jeudi 9 juin 2016

Panache 132 pages



 

Panache est une revue de l'éditeur Impéria.
418 numéros de octobre 1961 à octobre 1987. Format 13 x 18 cm. 68 pages et bimensuel jusqu'au  N°247, puis 132 pages et mensuel jusqu'à la fin. 74 recueils.

Bandes de guerre d'origine britannique.


 


Je vous propose Panache n°360-380-400-318-414
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Panache - 360 - Les paras sont là



Panache - 360
 



Opération Ladbroke- invasion de la Sicile, 9 juillet 1943.


Une photographie aérienne prise le 1er mai 1943, avec le haut de la photo face au nord, montrant une partie de Syracuse (en haut à droite) et le pont Ponte Grande (vers le bas, juste à gauche du centre). Exécution de gauche à droite, la rivière Anapo (ci-dessus) et Canal Mammaiabica (ci-dessous) sont clairement visibles sous le pont. À l'extrême gauche de l'image du pont de chemin de fer peut aussi être vu; la longue ligne droite de procéder au nord-nord-est du canal est la ligne de chemin de fer.  Photographies comme celui-ci fait apparaître comme si la zone était un espace ouvert, vide d'obstacles et donc idéal pour les atterrissages de planeurs. A regarder de plus près, cependant, aurait révélé un imposant réseau de murets de pierre. 




L’opération Ladbroke est la première et la plus grande des deux opérations aéroportées en Sicile. Elle implique des troupes de la British 1st Airborne Division, qui s’étaient entraînées près d’Oran, et qui devront être larguées près du pont Ponte Grande.
Un demi-peloton du 1er Border, avec dans le fond leur planeur Waco , peu de temps avant le décollage, le 9 Juillet.. Notez l'homme qui regarde le photographe, juste à la droite du centre, il possède une  "escape axe" (hache); on se pose la question si sa vie et celle de ses camarades va dépendre de celle-ci dans les prochaines heures s’ils atterrissent dans la mer. Juste à la droite de cet homme, dans le fond, leur pilote USAAF avec des lunettes de soleil peut être clairement identifié. 
Soldats du 1er Border. Notez le vélo pliant au premier plan,
 et entre les jambes de l'homme le plus proche, deux mortiers 
La préparation de l’opération a été précipitée. En mai et juin, 398 planeurs Waco CG-4A (nommés Hadrian par les Anglais) sont assemblés à La Sénia par l’American Maintenance Team et amenés en vol et Thiersville et à Froha (Algérie). Trois jours après la livraison (le 16 juin), la plupart des planeurs sont maintenus au sol pour réparations. A la fin du mois, une faiblesse dans l’empennage cloue de nouveau les planeurs au sol.
Plus de 800 remorquages sont effectués à Froha pour entraîner les pilotes-remorqueurs américains. Les Waco sont ensuite remorqués sur cinq aérodromes tunisiens près de Sousse et Kairouan, d’où les opérations doivent commencer. Ils rejoignent neuf Horsa.
La disposition dans
un cabine de Horsa
Le Horsa tel qu'il est livré pour remontage. 

Le désastre commence lorsque, dans la nuit du 6 juillet, le dépôt de munitions de la division, explose, heureusement sans blesser personne, mais une grande partie de l’équipement est perdue. Une tempête se lève le jour de l’opération. Cependant, les remorqueurs décollent à temps dans la nuit du 9 juillet avec leurs planeurs (136 Waco et huit Horsa). Ils ont plus de 7 km à parcourir aller et retour à une hauteur de 100 mètres maximum.
Halifax du squadron 295 et planeurs Horsa au décollage pour la Sicile

Le bruit des moteurs d'avion a été entendu sur le littoral, et les batteries anti-aériennes italiennes ont ouvert le feu, leurs flashes lumineux ont compliqués davantage la tâche déjà difficile des navigateurs et des pilotes pour identifier les points de repère. 

