samedi 15 octobre 2016

S.O.S




 


S.O.S est une revue de bandes dessinées parue aux éditions Artima. 103 numéros au format 11 * 17 cm jusqu’au 31 puis 13* 18 cm plus trois spéciaux. Parution de d’avril 1959 à novembre 1965. Les héros principaux sont Ray Halcotan et Luc Hardy .

Infos complémentaires: exellente fiche du Doc
http://bdvintagerares.blogspot.be/2015/10/sos-1ere-serie.html

Je vous propose S.O.S n°60-69




Lien: S.O.S - 060
Lien: S.O.S - 069





Le pilote de chasse Lewis a donné l’ordre " scramble "
Il boucle rapidement les sangles de son parachute.
Il ajuste son casque et se dirige vers le cockpit de son «pet » (animal de compagnie) hurricane. 


Lewis descend de son avion
après le combat aérien.


FIGHTER COMMAND

LES HÉROS DE LA R.A.F. SAUVENT L’ANGLETERRE.

Aujourd'hui les hommes les plus importants de l’Angleterre sont  quelques milliers de jeunes gens qui volent durant la bataille d’Angleterre sur les chasseurs Hurricane et Spitfire. L’automne dernier ils ont sans doute sauvé l’Angleterre de l’invasion nazie. Hitler doit d’abord les effacer du ciel de Grande-Bretagne avant qu’il n’ose ce printemps envahir l’Angleterre.

Sur ces pages LIFE vous emmène sur un véritable aérodrome de la R. A. F. du Fighter Command durant le blitz de l’automne dernier. Ici vous voyez un nouveau genre de - battle action – de ce qui se passe sur le terrain d’une - fighter station - tandis que le destin d’une nation fait rage dans les nuages. Ici, vous rencontrez un nouveau lot de jeunes héros britanniques — des courageux pilotes de chasse dont le succès suprême est la destruction des avions nazies ce qui les distingue même de leurs plus éminents compagnons.

L’As des As de la R. A. F. est le jeune homme sous un vent violent en haut de page. Il est le Flying Officer Albert Gerald Lewis et sur cette page il décolle dans son chasseur Hurricane pour combattre un autre Bombardier allemand. Il est un sud-africain de Kimberley, qui à 22 ans a abattu au moins 28 avions nazi, le score le plus élevé dans la R. A. F. En une seule journée, il a obtenu cinq victoires, un autre jour il a obtenu six allemands en six heures. Pour ceci et pour d’autres exploits, il a reçu la Distinguished Flying Cross avec palme. En novembre, il a été lui-même abattu, brûlé dans son avion en flamme de la tête aux pieds, il est parvenu à sauter en parachute. Fin janvier, il était - back in action - et toujours vivant et combatif.

D’Albert Lewis et de ses amis, le premier ministre Winston Churchill a dit : "Jamais dans le domaine de la guerre tant d'hommes n'avaient eu une telle dette à l'égard d'un si petit nombre d'individus ". Ces jeunes aviateurs britanniques, contrairement à leurs adversaires allemands, sont minutieusement modestes. Il y a peu ou pas de vantardise et de fanfaronnade chez eux et ils combattent les allemands avec une sorte de perfection qui fait l’envie de toutes les autres forces aérienne dans le monde. Leur job demande un jeune homme combatif  avec un grand calme et un grand optimisme, de préférence pas amoureux. Très peu de ces jeunes pilotes de chasse sont mariés. Leur gamme d’âges tourne autour de 23 ans. Ils prennent confiance en eux et de la concentration pour tuer dès le début, souvent et rapidement, sans un sentiment de culpabilité.

Après avoir démarré le moteur, l’équipier au sol aide
Lewis à s’installer dans le cockpit.
Lewis part simplement, sans être face au vent,
oscillant des ailes et droit vers l'ennemi.


PILOTES DE CHASSE BRITANNIQUE SE DÉTENDANT AVEC DES CAMARADES ENTRE LES ROUNDS DU COMBAT AÉRIEN.


Combattants relax le soir dans le « lounge »  du Mess des Officiers. Sur le sofa est assis « l’Army officer » commandant  les défenses militaires de l’aérodrome et tenant, dans une chope d’argent, un  « half a cam » de bière. Entre temps il est décédé en combat aérien.   Les « squadrons » 17 et 85 partagent cette station. Un jour cette équipe a abattu en cinq minutes,  15 bombardiers en piqué Stuka lors de l’attaque d’un convoi. 




























