation serrée V-sur-V


Quelques secondes plus tard, le 92ème Escadron est attaqué par le dessus et à l'arrière par des Messerschmitt Me-109E. L'escadron éclate la formation, et Tuck se verrouille sur un Me-109. Il ouvre le feu à 500 yards avec ses huit « 303 calibre mitrailleuses Browning », frappant l'aile droite de l'avion ennemi. Le chasseur allemand au point mort, roule à sa gauche et en spirale vers le bas.






Tuck le suit à travers les nuages et le voit s’écraser dans un champs près de Saint-Omer, France. Se sentant ‘quietly satisfied’ de sa première victoire, Tuck remonte dans les nuages et retourne à Hornchurch.

Messerschmitt Bf 110 C
L'Escadron décolle à nouveau cet après-midi pour une autre patrouille près de Dunkerque, où les combattants britanniques attaquent 30 bimoteurs Messerschmitt Me-110C.








Tuck abat l'un d'eux et ensuite poursuit un second qui a failli entrer en collision avec lui. La poursuite se prolonge à basse altitude pendant plusieurs minutes et le poursuivant et le poursuivi survolent les toits et les arbres. À un moment donné, afin d’éviter des fils électriques, il remonte et expose le ventre de son Spitfire au tireur de queue du Messerschmitt 110, qui arrose le Spitfire à coups de mitrailleuse.


Tuck laisse tomber son nez, rattrape le Me-110 et crible son canonnier. Le pilote s’écrase dans un champ vide avant que Tuck ne puisse à nouveau tirer.



Tuck survole le Me-110 détruit dont le pilote allemand grimpe sur le cockpit. Le pilote britannique ouvre son cockpit et fait signe à l'aviateur abattu. L'Allemand réplique en tirant un coup de pistolet sur Tuck, manquant de peu sa tête. Irrité, Tuck balance son Spitfire et tue le pilote allemand avec ses huit Browning, puis se dirige vers la maison.






Le premier jour de combat se termine avec un bilan de trois combattants ennemis abattus. Son escadron réclame 20 avions allemands abattus, avec la perte de cinq pilotes, y compris le chef d'escadron Bushell. Tuck, reçoit temporairement le commandement du 92ème Squadron.
Le lendemain, Tuck conduit son Squadron en patrouille près de Dunkerque. Au lieu de regrouper ses Spitfires en formation serrée, il ouvre la formation jusqu'à ce que les avions soient situés à 200 pieds de distance. 'J’ai décidé ... que nos tactiques de formations rigides étaient presque inutile en combat mixte avec les plus expérimentés des pilotes de Messerschmitt 109'.

Dornier Do-17
Lorsque 92ème Squadron atteint Dunkerque, Tuck repère 20 bombardiers Dornier Do-17, escortés par des Me-110. Un escadron d’Hurricane s’en prend au Me-110, et l'escadre de Tuck attaque les bombardiers. Tuck ouvre le feu sur un Dornier à une distance de 400 yards, et frappe son aile gauche et le fuselage.
Le Dornier abandonne la formation et Tuck le poursuit, mais il est touché à la cuisse droite avant qu'il ne puisse tirer. Ignorant sa blessure, Tuck verrouille le bombardier en détresse et tire une autre salve de ses .303s.


Deux membres de l'équipage d'un bombardier allemand
sont emmenés après avoir été abattu pendant la bataille d'Angleterre .
















Il regarde deux des quatre hommes d'équipage évacuer le Dornier, puis il rejoint le 92ème  Squadron et se lance sur les bombardiers restants. Il abat un second Dornier au-dessus de la plage, ce qui porte son score à cinq en moins de 24 heures. Tuck est à court de carburant et de munitions, et il retourne à Hornchurch. Après avoir atterri, sa blessure est traitée par le médecin, qui enlève un écrou en duralumin en provenance de son Spitfire projeté là par une balle allemande. Tuck garde l'écrou comme porte-bonheur.
Battle of Britain - Achtung Spitfire!

