samedi 12 novembre 2016

A l'assaut des démocraties



 

Monsieur METEO (Jules Metz)
Après avoir consacré l'essentiel de sa carrière à la météorologie, Jules Metz dit Monsieur Météo, né à Neufchâteau le 20 juin 1925, se tourne vers l'Histoire.
Soucieux de contrecarrer la montée de l'extrémisme, il décide d'écrire l'histoire de la seconde guerre mondiale en s'appuyant tant sur des souvenirs personnels, -il était engagé à l'époque dan la R.A.F. -que sur ceux de ses compagnons d'armes.





Willy Vassaux
Après l'Athénée Royal de Florennes, Willy Vassaux, né le 29 octobre 1945, suit les cours de l'Académie des Beaux-Arts de Namur. Professeur de dessin, il se tourne en 1975 vers la bande dessinée ésotérique avant de se consacrer à la bande dessinée historique avec "Nuts, Bastogne, la Bataille des Ardennes" paru en 1984.
"Le prix de la Liberté" est une nouvelle occasion pour lui de mettre en valeur son "coup de crayon" réaliste.






Lien: A l'assaut des democraties


Attention: Les images et textes proviennent des magazines Signal et Der Adler. Ceux-ci s’adressent à un public averti, en effet servant la propagande nazi, les articles parus dans Signal et Der Adler, ne sont évidemment pas le reflet de la vérité, mais ils peuvent être à la base de réflexion et de travaux sur cette période terrible.



Des sections d’assaut d’un régiment de parachutistes sous le commandement du capitaine Koch et du premier-lieutenant Witzig quittèrent au point du jour du 10 mai un aérodrome allemand avec mission d’assurer l’avance des troupes allemandes dans le secteur frontalier belgo-néerlandais par la prise de points stratégiques importants. L’audacieuse opération eut le plus complet succès. Pendant que les troupes d’assaut du capitaine Koch occupaient par une attaque éclair plusieurs têtes de pont en neutralisant les charges destinées à les faire sauter et donnant ainsi route libre pour les Allemands survenant, le détachement du premier-lieutenant Witzig réussit la prise du fort d’Eben-Emael par un héroïque coup de main unique dans l’histoire de la guerre. Eben-Emael, l’ouvrage le plus considérable de la position fortifiée de Liège et son pilier principal, domine les passages de la Meuse et du canal Albert près de et à l’ouest de Maastricht. Le fort d’Eben-Emael est constitué de plus de 40 casemates des plus modernes. Il est situé sur un plateau défendu de deux côtés par le canal Albert et un fossé rempli d’eau et des autres par des pentes escarpées. Toute la colline est minée. Les dépôts de munitions et tous les locaux se trouvent sous terre. Tous les ouvrages sont reliés entre eux par des galeries souterraines. Cette position était réputée imprenable. L’esprit inventif allemand conjugué à l’élan héroïque de soldats décidés a amené en peu d’heures sa chute. Lorsqu’il est question d’Eben-Emael qui deviendra un exemple dans l’histoire militaire il ne faudra pas oublier que l’artillerie allemande de la Flak a eu une part importante dans la conquête de cette forteresse. Un détachement de Flak légère et lourde a contribué efficacement à une prise rapide.

Vue du canal Albert qui - comme formidable obstacle - constitue une partie importante du fort d’Eben-Emael. Ce canal qui constitue la liaison entre la Meuse et le Geer, se situe à une profondeur de 65 mt. La photo, prise lors de l’inauguration  du canal, donne une idée de la grandeur et de la puissance de ce bastion belge qui fût cependant emporté en peu d’heures par une poignée de courageux allemands. En sorte que peu après, le drapeau à croix gammée put flotter sur la citadelle de la forteresse de Liège en signe de fière victoire.
Vue des ouvrages en bordure du fort d'Eben-Emael. Au fond on
aperçoit le canal Albert. les hauteurs dominantes sur la photo
assurent l'avant-terrain du fort. 


Positions de campagne belges sur les
hauteurs du canal Albert; Elles font
partie du système fortifié d'Eben-Emael
et, comme on pourra visiblement s'en
apercevoir sur la photo, ont été depuis
longtemps et soigneusement réalisées.
La garnison du fort est emmenée en captivité.

Ce bombardier français a été abattu par des chasseurs allemands dans les
environs du fort d'Eben-Emael et a éclaté en touchant le sol. A l'avant-plan
on reconnait un canon de bord. 