Dans une heure de péril suprême, l’Angleterre demande de l’héroïsme de la part des jeunes pilotes de chasse de la R. A. F. et elle l’a obtenu. L’automne dernier les yeux de chaque anglais qui pouvait voler étaient rouges de lassitude, les joues pâles et étirés, les nerfs au point de crier. Les escadrons de chasse ont décollés toutes les heures pour massacrer des allemands et sauver leur île. Certains de ces jeunes hommes sont maintenant disparus. Il y a quelques nouveaux visages dans les squadrons. Et quand l’épreuve vient une fois encore, dans les jours, les semaines ou les mois prochains, ces hommes seront prêts.

En attende d’action dans le « Dispersal Hut », les pilotes sont
couchés dans des lits de camp. L’adjudant à l’extrême droite,
a comme mission de répondre aux appels téléphoniques
du Quartier Général. « L’Intelligence officer »  près de lui
écoute le rapport des pilotes. 
Regardez attentivement les deux photos sur ces pages. Ils montrent les combattants de la R. A. F. sur le terrain, entre les combats, relativement détendu, appréciant la compagnie de leurs camarades entre les longues heures de solitude totale dans le ciel. La - Dispersal Hut - ci-contre est au bord du champ d’envol. Le salon du mess des officiers en haut est le - gentleman’s club - de la station de combat. Les lourds fauteuils de cuir, l’argent des chopes de bière, le garçon en veste blanche, lui donne un air presque de luxe. Alors que les films héroïques de la dernière guerre ont  montré des tranchées boueuses et des égouts sales, cette scène montrera l’ambiance héroïque dans les films de cette guerre pour de longues périodes à venir. Ici on trouve de la bravade, de la nonchalance, bref de la camaraderie et les fantômes des morts. Ici le langage qui est parlé est un charabia que les civils ne peuvent comprendre.

Dans l’argot de l’homme de la Royal Air Force, le cockpit de son avion est le « pulpit » ou « office » le verre qui le recouvre est le «greenhouse». Au lieu de décoller, il  «scrambles »,  à la place de prendre de l’altitude, il « angels ». Il «peels off » pour se détourner d’un autre avion. Il « jinks » ou « snakes » pour esquiver les tirs. Il appelle le parachutisme «jumping out the window», un armurier de l’équipe au sol un « plumber» un opérateur radio une « jeep », un gilet de sauvetage une « Mae West, » un parachute un « brolley », une bombe larguée un "Mickey Mouse", un hôpital, un « dosk » et un artilleur antiaériens un « Mahoney boys ». Dans ce dialecte étrange adapté d’écoles publiques, des films, des quais, des terrains de chasse,  « gate » signifie voler avec la manette des gaz grand ouvert et «flap up» faire quoi que ce soit à la limite. Un avion est un « kite » ; il devient un « hulk » quand il est endommagé. Toute formation de masse ennemie est un « Balbo ». » Mener deux escadrons au combat c’est « driving the train», patrouiller c’est «doing an orbit ». Les copines sont des « popsies» les pick-up des «sniggers » et les prostituées des « crumpets. Un «line-shooter» est un fanfaron et il est invariablement «binding » (ennuyeux). Quand il commence à se vanter de ses exploits, tous les autres pilotes de son escadrille chantent gravement ensemble la fameuse ligne sous une caricature de « Punch cartoon »: « j’étais là à 3O. OOO pieds de hauteur, suspendue dans les courroies, ma tête en bas. Et qu’est-ce que j’ai fait ? » Cela arrête presque habituellement n’importe qui.

L’ordre de se battre vient à ces jeunes hommes via un appel téléphonique du « Fighter Command Headquarters » qui a été informé de l’approche d’avions ennemis par les observateurs le long de la côte. Le chef d’Escadron pose le téléphone et dit «A scramble». Les équipes au sol ont commencé le démarrage des moteurs d’avions au moment où les pilotes les atteignent. Les avions roulent simplement à travers du champ et sautent littéralement dans les airs, sans se soucier de se placer la tête au vent. Chaque pilote entend alors dans les écouteurs du téléphone intérieur de son casque radio « plus de 30 Heinkels en  approche de Dover... hauteur 17,000 ft.... Votre vecteur 160... pliez 20 [degrés) à droite. » Puis il entend seulement le code du Leader, qui se termine par le cri de guerre, « Tallyho, » ce qui signifie chaque homme pour soi.