Pièce d'artillerie anti-aérienne italienne.
Un observateur anti-aérien
italien près de Syracuse

Les projecteurs qui avaient survécu à de précédentes attaques des Hurricanes de la RAF ont fouillé le ciel et illuminé avions et planeurs. Ce fut là que l'inexpérience au combat des pilotes américains à jouer. En effet, il a été révélé plus tard que pas un des avions américains n’avaient reçu des dommages, ce qui n’était pas surprenant étant donné qu’aucune batterie de la flak n’était situé près du point où les planeurs devaient être libérés. Mais le bruit et  les projecteurs ont paniqué certains des équipages américains et certainement semé la confusion entre toutes les parties. 
Certains avions sont retournés vers l'Afrique du Nord avec leurs planeurs dans le remorquage, d'autres ont emboîté le pas, mais ont tout simplement libérer les planeurs avec la certitude que les hommes à l'intérieur n’avaient aucun espoir d'atteindre la terre. La plupart des équipages ont lutté et ont essayé de mettre leur planeur dans la position correcte, mais la scène était si chaotique, avec des avions volant dans toutes les directions, que toute navigation précise a été perdue. Le résultat fut que les 144 planeurs, moins ceux qui ont été perdus plus tôt en vol, étaient pour la plupart dispersés jusqu'à 30 miles de leurs zones d'atterrissage. Beaucoup avaient été libérés loin en mer, beaucoup plus loin que la distance prescrite de deux miles. Sur 73 planeurs seulement 56 ont atteint la Sicile, et de ceux-ci seulement 12 étaient descendus sur ou à une distance respectable de leurs zones prévues
Un planeur Waco, qui a transporté une partie du peloton n°14 du 2nd South Staffordshires,
 après avoir fait un atterrissage en toute sécurité dans un champ de tomates. 
Heureusement pour ceux qui ont atterri en mer, les planeurs possédaient une flottabilité naturelle dans les ailes ce qui, dans la plupart des cas, les a maintenu à flot pendant quelques heures avant de finalement coulé. Beaucoup de soldats n’ont pas réussi à sortir à temps : des 1.730 hommes de la British 1st Airborne Division, 326 se sont noyés. La majorité a survécu, mais ceux qui étaient trop loin en mer n’ont eu d'autre choix que de se cramponner aux ailes pour un maximum de 10 heures dans l'espoir d’être récupérer par la  Royal Navy.
Un planeur Waco échoué au sud de Syracuse. 
Un lieutenant non identifié de la 1ère Border monte à bord
d'un navire, après avoir été récupéré en mer le 10 juillet 1943.

Un pilote anglais raconte : Un message de notre remorqueurC’est fini, bonne chance les copains ! Le C-47 largue…  J’ai vu alors que nous allions à l’eauJ’ai cabré et cabré jusqu’à ce que la queue touche le sommet d’une vague, et je me suis affalé (les occupants de ce planeur seront récupérés tôt le lendemain matin par un destroyer anglais).
Un pilote américain raconte : Comme nous volions le long de la côte de Sicile, tout était éclairé par les projecteurs et la DCA… Je décroche et tire le manche en arrière… fais un virage à gauche et me dirige vers la côte à travers les projecteurs et les tirs antiaériens… J’ai fait un bel atterrissage mais je roulais trop vite. Comme il y avait un mur de pierre devant moi, j’ai tourné le planeur vers la gauche et j’ai accroché un arbre avec l’aile gauche. Ça nous a bien arrêtés… Un grand bruit et j’ai été éjecté de mon siège. Les occupants du planeur sont sortis et ont rejoint rapidement un groupe de parachutistes marchant vers le pont.
Un autre pilote raconte qu’il a évité les projecteurs et les tirs en volant sur la mer, il va ensuite sur le pont à basse hauteur. Un projecteur suit son planeur et éclaire « gentiment » sa DZ.
 

Le pont est pris rapidement, à l’aube, par une petite force anglaise rejointe par une troupe de parachutistes. 
Une position « pillbox » italienne à l'est du pont, sur la rive nord de la rivière Anapo. 