Lorsque des tranchées sont établies dans le voisinage immédiat d'habitations,
il est impossible d’épargner les maisons. les bombes d'avion qui ont détruit
ou mis en fuite les soldats belges ont aussi causé du dommage aux maisons. 


L'entrée du fort d'Eben-Emael située dans la vallée. De là, un chemin souterrain conduit vers les casemates enfouies sous le fort. les ruines des maisons situées devant l'entrée du fort témoignent de la violence des coups que l'aviation allemande a fait dégringoler sur le fort.

Ce village est également situé dans la vallée au pied de la
forteresse: il était occupé par de forts éléments belges. Le
terrible effet des Stukas et le tir de l'artillerie Flak ont laissé
de très visibles traces.
Photo du même village. Une seule bombe
a détruit non seulement cette maison mais
encore beaucoup d'autres aux alentours.

-Photo de gauche: Déjà les moteurs des avions de transport vrombissent au-dessus du but assigné aux parachutistes. On peut reconnaître distinctement les ponts sur le sillon d’argent de la Meuse. Ces ponts qui s’étendent d’une rive à l’autre et dont il importe à tout prix de s’emparer. Le saut vient de commencer. Comme les mailles d’une chaine lancée dans le vide, les hommes se détachent de leur machine. Au-dessus des premiers parachutistes, le parachute vient de s’ouvrir, ce parachute qui les portera à terre, commence par les balancer par de grands mouvements de pendule. Les suivants s’élancent encore d’un plongeon audacieux dans l’air, alors que les derniers s’apprêtent à sauter dans le vide. Tout ceci se passe au-dessus du territoire ennemi, au milieu de mille dangers, sans considération de la défense, avec le même calme et la même précision qu’au cours des innombrables exercices qui ont précédé l’entrée en guerre.

Photo de droite: Vue aérienne du pont de Moerdijk sur la Meuse au Sud de Rotterdam. Pour les opérations de l’armée allemande, il était d’importance capitale de préserver ce pont de la destruction ce qui fut possible grâce à l’intervention éclair des parachutistes. Sur la photo il est possible de distinguer des deux côtés de la tête de pont, soit de Moerdijk et de Willemsdorp, des points blancs marquant les parachutes abandonnés aux aires d’atterrissage.
Sans entraves, le ravitaillement de l’armée combattant à l’ouest roule sur ce pont. Grâce à l’intervention opportune des troupes d’assaut de l’aviation, il a été possible d’éviter que ce pont ne saute. Les Anglais ont essayé dans les premiers jours par des attaques vraiment désespérées menées avec beaucoup de cran d’attaquer les ponts de la Meuse mais leurs bombes sont tombées en grande partie sur la ville et les ponts n’ont pas été touchés. Le résultat de ces attaques constitue le cimetière d’avions de Maastricht comme appellent nos soldats l’amas d’appareils anglais et français qui furent abattus dans les environs de Maastricht. La Flak allemande a une part importante dans ces avions abattus.











Stukas brechen vor !

Très près, au-dessus des têtes de l’armée belge en retraite, les Stukas attaquent avec une telle puissance que toute résistance s’avère inutile. Alors que vagues d’attaque sur vagues d’attaque se succèdent contre l’ennemi en débandade, la fuite devient un chaos. Sans trêve, les bombes droit au but fendent la mer des fuyards. Des caissons de munition sautent, les chevaux s’emballent et en moins d’une minute, la route s’est couverte de débris.

Les positions fortifiées des Belges n'offrent
guère de protection contre les attaques
incessantes de nos chasseurs de combat.
Bien vite, elles seront mûres pour l'assaut.
Pendant que les aviateurs allemands ouvrent la voie aux troupes allemandes qui s’avancent victorieusement en Belgique et en Hollande, les Stukas travaillent aussi sur les côtes et sur mer: ils lancent leurs bombes bien au but sur les navires de guerre et les transports de troupes.

Les Stukas se précipitent sur les aérodromes ennemis avec la plus grande violence. Une grande partie des avions de l'ennemi est détruite au sol. la suprématie allemand dans les airs est incontestable. 


