dimanche 5 juin 2016

Panache (68 pages)




Panache est une revue de l'éditeur Impéria.
418 numéros de octobre 1961 à octobre 1987. Format 13 x 18 cm. 68 pages et bimensuel jusqu'au 
N°247, puis 132 pages et mensuel jusqu'à la fin. 74 recueils.
Bandes de guerre d'origine britannique.
Panache fut aussi le nom du N°1 de la revue En Garde chez Mon Journal !


Dans les dix premiers numéros l'on retrouve différentes séries annexes:
 

Par la suite chaque numéro se limite à une histoire de guerre.
 
Je vous propose Panache n°122-128-185-1-4-9-10-11-16
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Panache - 122 - Le revenant

Panache - 122



Tombeau des parachutistes

Invasion de la Crête en mai 1941

Le 18 mai, la D.C.A. britannique abat un avion de reconnaissance de la Luftwaffe au-dessus de la mer. Le pilote et l'observateur sautent en parachute.
Batterie de DCA britannique en position en Crète.





















Une barque crétoise, qui pêche au large, les recueille et ses deux patrons font astucieusement semblant d'être favorables aux Allemands.Ils jouent bien leur rôle. Persuadés d'avoir affaire à des sympathisants qui vont les cacher, les deux Allemands leur révèlent que l'attaque générale est pour le surlendemain.Dès qu'ils sont à terre, les pêcheurs n'ont rien de plus pressé que de remettre leur prise à la gendarmerie grecque et Freyberg (dirigeant des forces néo-zélandaise) est informé.
Le général fait renforcer le dispositif d'alerte, et le mot code « Cromwell » de mise en garde est diffusé dans toutes les unités. Le 19, celles-ci comprennent environ 41 500 soldats de quatre nationalités : britanniques (17 000), néo-zélandais (7 700), australiens et grecs (10 300).

Des soldats britanniques dans une
tranchée, en Crète, en mai 1941

Le 25 avril, la 5e brigade néo-zélandaise
forte de 5 000 hommes débarque en Crète

Partout où existent des pistes d'envol en Attique, dans le Péloponnèse et dans les Îles, le 19 mai à la nuit tombée, des camions allemands convoient les parachutistes de la première vague jusqu'au pied des avions transporteurs qui chauffent leurs moteurs. A bord, les parachutistes, installés sur leurs banquettes métalliques, parlent peu et somnolent. Il est 6 h 30: Les hommes se lèvent, accrochent les commandes de leurs parachutes à la ligne statique qui court le long de la carlingue. Le feu rouge s'allume. Ils se poussent en avant, sautent, bras et jambes en croix.

Brevet parachutiste allemand
Rassemblement de Fallschirmjäger devant
un Junkers Ju 52 avant d’embarquer.
Junkers Ju 52 abattu par le DCA. Quelques  Fallschirmjäger
sont parvenus à évacuer l'avion en flamme. 
 Autour de Malème, partout, la défense tire sur les avions. Secouant les canons, la terre tremble sous l'impact des bombes : les Stukas et les Heinkel s'acharnent sur les batteries, parfaitement repérées par la reconnaissance aérienne. Les énormes Junkers 52 de transport arrivent à la verticale : on dirait qu'ils se laissent tomber comme des pierres. Mais autour des parachutistes en descente, l'enfer se déchaîne. Beaucoup meurent avant de prendre pied à terre. Des dizaines restent suspendus aux oliviers, balancés par la brise, les yeux vitreux. ». Les Allemands qui ne sont pas assommés dans une carlingue qui capote sont reçus par des volées de balles, à la sortie. Chaque mouvement peut coûter la vie.
Fallschirmjäger atterrissant en Crète.
Dans les campagnes, la population armée de couteaux et de faucilles, tombe sur les parachutistes ou les équipages de planeurs égarés. Les Crétois tuent. Ils égorgent les Allemands comme ils ont jadis égorgé les Turcs, et égorgé les Vénitiens quand ceux-ci ont débarqué.
Deux cadavres de parachutistes allemands
près d’un planeur.
Partisans crétois
Le 20 et le 21 mai, avant l'aube, la Royal Navy détruit les convois de caïques qui amènent des renforts à la division de montagne. Puis, le jour se lève, la terre est rouge, les champs de blé paraissent semés de flocons de neige et de coquelicots : ce sont les parachutes de la Wehrmacht. Ici et là, des carcasses d'avions et de planeurs calcinés ressemblent à distance à de gros insectes.
Soldat britannique regardant le cadavre d'un
parachutiste allemand.
Nialemes : un planeur
de l’invasion allemande