Le 25 mai le 92ème  Escadron, à nouveau dirigé par Tuck, se dirige sur Dunkerque. Il porte à son crédit la moitié d'un Dornier Do-17 avec son commandant de vol, Brian Kingcome. L'escadron est revenu cette nuit à Duxford pour le repos et la maintenance, mettant fin à son rôle dans la bataille de Dunkerque.








He-111s quelque part au-dessus de l'Angleterre




Le 2 Juin, cependant, Tuck mène son escadre contre huit Heinkel He-111, abatant un d'entre eux, ainsi qu'un des leurs Me-109 escortes.



                                                             Heinkel 111 descendu en Ecosse 1940

Préparation au départ d'un Heinkel 111 vers l'Angleterre

Au même titre que le Spitfire de la RAF, le Bf 109 est l’une des figures emblématiques de la chasse durant la WW2. Il fut le chasseur le plus répandu dans la Luftwaffe pendant cette guerre. Chasseur mythique, aux qualités indéniables, léger, rapide, aux lignes pures et belles, le 109 restera comme l’un des plus grands chasseurs à hélices jamais construits.


Lorsqu'il est utilisé comme un bombardier le He 111 avait une mitrailleuse montée dans le nez , et à la fois une bosse dorsale et une coque ventrale chacune équipée d' une seule mitrailleuse . Les modèles ultérieurs pouvaient être armés jusqu'à sept  mitrailleuses de 7.92 mm , une mitrailleuse de 13 mm et d'un canon de 20 mm .



Danger - 033





























17 commentaires:

  1. Pas de danger que j'oublie de remercier notre Prof Lulu :)
    donc : merci !

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    2. Un merci qui me fait chaud au cœur.

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  2. Put...quelle fiche !! Chapeau bas, Prof Lulu et mille mercis :8:
    Je signale que "l'as" allemand Adolf Galland est mort tranquillement dans son lit en 1996.
    À partir de 1948, Galland travaille pendant six ans comme conseiller technique auprès de l'Armée de l'air argentine avant de retrouver l'Allemagne en 1955. Il y devient consultant industriel et membre du directoire de trois entreprises aéronautiques et d'une société de transport par hélicoptère.
    Galland est également connu pour sa passion pour les cigares, à laquelle il renonce à contrecœur en 1963 sur les conseils pressants de son médecin. Le support à cigare installé dans le cockpit de son Messerschmitt Bf 109 pour pouvoir conserver le cigare allumé avant de mettre son masque à oxygène est devenu légendaire.
    En 1969, il apparaît, en tant que conseiller technique et tactique, au générique du film de guerre La Bataille d'Angleterre. (source Wiki)
    :40:

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    1. Dernière fiche avant les vacances...il fallait quelque chose de kolossal. Bonnes vacances à tous.

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    2. Bonne documentation Doc, en effet il est mort d'un malaise cardiaque à l'age de 83 ans. Il livra son dernier combat aérien le 26 avril 1945, date à laquelle un "Mustang" le mit au tapis après sa 104ème victoire. Il ne lui resta plus qu'à se poser et à attendre l'arrivée des vainqueurs.

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    3. @Doc, il fait comment dans ton patelin? Chaud j'espère car j'arrive...on fait tourner les serviettes, comm’ des petites girouettes...

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    4. 31° un peu couvert mais demain ciel dégagé 32° prévu.
      Tu arrives quand ?

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    6. Vendredi...jour du 1/4 de finale...il va y avoir de l’ambiance dans le camping.

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  3. J'ai mis des nouveaux liens et j'ai ajouté le n°33.

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  4. Magnifique dossier, Tonton Lulu. J'ai tout lu avidement d'une traite.
    Merci pour tout.
    Et BONNES VACANCES ! :14:

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    1. Tu as dû passer un bon bout de temps devant ton ordinateur si tu as tout lu et visionné en une fois. Fais gaffe à tes yeux.

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  5. Je n'affectionne pas la bd elle même mais la fiche est vraiment intéressante, les documents présentés aussi. Quel plaisir de voir ce beau travail!
    Fabien

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  6. s'il vous plait liens mediafire

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