14 commentaires:

  1. Merci de cette decouverte et de la belle fiche explicative, je decouvre.

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    1. Jules Metz a présenté pendant des années la météo sur le Radiotélévision Belge (RTB). Il était aussi connu en Belgique que Catherine Laborde ou Evelyne Dhéliat en France. J'ai essayé de trouver le nom d'une présentatrice météo au Quebec...j'ai fais chou blanc.

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    2. Elles ne restent pas longtemps a cete position c'est un tremplin pour faire d'autre chose ensuite dans la station de TV

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  2. Tout simplement superbe, à faire lire à tous nos lycéens puisque l'Histoire doit être ludique !
    Mille mercis Lulu ;)
    Sur Comic Book + en ce moment plusieurs War comics sont proposés.
    :40:

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    1. Je ne sais pas si le rectorat va accepter l’enseignement de l’histoire via des magazines de propagande allemand...à l’université peut-être.

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  3. Le SdKfz 141 Panzerkampfwagen III (PzKpfw III), ou Panzer III est un char d'assaut allemand, conçu à la fin des années 1930 et utilisé intensivement pendant la première phase de la Seconde Guerre mondiale. Il fut mis au point pour opérer avec les Panzer IV. Son rôle était d'engager les blindés ennemis, d'abord avec un canon antichar 3,7-cm KwK 36 L/45, puis à partir d'octobre 1940 avec un canon court de 50 mm (5-cm KwK 38 L/42), auquel succédera un canon long du même calibre (5-cm Kwk 39 L/60) en juin 1942, ultime tentative pour maintenir au niveau un blindé rendu obsolète par l'apparition du T-34 soviétique. Le Panzer IV, qui lui était contemporain, était censé fournir des tirs d'appui aux troupes d'infanterie avec son canon de 75 mm court (7,5-cm KwK 37 L/24), cependant, avec l'apparition de chars alliés de mieux en mieux protégés, il s'avéra le seul capable d'embarquer un canon capable de les détruire, à savoir un canon de 75 mm long (7,5-cm KwK 40 L/43) à partir de mars 1942. Il supplanta donc le Panzer III comme char principal de la Wehrmacht avant l'apparition du Panther.
    La pénurie chronique de chars allemands qui avait déjà conduit à utiliser les chars tchèques renommés Panzer 35(t) et Panzer 38(t) dès 1939, a empêché les allemands de retirer le Panzer III de la première ligne en 1943 et bien que totalement dépassé dès le début 1942, on le trouve encore engagé en masse lors de la bataille de Koursk en juillet 1943.

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    1. Koursk en juillet 1943: En cinquante jours de combats, la Wehrmacht perd en effectifs 500 000 hommes (tués, blessés et grièvement blessés, disparus), près de 1 200 chars et environ 2 000 avions. La production, qui était de 3 800 chars en 1941 (23 Pz-Div. en fin 41), atteint son apogée en 1944 avec 19 000 blindés divers (dont 8 300 chars).

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  4. Encore une fois je suis sidéré par les fiches hautement instructives de Lulu, et jamais prise de tête, accessible, et bien sur ne négligeons pas Monsieur + aka Doc Mars !)

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  5. L'Histoire est toujours bonne à lire/enseigner.Merci et pour la fiche et pour la publication jointe.

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  6. Au secours, de retour d’une journée shopping de Noël avec mes petites filles...faut être fou et un peu maso. Heureux d’être de retour avec des gens normaux...enfin pas tous.

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    1. La , je me vois a ta place et je te comprends, merci de cette petite rigolade...

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  7. Très belle fiche ! Merci Sergeant Lulu !

    L'enseignement de l'Histoire, de notre Histoire, oui. Mille fois oui ! Mais certainement pas par des idéologues ! C'est la raison pour laquelle, lorsqu'il s'agit d'un évènement, je m'intéresse aux faits, aux preuves testimoniales, aux chiffres. Et c'est tout ! Les interprétations ou les opinions des uns et des autres me laissent froid. Il n'est donc pas question d'enseigner l'Histoire sans contextualiser !

    Merci pour la Bd ! J'ignorais tout d'elle ! Quant à la fiche (sans oublier les documents côté allemand et pro-allemand), il s'agit d'un boulot exemplaire et utile ! Merci encore !

    Fana-Mili

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    1. Tout à fait d’accord avec toi, on peut utiliser ces revues dans le cadre de l’étude de la propagande mais pas pour l’enseignement de l’histoire...et merci de prendre de ton temps pour nous faire des commentaires.

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