Ils attendent l’inévitable contre-attaque italienne. Vers 10 heures, un bataillon italien, appuyé par de l’artillerie et des mortiers, arrive au pont. Une bataille féroce s’ensuit. Les Alliés survivants n’ont pas d’autre option que de se rendre. Mais leur captivité ne sera pas longue. Les forces britanniques au sol balayent le terrain et les libèrent.
Soldats italiens se rendant à des soldats britanniques durant la campagne de Sicile. Le mythe du soldat italien se rendant en masse dans les combats de la seconde guerre mondiale est largement colporté par les allemands, qui y trouvent un moyen facile d'expliquer leur défaites, et par les britanniques, qui y trouvent un adversaire moins coriace que les allemands.

Trois cents parachutistes anglais ont péri dans la mer de Sicile, le général John Hackette explique : L’opération a été un désastre. Les pilotes-remorqueurs américains n’avaient aucune protection. Avec pratiquement aucune expérience militaire ils ont été pris de panique à leur première rencontre avec la DCA et ont largué les planeurs sur la mer, de nuit, en face d’un fort vent, trop loin pour la plupart pour rejoindre la terre.


Panache - 400 - Pour des galons

Panache - 400
 

Attention: Les images et textes proviennent des magazines Signal et Der Adler. Ceux-ci s’adressent à un public averti, en effet servant la propagande nazi, les articles parus dans Signal et Der Adler, ne sont évidemment pas le reflet de la vérité, mais ils peuvent être à la base de réflexion et de travaux sur cette période terrible.

La bataille d'Arnhem.

Reportage vécu du correspondant de guerre Erwin Kirchhof

Le 17 septembre 1944

Aux premières heures du 17 septembre, on n'annonçait du front allemand, sur le canal Albert et sur celui de la Meuse à l'Escaut, que de faibles mouvements. C'est alors qu'une nouvelle activité se manifesta dans le quartier général du maréchal Model. Durant 15 jours, la deuxième armée britannique, forte de plus de 12 divisions, avait tenté par des attaques continuelles de briser les positions allemandes afin de pénétrer dans l'Allemagne du nord. De fortes attaques aériennes sur les aérodromes et sur les voies de communication indiquaient qu'Eisenhower à l'aide des armées de l'air anglaise et américaine, en jonction depuis le début de l'invasion, tenterait de reprendre sa marche offensive. Où prendre à revers les forces allemandes ?
Dans l'après-midi de ce dimanche alors que, dans les villes hollandaise les cinémas se remplissaient, alors que les routes, les chemins, les bords des canaux, des fleuves et des lacs se remplissaient d'une foule animée roulant à bicyclette, plusieurs centaines de chasseurs-bombardiers ennemis attaquèrent en rase-mottes la zone de défense allemande, pour détecter l’emplacement des batteries de D.C.A. A peine ont-ils disparu à l’horizon, que venus de l’ouest les premiers régiments et les premières brigades de l’air ennemie apparaissent à faible altitude ou en vol rasant, au-dessus des  larges terrains inondés de la côte. En tête ce sont  les avions de transport quadrimoteurs avec les bataillons de parachutistes. Ensuite arrivent  les appareils remorquant les grands planeurs. Les batteries de D.C.A. déclenchent alors tous leurs feux sur les formations anglaises.
Douglas C-47 "Skytrain" en route pour larguer la 101st Airborne
 pendant l'opération "Market Garden" 


