samedi 20 août 2016

Choc 3ème série















 

Choc (Comics Pocket) est une revue de l'éditeur Arédit/Artima dans la collection Comics Pocket.
33 numéros de mars 1972 à avril 1983 avec une interruption de 4 ans après le N°24. Format 13 x 19 cm. 164 pages jusqu'au N°21, puis 132 jusqu'à la fin. 17 recueils de deux numéros.
Revue de guerre du type "Brûlant" avec des séries comme "Sergent Fury", "Le Tank Hanté", "Les Perdants" ou "L'As Ennemi".

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Choc - 009 - La condamnation du Lieutenant.
Lien: Choc - 009


Le rôle du « bataillon de Corée » dans la guerre de Corée.

La guerre éclata dans la péninsule coréenne en juin 1950 quand l’armée nord-coréenne (NKPA) franchit le 38e parallèle et entra en Corée du Sud. Le général Douglas Macarthur, commandant l’ensemble des troupes américaines d’Asie de l’Est, prit immédiatement des mesures pour protéger les forces américaines présentes dans la région et s’en remit à Washington. Le président Truman, tenant compte de l’échec des puissances mondiales à empêcher la dernière guerre mondiale transféra des troupes américaines du Japon vers la péninsule coréenne et demanda aux Nations Unies de soutenir les efforts américains en sollicitant une assistance militaire de la part des États membres.




En France, le débat fut lancé sur la question d’envoyer ou non des troupes et, le cas échéant, sur la nature de ces dernières. Ce sujet était beaucoup plus épineux pour la France que pour les autres nations car ses troupes combattaient déjà une guérilla en Indochine. La solution la plus facile eût été d’envoyer un bataillon de l’armée d’active mais les besoins de la guerre d’Indochine et la disponibilité de volontaires conduisirent à la décision de former, spécialement pour ce conflit, une unité de volontaires.





Baraquement du bataillon français de l'ONU
Insigne du bataillon de Corée





De tous milieux économiques et sociaux, les volontaires accoururent. Presque les trois quarts des officiers, la moitié des sous-officiers et un quart des soldats étaient issus de l’armée d’active tandis que d’autres étaient réservistes. Tous les volontaires devaient être citoyens français mais une vingtaine étaient des vétérans de la Légion étrangère qui avaient acquis la nationalité française. Plus de la moitié des volontaires avaient déjà combattu ; tous les hommes avaient, soit déjà vu un combat et l’avaient apprécié, soit ils en avaient entendu parler et espéraient l’apprécier. Et un journaliste d’écrire : « Ils vont au combat comme on va à l’autel. »

Le nom officiel de ce bataillon était Forces terrestres françaises de l’ONU, mais à l’usage, il devint le bataillon de Corée ou le bataillon français. Quand le bataillon arriva à Pusan, la 8e armée américaine l’envoya à Taegu pour entraînement et acclimatation. Sur place, le bataillon fut entraîné aux opérations de nuit, aux patrouilles et se familiarisa avec les armes américaines. 

Soldats Nord Coréens.
Affiche de propagande chinoise célébrant les victoires chinoises et nord-coréennes durant la Guerre de Corée





Il était encore à l’entraînement quand les troupes chinoises s’engagèrent dans le conflit fin novembre. Les soldats français accueillirent la nouvelle avec joie puisqu’elle annonçait leur participation à un combat alors qu’ils craignaient que la fin ne fût proche.
À la mi-décembre, le bataillon de Corée fut incorporé au 23e régiment d’infanterie au sein duquel il allait servir pendant toute la durée de la guerre. Le colonel Paul Freeman était à la tête du 23e RI.

Forces Alliées en approche de Wonju, Corée du Sud, janvier 1951
En janvier 1951, le 23e RI et son bataillon de Corée avaient pris position à l’est de Séoul. La 2e division avait reçu l’ordre d’empêcher les troupes chinoises de se positionner sur le flanc droit de la 8e armée américaine. Le 7 janvier, ils livrèrent une rude bataille près de Wonju et le combat se poursuivit avec de petites victoires chèrement payées. Finalement, le 12 janvier, Freeman engagea son deuxième bataillon et le bataillon Français dans une forte offensive qui aboutit à la prise d’un sommet sensible.