A 15 heures, le 21 mai, des parachutistes sautent du côté de Pirgos, entre Malème et La Canée, puis, à 15 h 40 d'autres encore, à proximité du 28e bataillon néo-zélandais.
Le premier groupe tombe sur une embuscade : descendu dans un champ de mines, il est pris sous le feu de nids de mitrailleuses bien camouflés.
Fallschirmjäger mort avant d'avoir touché terre.


























L'autre a plus de succès. C'est celui du colonel Ramcke. Celui-ci saute avec son aide de camp, le lieutenant Reil, sur un damier d'oliviers foncés et de vignobles clairs. Des soldats les aident à se débarrasser de leurs parachutes. Le capitaine Gericke se bat des deux côtés de la route côtière. Mais le major Stenzler occupe la pente sud-est de la cote 107. Quelques Junkers brûlent sur la piste de Malème. Mais, s'il demeure encore sous le feu britannique, l'aéroport est aux mains des soldats du Reich.
Junkers détruit par l'artillerie anglaise
sur l'aéroport de Malème

Carcasses de Junkers 

















































Sur la plage voisine de l'aéroport, les guetteurs allemands écarquillent les yeux pour repérer les renforts qui voguent sur la mer. A 20 milles au nord, la force D, Royal Navy, composée de 3 croiseurs et de 4 destroyers, patrouille les flots obscurcis.
Les Allemands réquisitionnent à la
hâte des embarcations de tout genre
L'un des sept vapeurs réquisitionnés par le contre-amiral
Schuster pour transporter la Wehrmacht en Crète.



A présent, il fait nuit. Le ciel est constellé d'étoiles. Soudain, sur les écrans fluorescents, des traces font leur apparition : ce sont des caïques, escortés par des vedettes rapides, et un destroyer italien, le Lupo. Ils transportent quelque 2 300 hommes du 100e régiment de montagne allemand, une partie d'un régiment de D.C.A. et des armes lourdes, dans un black-out complet. Mais le radar y voit. La force D fonce de l'avant, vers un point à 18 milles au nord de La Canée. A 23 h 30, les projecteurs des croiseurs s'allument, balayent les flots. Ils éclairent une première file de caïques. Les bordées de 101 des croiseurs font une véritable hécatombe. Dix, vingt embarcations surchargées d'hommes s'en vont par le fond. Le massacre dure près de deux heures noyant environ 2 000 Allemands.

Interception par la Navy d'un convoi allemand en Crète, peinture du Lieutenant Commander Rowland Langmaid,
collection of  National Maritime Museum, Greenwich.
A l'extrémité ouest de l'île, au petit port de Kastelli, les élèves de l'école de cadres militaires grecs, commandés par un major néo-zélandais, T. Bedding, défendent la place avec acharnement. Mais ils n'ont que 600 fusils, et 3 cartouches par homme. Les autres : des couteaux de chasse, des haches, des faux ou de vieux tromblons de chasse à silex. « Ces hommes simples et braves nourrissent un patriotisme farouche. Une sorte de loi du sang primitive subsiste parmi eux. Ils n'hésitent par à tuer quand leur honneur est en jeu, et l'opinion publique les approuve.
Exécution d'un partisan ELAS.
(Armée de libération populaire nationale)
Exécution d'otages crétois à Kondomari
Quand les parachutistes du 2e régiment d'assaut s'élancent à l'assaut de Kastelli, pas un ne réchappe.

