mardi 15 novembre 2016

Commando - 031














 

Commando est une revue de l'éditeur Arédit/Artima.
306 numéros. La revue débute en récit complet (format 17 x 23 cm pour 36 pages) pour les six premiers numéros (voir Commando 1re série). À partir du numéro 7 (avril 1960) jusqu'au numéro 25, elle passe au format super-digest (11,5 x 17,5 cm) avant de passer en 13 x 18 cm plus classique du numéro 26 jusqu'à la fin. 65 recueils. 19 Numéros spéciaux.




Lien: Commando n°31
                        

Le sergent SADIO-TARAORE, d'un régiment mixte colonial, s'est distingué en mainte occasion par une bravoure à toute épreuve. Au cours d'une reconnaissance  il fut grièvement blessé en franchissant le premier, sous une grêle de balles, une voie ferrée, distante de 100 mètres seulement des tranchées ennemies. La médaille militaire est venue récompenser cette belle vaillance.
L'exploit d'un caporal anglais.

Depuis plus d'une semaine, le bataillon des Irish guards dont faisait partie le caporal Michel O’Leary occupait, près de la Bassée, une des positions les plus dangereuses de la région. Les pertes en hommes, de part et d’autre, étaient très élevées ; en un seul jour, le bataillon, sans se battre, perdit dans sa tranchée deux de ses officiers.
Dès lors, on résolut d’enlever la position ennemie.

Le lendemain, à deux heures, les artilleries anglaise et française ouvrirent le feu pour préparer le terrain.





















L’infanterie avait l’ordre, de son côté, de tirer sans relâche afin d'empêcher l’ennemi de bouger. Lorsqu’on jugea la préparation suffisante, la première compagnie du bataillon, celle à laquelle appartenait le caporal O’Leary sortit de sa tranchée en poussant un hourrah formidable...

D’un élan endiablé, les hommes avançaient, mais O’Leary les dépassait tous de beaucoup. Il arriva seul au- dessus de la première tranchée allemande.






















Mais on l’a vu. Cinq Allemands s’apprêtent à diriger sur lui le feu d’une mitrailleuse.
Le caporal se jette à terre et, avant que les ennemis aient eu le temps de se retourner, ils sont successivement massacrés.
Ceux qui sont les plus rapprochés veulent fuir, car les Anglais arrivent rapidement. O’Leary, toujours seul, les poursuit.

Il en tue encore trois et en fait prisonniers deux autres qui se dissimulaient derrière une barricade.





















L’attaque impétueuse du caporal anglais avait empêché les Boches de mettre en action leurs mitrailleuses. Il avait certainement sauvé ainsi la vie d’un très grand nombre de ses camarades et il revint lui-même de la bataille sans une égratignure, aussi flegmatique qu'après une partie de football En récompense de son bel exploit, O’Leary fut nommé sergent et décoré de la croix de Victoria.



10 commentaires:

  1. Bref mais saisissant. Merci Sergeant Lulu ! De véritables (super)-héros, la Grande Guerre, suicide de tout un continent, en fabriqua de très nombreux. Merci pour le document... et le p'tit format, of course !

    Fana-Mili

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    1. Les magazines d’époque sont plus faciles à trouver pour la première que la seconde guerre mondiale (site de Gallica). Logique, de 1940 à 1944 la France n’a eu que la possibilité de lire la presse collaborationniste et un peu de presse clandestine. Ceux de la première racontent souvent les exploits guerriers des soldats alliés et la barbarie des Huns. En 14 ils sont partis la fleur au fusil...en 18 la magie s’était complètement évaporée.

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    2. Put...Lulu, plus moyen de bosser sur mes fiches avec tout ce que tu nous donnes à lire ;)
      Néanmoins mille mercis, cher ami!

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    3. Les couvertures (1914-1917) de l'Abeille de Seine et Oise sont extraordinaires, belle trouvaille, cher Pioupiou Lulu ! :8:

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    4. En effet le dessinateur avait un jolie coup de crayon...mais nulle part son nom est indiqué.

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  2. Capt'ain Lulu nous alimente de ses belles fiches à un rythme effréné. Un entraînement de commando !
    Merci à toi pour toutes ces pages d'histoire.

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    1. Un petit format par jour...ça renforce l'amitié.

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  3. Superbe et merci pour nous faire decouvrir, AH!!! souvenir de jeunesse.

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    1. Souvenir de jeunesse...tu parles de la BD et non de la première guerre mondiale. (:

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    2. mais oui j'etais beaucoup trop jeune pour la 2e guerre

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