C’est au cours de cette offensive que les Français livrèrent le premier des combats au corps à corps qui allait les rendre célèbres. Des journalistes assistèrent au combat et, rapidement, le récit vint s’ajouter au mystère et aux traditions du bataillon. Les Français avaient naturellement fixé des baïonnettes avant les échanges de feu et les utilisaient quand le combat au corps à corps s’imposait. 
Ils eurent également le sentiment que les paysans chinois, devenus leurs ennemis, redoutaient plus les baïonnettes qu’ils pouvaient voir que les balles qu’ils n’apercevaient pas.
Fin janvier, le général Ridgway lança ses troupes à la poursuite de l’armée chinoise ; les services de renseignement avaient peu d’informations et il n’y avait pas eu de contact avec les Chinois depuis la débâcle du mois de novembre. Comme les patrouilles progressaient davantage chaque jour, tous savaient que la rencontre et le combat étaient proches. Quand une patrouille du 23e RI rencontra les Chinois à plus de 16 km devant la ligne de résistance des forces de l’ONU, elle fut pratiquement anéantie avant l’arrivée des renforts. Connaissant la position des Chinois, Freeman se déplaça avec ses troupes hétéroclites pour prendre et contrôler le carrefour de Chipyong-ni, point stratégique de contrôle des mouvements latéraux de première lignes, à proximité duquel la patrouille avait été battue.
Le petit village de Chip Yong Ni était entouré sur trois côtés par des collines basses . Les rizières autour du village et des collines consistaient la majeure partie de la vallée . Celle-ci même est délimitée par les grandes montagnes . Avec seulement 2.500 fantassins , le colonel Freemen s'est retranché le long des petites collines en "box formation".
La photo ci-dessus a été prise environ vers le 5 février 1951 montrant les soldats du 23e régiment d'infanterie prendre une pause au alentour de Chipyong -ni .


Après une journée à se déplacer lentement, passée à dégager les lignes de crête et à escalader des collines gelées, les troupes atteignirent une arête sur laquelle deux tunnels de chemin de fer pénétraient dans la vallée. Au sud, une colline abrupte la surplombait. La première compagnie française escalada le sommet glacé et installa un périmètre de sécurité, sachant qu’elle était seule ; le flanc était si raide et si éloigné du gros des troupes qui se trouvaient dans le nord, qu’il était impossible d’envoyer des renforts à temps. Freeman et Monclar disposèrent le reste de leurs troupes en formation en fer à cheval, orienté vers le sud, la compagnie française de blindés bloquant l’ouverture.

L'artillerie de l'Armée populaire nord-coréenne bombarde
les positions alliées lors de leur offensive.
La nuit fut froide et brumeuse, il n’y eut aucun signe de l’ennemi jusqu’à environ 2h00, heure à laquelle les éclats d’une bataille retentirent depuis le sommet tenu par la première compagnie. La première attaque contre la principale unité eut lieu vers 5h00, un mauvais présage, car d’habitude, les Chinois, qui redoutaient les frappes aériennes américaines, attaquaient plus tôt et s’en allaient au lever du jour. 


Les soldats surent qu’ils allaient devoir se battre et les événements leur donnèrent raison. Un des vétérans décrit ce moment comme « une des batailles les plus curieuses de l’histoire de l’infanterie, menée à coup d’explosions, sans interruption depuis la fin de la nuit jusqu’après 16h00 ». La journée fut ponctuée de moments difficiles et le commandant Maurice Barthélemy, troisième officier dans la hiérarchie du bataillon français, fut occupé à redéployer ses renforts épars pour combler les brèches et les lignes percées. En fin de compte, subissant de lourdes pertes et disposant de peu de munitions, Freeman et Monclar se préparèrent pour l’ultime combat de résistance devant la tente de l’état-major, conservant armes et munitions pour une bataille finale. 
Soldats chinois à l'assaut des positions alliées. 

À cause de nuages bas, les soutiens tactiques aériens ne purent intervenir de toute la journée ; les avions survolaient le champ de bataille mais ne pouvaient pas distinguer l’action. Juste au moment où les Chinois lancèrent l’assaut final, une petite ouverture apparut entre les nuages, au-dessus du champ de bataille. L’officier de liaison de l’armée de l’air américaine demanda au chef d’escadrille s’il pouvait la voir : « Nous sommes juste en dessous et nous avons besoin d’aide. » « Nous voilà » répondit-il et une escadrille de Marine Corsairs fonça à travers cette ouverture et fit reculer les Chinois. Ce fut l’une des opérations de sauvetage les plus spectaculaires, à tel point que Freeman déclara que même Hollywood n’en voudrait pas. En l’espace de quelques minutes, la bataille s’acheva.



Durant la guerre de Corée, le Corsair fut utilisé pour 80 % des missions d'appui au sol.
Le Corsair AU-1 était une version pour l'attaque au sol produite pour cette guerre.
L'avion abandonnant son statut de supériorité dans les airs durant la Seconde Guerre mondiale
au profit des missions d'appui au sol dans le conflit coréen. Généralement, les Corsair
attaquaient avec canons, réservoirs de napalm, bombes et roquettes.