Après que le pilote de chasse ait affronté l’ennemi et appuyé sur la détente des huit canons, il retourne à la maison. Mais la maison peut être, pas la station de combat principale d'où il a décollé, mais l’un des plusieurs champs de pâturage auxiliaires dispersés dans le pays. Là, il va dormir dans une tente et manger en plein air. Cette dispersion des avions a été à l’automne dernier le véritable secret de la victoire de la Grande-Bretagne. Durant les jours de combats, l’avion de chasse ne va jamais dans un hangar sauf s’il a besoin de colmater quelques trous de balle. Entre eux, ces jeunes britanniques ont abattu 4 250 avions allemands, souvent coûteux, dont plusieurs bombardiers. Le prix qu’ils ont payé est de 400 pilotes et de 852 avions.


LES COMBATS DE LA BATAILLE D'ANGLETERRE  ONT LIEU A PARTIR DE PETIT AÉROPORT SECRET COMME CELUI-CI.


Entre les combats, un membre de l’équipe au sol est assis
à l’ombre de l’aile d’un avion, l’appareil de démarrage
d’urgence déjà accroché à ses pieds. On distingue quatre petits
 trous dans le bord avant de l’aile. A travers eux, quatre
mitrailleuses de l’avion sur huit tirent à l’unisson.
L’avion rugit et l’équipe au sol détache le démarreur d’urgence. On lui souhaite bonne chance. À peine une minute s’est écoulée depuis que le téléphone a sonné dans la « Dispersal Hut ». Le pilote a environ quatre minutes pour atteindre 10 000 ft.


Droit devant, le pilote amène le chasseur en l’air.  Notez la direction
sur le côté du nuage de poussière. L’orthodoxie de vol serait de
décoller face au vent mais les pilotes d’Hurricane sont toujours
pressés et donc subisse presque toujours un vent contraire au décollage.
A peine à 50 pieds au-dessus du sol, les roues du train d’atterrissage sont déjà à moitié rentrées. Un autre aviateur sur cet aérodrome a décollé si près du sol à une vitesse de 350 milles à l’heure qu’il y avait de l’herbe sur le « wireless bar ». Tous volent comme des fous prudents.


Deux avions d’une section se dirigent vers l’ennemi. La nuit précédente,
le Bombardier Whitley à l’arrière gauche est arrivé endommagé
d’Allemagne. Le pilote a dit à l’équipage de sauter, puis il s’est écrasé
dans la clôture. L’avion a été réparé.
Une caméra enclenchée par la détende des mitrailleuses de l’Hurricane, prend cette photo d’un bombardier allemand Heinkel III qui subit le feu des « eight-gun » du pilote britannique et qui commence à se briser et descendre en flammes. Les pilotes oublient généralement de charger l’appareil entre deux vols.


L’Hurricane ne revient pas sur le terrain de sa base, mais sur l’un
des centaines de petits aérodromes d’urgence dispersés sur
l’Angleterre. Le bunker au premier plan protège l’avion de fragments
de bombes. Les tentes à droite sont pour les pilotes et les équipages au sol.
Un camion d’huile est situé à gauche.
Avant même que le pilote ait eu le temps de sortir, le camion d’essence roule afin de remplir ses réservoirs et un mécanicien ouvre  un côté de l’avion pour vérifier le radio téléphone. L’avion doit toujours être prêt pour le combat. YV sont les lettres de l’Escadron.


Trois armuriers, appelés « plumbers », rechargent avec des bandes de munitions les huit mitrailleuses de l’Hurricane. Chaque arme reçoit 300 balles, assez pour durer en brèves rafales 15 secondes de tir. Chaque avion utilise douze hommes de terrain pour la maintenance.






















7 commentaires:

  1. Splendide fiche !!!!!!!!!!!!!
    Super Lulu, vainqueur incontesté du PF de guerre ;)
    Mille mercis cher ami, à quand le livre ou tu réuniras toutes tes chroniques?

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    1. Je propose de créer un Lulu's War Comic Blog !!

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  2. Pour le moment je suis au restaurant chinois à la mer du Nord. ..ils sont partout ces chinois. ..pour le blog war comics. ..je vous aime trop pour vous quitter.

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    1. Pas question de nous quitter ;)
      mais une déclinaison (un spin-off) du BDMag :)

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  3. Toujours au top les fiches à Lulu !
     :57:
    Non, Lulu
    Ne nous quitte pas
    Nous t'offrirons
    Des perles de drache
    Venues de régions
    Où il ne pleut pache.

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  4. BlueHost is one of the best hosting company for any hosting plans you might require.

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