Drop des parachutistes à partir d’avions Dakota dans la
périphérie d’Arnhem pendant l’opération Market Garden
Canon allemand 2 cm FlaK 30 antiaérien  durant l'opération
Market Garden, Arnhem, Netherlands, Sep 1944
 Tous les soldats de défense attaquent aussi, même les cuisiniers... Les deux escadres qui s’avancent  en deux lignes virent brusquement devant Eindhoven et Arnhem et se rejoignent. Sur une étendue d’environ 70 km à près de 100 km, derrière les lignes allemandes, les bataillons de parachutistes se lancent dans l’espace, bientôt souvent d’une hauteur de 60 m. Peu de temps après, des centaines de planeurs sont lâchés par groupes. Durant ces minutes, il semble que ces masses vont étouffer toute vie sur le sol. En même temps que cette formidable attaque derrière le front allemand, l’ennemi pousse ses chars avec une fureur redoublée à travers le canal Albert, et celui de Escaut à la Meuse et des deux côtés d’Aix-la-Chapelle.
Peu après l'atterrissage des divisions anglo-américaines, des troupes reconnaissance des « kommandos allemands » pénètrent dans les territoires coupés de canaux, de nombreux bois et d’immenses jardins. Ces troupes ont pour mission de déterminer les principaux centres ennemis et d'établir ainsi les conditions nécessaires à une vigoureuse action. Les communications téléphoniques  ont été détruites par les obus. Les voitures de reconnaissance n’avancent que très lentement. L'ennemi s’est retranché dans les positions situées non loin du point d'atterrissage. Il a mis ses armes lourdes en position ou s’est barricadé dans les maisons à l’aide du mobilier. De là, il veut dominer les ponts et repousser les attaques allemandes. 
6th Airborne près du pont d'Arnhem en 1944
Une partie de la population hollandaise lui apporte son aide. Un chef des Waffen SS, décoré de la Croix de chevalier, en reconnaissance auto près d'Arnhem, vire dans un étroit chemin de la forêt et heurte à un char rapide anglais. Avant que le lieutenant anglais et ses trois hommes aient pu se défendre, ils sont maitrisés. D'après leurs papiers, on constate qu'ils ont déjà combattu en Afrique, en Sicile et en Italie et qu'ils appartiennent à la première division de l’air anglaise qui vient d'atterrir dans cette région. Ils portent des bérets rouges  et se nomment « les diables rouges » Le lieutenant et ses trois hommes sont furieux de n’avoir pas mieux fait leur devoir.

Après une course de plusieurs heures interrompue continuellement par des attaques, le chef des Waffen SS passe le pont du Rhin à Arnhem et atteint la rive sud. Les positions de pont allemandes qui sont près des rives sont à peu près intactes. On ne voit ici aucun des parachutistes qui ont atterri par centaines. Arrivé sur le milieu du pont, le groupe allemand de reconnaissance essuie tout à coup des salves meurtrières venues des maisons de la rive sud du Rhin. Le chef tombe. Un gradé prend le commandent. 
Ce grenadier allemand de la 10e SS à été tué pour
la défense du pont d'Arnhem en septembre 1944.
Tard dans la soirée, il se présente au commandant du groupe de combat et fait son rapport : L’ennemi a atterri avec environ 3000 hommes, munis d’armes lourdes, entre autres canons antichars de 7.65 cm, cannons d’infanterie de 16 cm et chars légers dans la région à l’ouest d’Arnhem entre la ligne de chemin de fer et le Rhin jusqu’ à la ligne Wolfheze au sud jusqu’ au Rhin et des deux côté de la route Arnhem-Ede, à 6 km au nord-ouest d'Arnhem. L'ennemi veut garder les ponts du Rhin jusqu'à ce que la jonction avec l'armée de Montgomery soit établie. »
Le terrain d'atterrissage de la première division de l'air anglaise avait une largeur de 10 km et une profondeur de 12. Le commandant du groupe des Waffen SS. : H..., agit avec décision et rapidité. De concert avec le commandant d’un corps de chars des SS., personnalité énergique, il travaille immédiatement à l’encerclement. Au cours de la nuit, sous une pluie froide, la ville est cernée de tous côtés, particulièrement du nord-ouest.
9th SS Pz Div "Hohenstaufen"
 Le 18 septembre