Les Stukas survolent alors la petite ville, choisissant leurs objectifs. Le 24 mai, devant l'afflux ininterrompu de renforts allemands à Malème, la situation s'aggrave. Le tableau s'assombrit de plus en plus vite. L'offensive allemande se généralise à l'ouest, et Puttick ordonne à la brigade australienne de se replier à l'est de La Canée.
Des Stukas Ju 87 dans le sud de la Grèce se préparent à soutenir l'invasion de la Crète  en mai 1941.
Ils ont infligé des pertes sérieuses à la Royal Navy comme lors de l'évacuation de la garnison assiégée.





























Une bombe atteint la prison de Kastelli, dont les détenus s'échappent par une brèche : c'est pour sauter sur les armes des morts allemands. Les Allemands du major Schaette envahissent la localité. Chacun saute sur ses armes, prisonniers et Britanniques font le coup de feu ensemble, de pan de mur en pan de mur. Les Allemands amènent un canon antichar. Rien n'y fait. A la nuit, le combat se poursuit toujours.
A Kastelli, les Allemands finissent par vaincre la résistance des bagnards et disposent d'un port où ils débarquent des chars.
Des prisonniers allemands capturés en Crète, en 1941
Section de Fallschirmjäger en Crète.
 La garnison d'Héraclion a plus de chance. Elle voit apparaître les croiseurs Orion, Dido, et les destroyers Hotspur, Decoy, Kimberley, Hereward, Jackal et Impérial. Cette flotte embarque 4 000 hommes environ.

HMAS Napier, destroyer de la force D
Il a embarqué 705 soldats évacués de Crète.

HMAS Nizam est parvenu à
évacuer 698 soldats, australiens
pour la plupart.



Le 28, tandis que plusieurs groupes d'Australiens et de Néo-Zélandais cheminent dans les montagnes en direction de la côte sud, l'évacuation se poursuit sur les plages du nord et à La Sude, gênée par la ronde constante des Stukas. Le 29 et le 30 mai, plus de 6 000 hommes s'embarquent encore. Cependant, le gros de la division néo-zélandaise se trouve encore en Crète, avec son général, Freyberg. Celui-ci télégraphie au Premier ministre de Nouvelle-Zélande, Fraser, qui se trouve au Caire : « Ne pouvez-vous réunir plus de navires pour nous évacuer dans la nuit de demain? ». Des navires, Cunningham n'en a plus assez. Morse, qui assume la responsabilité de l'évacuation par les plages, fait ses comptes : 1 000 hommes seulement, encore, vont partir.
Le prix de la victoire: 3986 morts et 2594 blessés
370 appareils détruits.

Arrivée des troupes alliées évacuées de crête dans le port d'Alexandrie
Bilan: 3500 morts et 1900 blessées
12000 prisonniers









































Tandis que les destroyers s'éloignent, ceux qui restent à terre chantent : « Ce n'est qu'un au revoir mes frères. ». Freyberg part au dernier moment, avec son état-major. La marine est parvenue, dans des conditions difficiles, et sous le bombardement constant des Stukas, au prix de pertes lourdes, à sauver 16 000 soldats de la captivité.

Panache - 128 - Seconde tentative

Panache - 128
 

L’opération Claymore

C'était le premier raid jamais organisé de quelque ampleur pendant la seconde guerre mondiale. Il a vu la participation de 350 commandos britannique et 52 soldats norvégiens fidèles au roi de Norvège en exil à Londres.
 

La force navale arrive en vue des îles Lofoten le 4 mars 1941 vers 04 :00. La surprise est totale, les lumières des quais et les signaux de navigations sont tous allumés dans le Vestfjorden, les Allemands ne s’attendant vraiment pas à un tel raid.
La première action offensive de grande envergure où deux navires sont exploités dans un nouveau rôle pour l'opération Claymore, en Mars 1941. Voici l'un des deux navires ( qu'on croit être HMS Princesse Beatrix ) montré au large de la côte norvégienne , tandis qu'en premier plan on distingue un destroyer britannique avec un bateau de pêche le long du côté norvégien































Le débarquement commence 2 heures plus tard de manière à ne pas toucher terre dans l’obscurité. Sur le rivage la résistance opposée par les Allemands est éphémère, quelques coups étant seulement tirés par le chalutier armé Krebs avant d’être réduit au silence par le HMS Somali. Suivant les consignes les autres bâtiments britanniques en profitent pour couler les navires de commerce Hambourg, Pasajes, Felix, Mira , Eilenau , Rissen Ando, Grotte et Schultz Bernhardt, pour un tonnage total de 18000 tonnes.
Destruction du Hambourg. Le navire a été
incendié par son propre équipage.



