F86 Sabre en attaque sur une formation ennemie 28 janvier 1951


Le jour suivant, la troupe se déplaça pour prendre et contrôler Chipyong-ni, à environ 7 km des deux tunnels du champ de bataille. Sur place, le régiment s’engouffra dans une zone vallonnée entourant la ville mais qui était surplombée à quatre ou cinq kilomètres de là par une chaîne de montagnes. Le seul terrain vraiment plat se trouvait à l’ouest du village où des rizières gelées dégageaient de bons champs de tirs sur deux à quatre kilomètres. 
Des soldats dans une tranchée soumise aux tirs des mortiers chinois. 
La stabilisation du front en Corée vers l'automne de 1951 força les belligérants 
à s'enterrer, ce qui n'est pas sans rappeler les combats de la guerre de 1914-1918.
Freeman confia ce secteur ouest au bataillon français et tous les soldats se préparèrent pour l’attaque que tout le monde attendait. Les troupes passèrent environ deux semaines à creuser, à patrouiller, et à renforcer leurs positions. Les soldats français construisirent fatalement de meilleurs postes de combat que les Américains, de profonds terriers dans des sols recouverts de riz, disposant parfois de tranchées pour relier les postes adjacents. Et un journaliste de décrire : « [Dans son terrier], il creuse d’un côté une étagère et il y dispose soigneusement, comme dans une épicerie, ses grenades et ses munitions de rechange pour les avoir à portée de main. Plus bas, il creuse une autre étagère et il y allume un petit feu et réchauffe sa nourriture…Il tend un poncho au-dessus pour se protéger de la pluie et y place un carton dont il se servira comme tuyau de poêle. » Les affrontements avec les Chinois devinrent plus fréquents et plus violents. Après dix jours, ils bloquèrent le principal chemin d’approvisionnement de l’arrière. Aux environs du 12 janvier, Freeman reçut l’autorisation de faire reculer sa division et ses commandants de corps sur les lignes onusiennes mais Ridgway annula cet ordre ; Chipyong-ni était un carrefour si important qu’il ne pouvait pas être abandonné. Les soldats se préparèrent pour l’offensive.
Le Compte-rendu de la bataille de Chipyong-Ni des 13, 14 et 15 février 1951, décrit ainsi la situation : « La vallée et le défilé [de Muchon] peuvent avoir 300 mètres de largeur. Deux contreforts venant de la cote 453 au sud et de 319 au nord la dominent. Le village est à l’ouest du défilé du côté de l’ennemi. La position offre des champs de tirs très étendus. Elle restait en angle mort pour l’artillerie … On se demande pourquoi les Chinois sont passés par là. Il est possible que dans la nuit, ils aient suivi nos traces. Par ailleurs ils portaient des charges d’explosifs et il semble que, dans leur volonté d’anéantissement du Groupement tactique, ils voulaient couper la route pour interdire la retraite des véhicules ».
Le 13, les patrouilles remarquèrent des mouvements autour du village et tout le monde espérait combattre cette nuit-là. Ils ne furent pas déçus ; vers 22h00, le bataillon français et le 1er bataillon du 23e RI furent frappés par des tirs de mortier et d’armes légères. Dès que l’offensive terrestre fut lancée, les Français activèrent une sirène dégotée dans un atelier d’usine de Wonju. Son retentissement renforça le moral des troupes assiégées et produisit un effet psychologique sur les attaquants, puisqu’il recouvrait les coups de sifflet et le clairon des Chinois. Les Français résistèrent jusqu’au dernier moment puis ouvrirent le feu et repoussèrent le contingent ennemi, dont plus d’une vingtaine de soldats périrent et une douzaine se rendirent à l’aube.
L’armée chinoise subit à Chipyong-Ni sa première défaite d’ampleur perdant, en 4 jours de combat, près de 10 000 hommes.

Après minuit, les Chinois frappèrent le périmètre français en y dirigeant leur principale offensive dans le but de percer la ligne et de s’emparer du poste d’artillerie qui se trouvait derrière eux. Depuis leur baptême du feu de Wonju, les Français avaient ajusté leur stratégie. Comme beaucoup d’entre eux tombaient au cours de cette bataille des tranchées, ils commencèrent à construire une fausse première ligne bien en avant de leurs positions-clés. Quand ils furent attaqués, ils purent abandonner ces postes pour rejoindre leurs lignes principales, engageant le combat contre les Chinois à la baïonnette. Certains soldats préféraient utiliser d’autres armes pour le combat au corps à corps et contre-attaquèrent farouchement à l’aide de haches, de massues et de manchettes ; peu de Chinois résistèrent à ces hommes déchaînés.
Photo prise le 2 février 1951 par le photographe Carl Mydans pour le magazine LIFE représentant des soldats chinois morts lors de la bataille de Chipyong-Ni