Le matin du 18 septembre, des unités des SS viennent, du nord, renforcer encore le demi-cercle formé au nord-ouest. A la hauteur d'Ede au nord-ouest d'Arnhem, se déclenche l'attaque des unités d'alerte, comprenant des soldats de la Wehrmacht de toutes les armes. Les Anglais qui, au cours des heures écoulées, ont reçu en renforts deux bataillons de parachutistes et de nombreuses unités de planeurs avec armes lourdes, connaissent le danger d'encerclement qui les menace. Ils se retranchent encore plus fortement, utilisent buissons et arbres et font des maisons de solides forteresses. Ce sont tous des volontaires appartenant à des régiments anglais possédant une longue tradition, et ayant presque tous le grade d'officiers ou de sous-officiers. 
Parachutistes du 2e South Staffordshires
essaient de rallier le pont d'Arnhem,
Les soldats allemands qui repoussent ces troupes d’élites pied à pied et leur causent de fortes pertes dans une lutte corps à corps, sont des hommes de toutes les armes de la Wehrmacht ; 24 heures auparavant, ils ne se connaissaient pas ; les techniciens de la Luftwaffe étaient encore sur leurs aérodromes, les soldats des Waffen SS se reposaient quelque part dans un village hollandais les artilleurs de marine étaient justement revenus d'une base et les jeunes du service du travail étaient encore occupés à la construction de fortifications de campagne. Peu d’entre eux connaissaient la guerre d’embuscades et les combats de rues.
Dans un bataillon de grenadiers se trouvaient des combattants de 28 unités. Leur commandant est décoré de la Croix de chevalier et de l'insigne d'or des blessés, il a été amputé d’une jambe et porte une prothèse. Et c’est justement ce bataillon qui a combattu avec le plus d’adresse et le plus d'ardeur.
Sur l'aile gauche allemande, l'attaque est arrêtée vers midi. L’ennemi a installé, dans un bois, une batterie de canons antichars bien camouflée. Elle est soutenue par de nombreux postes de mitrailleuses et de tirailleurs. 
Parachutistes anglais en position de défense
dans un bois autour d'Arnhem
Les canons d'assaut n'avancent pas. Plusieurs fois déjà ils ont tenté de prendre l'ennemi à revers, avec des canons longs de 7,65 cm. Chaque fois, les Anglais ont reconnu le danger à temps et à l’aide de leurs voitures rapides, ont mis leurs canons antichars en position sur le flanc menacé. L’attaque allemande risque de plus en plus de se transformer en une lutte de positions.
Un sous-officier des SS prend alors avec lui quelques hommes, leur donne à chacun une poignée de grenades et tous se glissent derrière les positions des canons antichars. Les servants des pièces sont tués. L'attaque allemande peut continuer.
Sur l'aile droite, entre la ligne de chemin de fer et le Rhin, dans les jardins des faubourgs d'Osterbeck, on lutte pendant des heures pour chaque villa. Dans les rues étroites, les grenades volent de fenêtre en fenêtre. Plus loin, sur la rive nord du Rhin, dans les maisons d'où l'ennemi domine les ponts avec ses armes, ont lieu des combats acharnés, dans les étages des bâtiments, par exemple dans l'usine électrique de l’Oost Straat, où des hommes de la Luftwaffe qui ont pénétré jusqu'au premier étage sont engagés avec les Anglais de l'étage supérieur, dans un duel à la grenade.

Le 19 septembre

Les combats durent jusqu'au milieu de la nuit, sous une pluie battante.
Le commandant du groupe des SS., H... est jour et nuit à la tête de ses unités. Il dirige maintenant lui-même le mouvement tournant décisif de l'aile droite qui protège les abords nord- ouest d'Arnhem, et il établit le même jour, la communication avec l'aile gauche venue de l'ouest.
Le 19 Septembre, les contre- attaques allemandes (SS du groupe de bataille Möller ) sont parvenues dans le centre d'Arnhem , où les derniers parachutistes britanniques résistent enfermés dans une petite tête de pont . Sur le Utrechtseweg , où le QG britannique a été mis en place , ils se sont battus avec leurs Sturmgeschützen dans une bataille acharnée .