Les troupes débarquées remplissent aussi leurs missions : à Stamsund l’usine Lofotens Cod Boiling Plant est détruite, deux autres huileries à Henningsvaer et treize à Svolvaer. Au total ce sont près de 3600 mètres cube d’huile de poisson et de paraffine qui prennent feu.

Commando britannique observant
 les réservoirs d'huile de poisson en feu
Commandos en action en Norvège, 27 décembre 1941.
Le commando de tête utilise une mitrailleuse Thompson.



Huile brûlant à la surface de l'eau à Stramsund.

Commandos britanniques sur la pente d'une colline sur un fond de maisons incendiées de Stamsund


A 13 :00, les objectifs remplis, les commandos peuvent rembarquer sur le HMS Princess Beatrix et le HMS Queen Emma. La flottille pouvait reprendre la route de Scapa Flow sans dommages.
Réservoir d'huile en feu vu du HMS Legion 




































Hitler n'a pas du tout, mais alors pas du tout, apprécié que la population norvégienne ait accueilli à bras ouverts les commandos britanniques du raid. Il est entré dans une colère noire lorsqu'il a appris que 300 hommes norvégiens sont partis avec les commandos britanniques pour rejoindre les forces norvégiennes libres en Angleterre. Enfin, Hitler n'a pas du tout apprécié que 212 Allemands (en majorité des officiers SS) et collaborateurs norvégiens aient été capturés par les commandos britanniques et incarcérés en Angleterre.
Soldats allemands fait prisonnier par les commandos anglais.
Collabo norvégien du parti  Nasjonal Samling (parti d'extrême droite norvégien)
mis aux arrêts sur un navire anglais après le raid  sur Lofoten.
































































Un "Führer befehl", un ordre qui émanait directement du grand quartier général d'Adolf Hitler, a été publié pour détruire la ville de Svolvaer. Des soldats SS particulièrement agressifs ont été assignés aux villes de Svolvaer, Kabelvag, Stamsund et Henningsvaer. Ils ont fait régner la terreur dans la population civile norvégienne. A Svolvaer, sept maisons (occupées par la famille de sympathisants britanniques présumés) ont été brûlées avant que les SS décident d'eux-mêmes de mettre fin à ces actes de terreur.
Des fortifications importantes ont été réalisées par les troupes allemandes à Svolvaer juste après le raid britannique sur les îles Lofoten, et ces constructions ont continué jusqu'à la capitulation allemande le 8 mai 1945. Svolvaer était en fait la ville la plus fortifiée en Norvège !…
Poster nazi:Luttons contre 
l'ennemi commun avec la légion Nordique 
de la Waffen SS - Ensemble contre le bolchevisme.

Affiche de recrutement pour
le Nasjonal Samling norvégien




L'attaque sur les îles Lofoten, a amené la Gestapo à établir son quartier général pour la région des îles Lofoten et Vesterålen à Svolvaer. La Wehrmacht a obtenu des renforts après le raid sur les îles Lofoten, aboutissant à ce qu’un nombre considérable de soldats allemands (surtout des Waffen SS) ont été assignés aux secteurs de la Norvège du nord (environ 100 000 soldats).
Officiers britanniques ayant capturé
un drapeau nazi durant le raid.




