Le commandant Barthélemy était sur tous les fronts pendant ces opérations, donnant des ordres à sa compagnie de réserve pour renforcer la première compagnie dès que les attaques réussissaient à percer les lignes. Juste avant 03h00, il demanda à l’officier de renseignement de signaler qu’ils étaient en difficulté et qu’ils manquaient d’hommes. 
Char M4A3E8 Sherman en position de tir sur une colline.
Le régiment envoya des mitrailleuses lourdes et quatre chars d’assaut pour renforcer le front, et vers 04h30, la ligne était à nouveau sécurisée.
L’attaque finale nocturne frappa les lignes françaises aux environs de 05h30. Des canons sans recul permirent de consolider la défense et repoussèrent les Chinois derrière une mince arête avant que les Français n’abandonnent leurs positions et ne les attaquent par surprise à la baïonnette. 




Le Bataillon Français de l'ONU en Corée : 1950 - 1953.
Prisonnier chinois à Putchaetul.
La malheureuse unité s’enfuit mais les Français s’emparèrent de quatorze prisonniers. Interrogés par le colonel Freeman, qui parlait chinois depuis son séjour en Chine pendant la Seconde Guerre mondiale, ils confirmèrent que le périmètre était attaqué par cinq contingents de cinq divisions d’un total d’environ 30 000 hommes.
La principale préoccupation venait des munitions. Outre les fusils, les Français n’avaient que 750 cartouches de mitrailleuses, huit obus de mortier de 60 mm et 25 grenades. Des munitions furent parachutées pendant la journée mais pas d’obus de mortier : une situation non satisfaisante au début de la deuxième nuit d’attaques. Vers minuit, les Chinois chassèrent les Américains du côté gauche et français de la colline, découvrant le flanc français puisque ces derniers s’apprêtaient à envoyer des renforts à leurs alliés. Cette nuit-là, tous les postes furent attaqués. Cependant, le périmètre résista et, le 15 février, des attaques aériennes frappèrent les positions postées autour de Chipyong-ni. Le commandant Barthélemy coordonna des attaques en avant des positions françaises. Néanmoins, ils étaient toujours à court de munitions, et tous redoutaient une autre nuit d’attaques.
Tard dans la journée, des soldats entendirent parler d’une colonne de blindés en chemin pour leur prêter main forte. Après avoir essuyé de terribles tirs ennemis sur une large distance, une colonne de blindés de la 1re division de cavalerie entra dans le périmètre tard dans l’après-midi. À son arrivée, les soldats chinois comprirent qu’ils étaient battus et les forces de l’ONU purent les voir s’enfuir en tous sens.
Le bataillon français resta avec ses camarades américains deux années supplémentaires et ne se retira qu’après la signature de l’armistice en juillet 1953. 


Les 267 militaires décédés durant cette guerre appartenaient au bataillon français de l'ONU (BF/ONU). Composé de 3 700 volontaires, ce bataillon représentait la participation française à la force d'intervention décidée par la résolution 83 du Conseil de Sécurité du 27 juin 1950.
Busan, la seconde ville de Corée, en mémoire des soldats de l’ONU. Des drapeaux érigés sur les pierres tombales et les cénotaphes indiquent la nationalité des soldats inhumés au Cimetière Commémoratif des Nations Unies.



Choc - 010 - Lieutenant de SS




                                                                                                     Lien: Choc - 010

11 commentaires:

  1. Encorée un sacré Choc avec ta sublissime fiche historique Prof Lulu, le Leroy Ladurie du PFG (petit format de guerre) !!
    Mille mercis, cher ami ;)
    :8:

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  2. J'avoue que j'ai dû aller voir sur le net qui est Leroy Ladurie....et c'est plutôt flatteur pour moi. Merci mon gentil Doc.

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  3. Impeccable comme leçon d'histoire!Grand merci Professeur.

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  4. Impeccable comme leçon d'histoire!Grand merci Professeur.

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    1. Absolument ! merci Ô grand Prof L.

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    2. Que des compliments….j’aimeeeeeeeeeeeeeeeeeeeee. Merci à vous deux.

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  5. 1ere diffusion de cette série (1972-83) Bravo !
    c'est cool depuis quelques temps vous posté vos propres scans/retouche, j’apprécie beaucoup.

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    1. Salut Baron ;)
      Nous apprécions aussi beaucoup les tiens.
      Profitant de l'été nous avons ouvert de vieux cartons et il va y avoir beaucoup d'inédits à venir.
      :8:

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  6. Salut, oui mais disons également que parfois les scans proposés ne sont pas taggés, pas facile de retrouver l'auteur mais nous essayons dans la mesure du possible de signaler l'auteur - Et oui en ce moment pas mal de "productions" maison !

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  7. Encore une superbe fiche.
    Grand merci Tonton Lulu ! :53:

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