La division de l’air anglaise est encerclée et n’occupe plus que quelques kilomètres carrés entre la ligne de chemin de fer et le Rhin. Une tentative de percée de l'ennemi est arrêtée par les canons légers de la D.C.A. et le feu de lance-grenades. 
Soldats allemands avec une mitrailleuse MG34
prennent en enfilade une rue d'Arnhem
Quelques minutes plus tard, les mêmes canons descendent sept chasseurs-bombardiers. L'ennemi reçoit encore des renforts : deux bataillons de parachutistes, dont un polonais et plusieurs unités de planeurs. Les chasseurs allemands et l'artillerie de la D.C.A. infligent à l'ennemi, lorsqu’il est encore en l'air, de lourdes pertes. La radio de Londres annonce que la Luftwaffe a déployé ce jour-là, dans toute la Hollande une brillante activité.
Cette célèbre image d’Arnhem montre sur la rue en pente un tramway bombardé  (« Tram " )
et l'un des Strumgeschütze III (version G) de la brigade de canons d'assaut 280e

L’artillerie et les batteries de lance- grenades pilonnent l'ennemi encerclé. Vers midi, deux parlementaires anglais viennent demander qu’on cesse le feu pour une heure et qu'on prenne plus de 600 blessés anglais dans une ambulance allemande. On fait droit à cette demande. Un médecin-major des Waffen SS et un major anglais s’occupent du transport. Ensuite, une violente attaque de l'adversaire. Le nombre des prisonniers s'élève à 904. Parmi eux se trouve le commandant de la division. Plusieurs centaines d’armes automatiques, 50 camions et chars légers, ainsi que de nombreuses armes lourdes forment le butin.

Le 20 septembre

Le mauvais temps continue. Entre la ligne de chemin de fer et le Rhin, les combats de rues se poursuivent acharnés. L'ennemi reçoit encore des renforts. 1.000 parachutistes et de nombreuses unités de planeurs. La D.C.A abat 10 avions d'approvisionnement. La plus grande partie des caisses de munitions et des paniers de vivres tombe, sous le feu de la défense, entre les mains des Allemands. Les chasseurs allemands interviennent dans la bataille sur terre. Les bombes ennemies ont laissé les batteries de lance- grenades intactes. Celles-ci bombardent Oosterheek. Des grenadiers dirigent le feu. Entre leurs indications et le feu d’anéantissement, quatre minutes s'écoulent. Durant une pause, l'ennemi remet de nouveau 800 blessés. Le nombre des prisonniers s’élève maintenant à 2.000.
Parachutistes Britaniques portent un camarade blessé
à travers des rues d’Arnhem pendant l’Opération Market Garden.
Peut-être une photo allemande, prise après la reddition
du contingent britannique au pont d’Arnhem.
Le 21 septembre

La division anglaise qui vient de recevoir de nouveau plusieurs centaines d'hommes de renfort, fait des efforts désespérés pour briser l'encerclement. Mais l'espace se resserre. Il a maintenant une étendue de 1.200 m. sur 700. Les lance-grenades, l'artillerie, la D.C.A. déversent leurs feux sur les positions ennemies, dans les bois et dans les maisons. L'ennemi remet encore 700 blessés. Le nombre des morts est extrêmement élevé. La D. C. A. légère et lourde doit au sud du Rhin, abattre les maisons une à une. En face de l'usine électrique, où un fort groupe de parachutistes ennemis s’est retranché, un officier règle le feu d’une batterie lourde de D.C.A. Il sait que les premiers obus peuvent l’atteindre, mais, malgré cela il dirige sa batterie sur l'usine. Au premier coup de feu il est grièvement blessé. La deuxième salve démolit entièrement l’édifice. Là-dessus, l'ennemi se précipite trois fois, hors de l'Oost Straat, et tente une attaque à l'arme blanche. Il est anéanti par l’artillerie. Un sous-officier des SS fait prisonnier s’est échappé. Il rapporte que sur le court de tennis d'Arnhem, 180 Allemands sont retenus prisonniers à dix mètres devant les positions de canons antichars et de lance- grenades d’un bataillon. Le sous-officier donne de précieuses indications pour les lance-grenades. L'ennemi a de nouveau de fortes pertes.