Ce raid des commandos britanniques sur les îles Lofoten est considéré la première victoire totale contre les Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale. La presse britannique a fait un écho énorme du "Lofoten raid" et cela a eu un énorme impact sur le moral des Britanniques
Le bilan de ce raid des commandos britanniques sur les îles Lofoten fut globalement positif : d'abord il a rassuré l'opinion britannique, qui pouvait enfin se réjouir d'une victoire contre l'Allemagne et surtout il a obligé l'Allemagne, humiliée, à maintenir une garnison surdimensionnée en Norvège. Ces troupes, stationnées stérilement en Norvège auraient sans doute été plus utiles sur le front Est lors de l'offensive "Barbarossa" le 22 juin 1941. Le côté négatif de ce raid fut une occupation très pénible pour les pauvres habitants norvégiens des îles Lofoten… En raison des terribles représailles allemandes effectuées sur les îles Lofoten après le raid, la plupart des membres de la résistance norvégienne demandèrent aux Britanniques de ne plus renouveler ce genre d'opération sur le sol norvégien.

Panache - 185 - Le soldat amateur

Panache - 185

Cameraman de guerre: Samuel Fuller

D'Hollywood à  Nurenberg:
John Ford, Samuel Fuller, George Stevens
Le caporal Fuller photographié
devant un panzer détruit en Normandie

Né dans une famille Juive - père russe, mère polonaise -, Samuel Fuller s’est distingué par son talent de journaliste « crime reporter » dans la presse tabloïd, puis de scénariste. En 1942, il rejoint la première division d’infanterie de l’armée américaine, la célèbre « Big Red One », participe aux débarquements en Afrique du nord et en Sicile sous les ordres de Patton, puis dans le secteur « Easy Red » sur la plage d'Omaha en Normandie le 6 juin 1944 à 6 h 30.

En 1994, il nous confie ses souvenirs : "Les trois heures sur la plage d'Omaha, je ne peux les oublier. Je revois le colonel Taylor nous engueulant après que Streczyk a ouvert la brèche pour pénétrer à l'intérieur des terres : « Get up, Get up ! Levez-vous, levez-vous ! Il y a trop de monde sur la plage. Ceux qui sont morts, ceux qui vont mourir. Allons mourir à l'intérieur ! »



















Je le dis souvent, à la guerre, il n'y a pas de héros. Il n'y a que des types qui ont peur. Parmi tous ces types, il y a des êtres remarquables, comme le chirurgien en chef de notre régiment, Charles Tegtmeyer. Je l'ai vu sur la plage passer entre les blessés, choisir ceux qu'on pouvait sauver et ceux qui étaient condamnés à mourir. Il les désignait... « Oui, non... cet homme vivra, celui-là  non. » Il prend des bouteilles de plasma tellement froides que le plasma ne coulait plus et les brise, furieux, contre les rochers.
Des US Medics soignent des blessés sur la plage d'Ohama.

Un blessé US est transfusé par des US Medics






























































Il y a aussi ces filles de la Croix-Rouge. Quand elles ont débarqué sur Omaha, elles pensaient que nous étions déjà à l’intérieur des terres. Elles étaient piégées comme nous. Elles venaient avec du café et des beignets, et pour ramener les blessés sur les navires. C'est une chose terrible de voir toutes ces filles tuées si rapidement.
Des Nurses (corps des infirmières militaires) sur le pont
d'un navire, repartant ou en route pour la Normandie.

Une Nurse prépare des pansements devant une tente probablement de l'antenne médicale d'Omaha Beach.


Je leur rends hommage. Hommage aussi à tous ces morts. Le 6 juin, mon régiment de 3 000 hommes a perdu 945 soldats et 56 officiers. Au soir du 6, les Américains avaient 3 500 morts sur la plage, la plupart tués par les mortiers de 88, leurs corps déchiquetés. Les prisonniers allemands étaient chargés de les ramasser, il fallait souvent réunir plusieurs membres n'appartenant pas forcément à la même personne pour reconstituer un corps..."
Omaha Beach, après le D-Day.
Sur l'estran pied d'un obstacle de
plage "rampe" en bois
gît le corps d'un GI qui n'a pas
 encore été ramassé, en arrière plan
un groupe de GI's indifférents.
Un soldat mort gît à l'endroit où il à été tué.
Il à été identifié à en croire l'étiquette
qu'il porte autour du cou.