Arnhem, 25 Septembre 1944, un canon anti-aérien allemand
 en lutte avec les parachutistes britanniques qui se
sont sans doute enfermés dans une maison.
Du 22 au 25 septembre

Eisenhower envoie sans cesse, au cours des journées suivantes de nouveaux renforts ; bataillons de parachutistes et unités de planeurs à ce qui reste de la division anglaise. Au sud du Rhin, entre Nimègue et Arnhem, il envoie une brigade de parachutistes polonais chargés de rompre l’encerclement. Leur attaque ayant été brisée sous les feux des lance-grenades le général américain Dempsey reçoit l’ordre de percer avec ses unités de chars au sud d’Arnhem et de dégager les Anglais. Quelques-uns de ses chars parviennent à traverser les lignes d’encerclement allemandes : ils sont bientôt anéantis par les pièces de la D.C A. L’aviation ennemie est continuellement au-dessus du champ de bataille avec ses bombardiers lourds et légers. De fortes unités de chasse allemandes et des batteries de D.C.A empêchent le déploiement de leurs attaques. L’ennemi fortement décimé, entreprend jour et nuit des tentatives désespérées pour percer. Le 23 septembre, il a déjà plusieurs milliers de morts et, en outre, environ 2.000 remis aux ambulances allemandes.
Soldats prisonniers de guerre alliés à côté d'un Sturmgeschütz III

Parachutistes anglais fait prisonnier. 
Dans la  nuit du 25 au 26 septembre.

A Londres, on parle de la « Crise sur le Rhin Inférieur », mais on espère encore que Dempsey réussira à sauver le reste de la division. Dans la nuit du 25 au 26 septembre, la première division de l'air anglaise, réduite à environ 400 hommes, entreprend sous la protection d'un pilonnage américain de plusieurs heures, d'Oosterbeck, une tentative de percée pour passer le Rhin. Les Anglais s'enveloppent les pieds de chiffons et se glissent sur les rues asphaltées pour gagner le Rhin. Mais là, ils sont surpris par le feu des lance-grenades allemands. Trois ou quatre bateaux réussissent à gagner l'autre rive.
Le communiqué du haut commandement allemand du 27 septembre constate que cette division d'élite anglaise a perdu : 6.450 prisonniers, des milliers de morts, 30 canons antichars, d’autres pièces encore, de nombreuses armes et 250 camions. En outre au cours de cette bataille d’encerclement, 1.000 planeurs ont été pris ou détruits et plus de 1.000 avions ont été abattus.



Rescapés de l'enfer d'Arnhem, environ 2000 hommes de la 1 ère division aéroportées purent repasser la Lek et furent renvoyés en Angleterre. Ils venaient de vivre plus d'une semaine dans  la boue, sans dormir, presque sans manger,
soumis à un feu terrible. Et pourtant ils n'ont pas perdu le sourire (photo magazine VOIR)


Panache - 380 - Un souffre douleur


Panache - 380


Panache - 318 - Coup au but

Panache - 318


Panache - 414 - Le fuyard glorieux

Panache - 414

Merci aux scanneurs des n° 380-414
Merci au Dr Strong pour le scan du n° 318



9 commentaires:

  1. Il y avait les histoires de l'oncle Paul, désormais vous pouvez compter sur celles de Prof Lulu ! ça va devenir collector tout ça !

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    1. Ça commence à faire un fameux paquet de récits... dorénavant appelez-moi tonton-histoire Lulu.

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  2. Merci Tonton Lulu !
    Tu panaches avec brio BD et histoire.

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  3. merci pour cette tranche historique et accessoirement la bd.

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  4. Ralliez-vous au Panache blanc de Prof Lulu (qui fait de l'ombre à Historia)!!
    Encore un coup au but, mein Panzerschütze ;)
    :105:

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  5. Merci mon lieutenant !

    Fana-Mili

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  6. bonjour
    les liens des 318 et 414 sont morts
    est il possible de les re-initialiser?
    un grand merci par avance et encore un "hat off" à toute l'équipe

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