Blessé en août 1944, Samuel Fuller combat dans les Ardennes, poursuit en Allemagne. En mai 1945, la Big Red One (première division d’infanterie) de l’armée américaine combat dans les Sudètes (alors en Tchécoslovaquie) et libère le camp de concentration de Falkenau. Avec la caméra envoyée par sa mère, Samuel Fuller, dans les rangs de cette unité, filme cet événement, ainsi que les bourgeois du bourg de Falkenau, qui ont allégué ne pas savoir ce qui se déroulait dans le camp, sont contraints de donner une sépulture aux internés morts.

Des civils allemands découvrent un amoncellement
de cadavres lors de leur visite du
camp de Buchenwald, le 16 avril 1945.
Des civils des environs de Weimar sont forcés par les soldats américains de voir les restes des corps des détenus dans les fours crématoires de Buchenwald pendant leur visite du camp de concentration. (16 avril 1945.)




                                                        La guerre vue par Samuel Fuller

C'est avec le portrait de l'assassin de Jesse James que commence sa carrière de metteur en scène, une carrière en rupture avec les grands dogmes hollywoodiens et tout entière consacrée à l'étude de la violence, celle du temps de la guerre (J'ai vécu l'enfer de Corée, Baïonnette au canon, China gate, Ordres secrets aux espiosn nazis, The Crimson Kimono, Les maraudeurs attaquent), celle des bas-fonds (Le port de la drogue, Maison de bambou, Les bas-fonds de New York, Police spéciale, Dressé pour tuer) celle de l'Amérique des pionniers (Le baron de l'Arizona, Quarante tueurs, Le jugement des flèches), voire la violence clinique (Shock Corridor).

 Pour les amateurs voici les liens des deux films ci-dessous: "Les Maraudeurs attaquent" en version FRENCH, "J'ai vécu l'enfer en Corée" en version VOSTFR

The Merrill's Marauders
The steel helmet
Panache - 001
Panache - 004


Panache - 009
Panache - 010


Panache - 011
Panache - 016
 Merci aux scanneurs des n°1-4-9-10-11-16. Ils se reconnaîtront. 


17 commentaires:

  1. Rallions nous tous au Panache de Lulu.
    Merci pour cette belle fiche Impéria(le). :4:

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    1. Oui....tous derrière le panache impérial blanc de Lulu IV...voila que je me prends pour Henri IV...triste...c'est la porte ouverte à l'asile psychiatrique.

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  2. Magnifique fiche superbe recherche Merci de me faire decouvrir.

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    1. Que ne ferait-on pas pour nos amis canadiens. Heureux que tu apprécies.

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  3. Des anciennes BD et de l'histoire .quel travail grandiose ! que demande le peuple ? merci pour toutes ces archives que tt un chacun devrait avoir .Bonne continuation .

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    1. Le peuple demande du pain, du vin (surtout) et des bonnes histoires.

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  4. Impossible de tout lire ce soir..... du monde à l'apéro et demain travail tôt mais ô énorme fiche ! merci général Lulu !!!!!!!!

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    1. Et voila des excuses...tu vas avoir des ennuis monsieur.

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  5. I'm back!!
    Beaucoup de retard, et en plus quel plaisir de lire les fiches gigantissimes et toujours excellentes de Prof Lulu, un régal !!
    Milles mercis pour tout

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    1. Béatitude, bien-être, bonheur, exultation, félicité, gaieté, joie, plaisir…enfin je suis content de ton retour. On va pouvoir reparler d’apéros, olives, gâteaux…et de temps en temps de BD….il faut ce qu’il faut.

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  6. Grand merci pour ce bouquet panaché et le cours magistral qui va avec.

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    1. Merci Momo (je peux quand même t'appeler ainsi), tu es toujours là pour faire un petit compliment.

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  7. Malheuresement les liens sont morts
    C'est bien dommage

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    1. Morts mais avec Panache ;)
      Au secours Lulu !!

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    2. OK re-up effectué. N'hésitez pas à nous signaler des liens morts. Bonne lecture.

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  8. Désolé mais il semblerait que la résurrection se soit mal passée ( 122 - 128 - 185 )

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    1. Le re-up est fait également pour les n° 122-128-185.

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