mercredi 16 novembre 2016

Panache n° 038 - 040 - 049




Panache est une revue de l'éditeur Impéria.
418 numéros de octobre 1961 à octobre 1987. Format 13 x 18 cm. 68 pages et bimensuel jusqu'au 
N°247, puis 132 pages et mensuel jusqu'à la fin. 74 recueils.
Bandes de guerre d'origine britannique.

Infos complémentaires: voir fiches sur Bd Mag Exhumator:
http://bdvintagerares.blogspot.be/2016/06/panache-68-pages.html
http://bdvintagerares.blogspot.be/2016/06/panache-132-pages.html

Je vous propose les n° 38 - 40 - 49



Lien: Panache - 038

Attention: Les images et textes proviennent des magazines Signal et Der Adler. Ceux-ci s’adressent à un public averti, en effet servant la propagande nazi, les articles parus dans Signal et Der Adler, ne sont évidemment pas le reflet de la vérité, mais ils peuvent être à la base de réflexion et de travaux sur cette période terrible.

Tonnerre un commissaire soviétique

Illustrations du correspondant  de guerre Ellgaard

                               
Depuis des heures déjà, ils survolent les immensités désolées de la toundra lapone, au nord du 70ème degré de latitude. D’épais nuages leur cachent le sol, et le Ju 88 est constamment secoué par de violentes rafales qui mettent leur estomac à une rude épreuve. Pour comble de malchance, les instruments cessent de fonctionner. Il ne reste donc qu’à tenter un atterrissage de fortune. Le pilote parvient à poser la machine saine et sauve sur un terrain à peu près uni recouvert de mousse. Les Allemands ne sont pas seuls. Des silhouettes gesticulantes accourent vers eux. Le sous-lieutenant se trouve enfin en face d’un homme aux allures farouches qui darde sur lui des regards pleins de haine. « Tonnerre, un commissaire soviétique ! », pense soudain le sous- lieutenant. Presque en même temps, tous deux empoignent leur revolver. Mais le sous-lieutenant est plus rapide. Blessé à mort, le commissaire s’affaisse... Mais à présent, la meute entière se précipite sur les quatre aviateurs, qui doivent se frayer avec leurs armes un chemin jusqu’à leur machine (en haut). Les salves crépitent sans interruption . . .

Les rangs des Soviétiques s’éclaircissent. C’est à peine s’ils parviennent à tirer un coup de leurs longs fusils, tant ils sont surpris du sang-froid et de la résolution de ces quatre aviateurs qui, entretemps, ont cherché refuge dans leur Ju 88, d’où ils tiennent maintenant leurs adversaires en échec à l’aide des armes de bord. Les moteurs, rapidement mis en marche, se mettent à vrombir, l’avion roule . . . Soudain, au dernier moment, un bolcheviste se précipite avec une folle témérité devant le nez de la machine. L’insensé croit-il vraiment pouvoir empêcher ainsi le départ d’un avion allemand? Tant pis, c’est lui qui l’a voulu ... les moteurs passent au-dessus de lui en grondant, c’est à peine si on a perçu un léger choc dans la machine . . .



Ce que le Ju 88 laisse derrière lui, en ce point de la toundra, c’est un amas de bolchevistes morts ou blessés. L’équipage jette un dernier regard en arrière. Oui, il ne s’en est fallu que d’un cheveu que cette mousse sanglante ne devienne leur tombe ! A l’aide des cartes de navigation, les quatre hommes parviennent à déterminer qu’ils avaient atterri non loin d’Archangelsk, à l’extrême est de la Mer Blanche. Quatre jeunes cœurs sont près d’éclater de joie lorsque le port d’attache est enfin atteint.



























Lien: Panache - 040

« En avant, à toute vitesse ! »
Éclatante prouesse d’un sous-lieutenant du service des renseignements.
Par le correspondant de guerre Paul Brozzio



Occupée par quatre hommes, une auto du service des renseignements aérien, roule seule à travers l’immense plaine russe. Aussi loin que l’œil porte, on n'aperçoit que des bois et des champs, des heures se passent sans qu'on rencontre une seule maison, et encore moins un village. Le sous-lieutenant est en route pour reconnaître un aérodrome, qui doit, plus tard, être rattaché au réseau des renseignements aériens allemand. Soudain, des Soviétiques armés traversent la route en courant. Le sous-lieutenant saisit le fusil-mitrailleur et gronde: «Ils ne nous auront pas!» A toute vitesse, l'auto s’engage dans un chemin de traverse. Deux kilomètres plus loin, surgit un camp de tentes. Le chauffeur se dispose à arrêter, car les adversaires ont déjà reconnu les Allemands, mais le sous-lieutenant crie: «En avant, à toute vitesse! » Les Soviétiques tirent encore trop court. « Seule l'audace peut nous sauver de la captivité», pense le sous-lieutenant, qui dirige la voiture droit au milieu de la chaîne d« guetteurs. Les factionnaires sautent de côté pour ne pas être écrasés, l'un d’entre eux tombe sur son fusil. 




























Tous trois  sont désarmés et faits prisonniers. Pour ne pas atteindre leurs propres hommes, les autres sentinelles cessent le feu. Parmi les prisonniers, Il s’en trouve un qui parle allemand. Il est envoyé au commandant du camp, avec mission de sommer celui-ci de rendre les armes immédiatement, faute de quoi les troupes allemandes qui entourent le camp de toutes parts le détruiraient sans merci. Trois minutes sont laissées aux Soviétiques pour réfléchir, puis ils doivent, désarmés, les mains levées, défiler un par un sur le pont. Quelques minutes s’écoulent alors dans l’angoisse, et les quatre hommes sont soulagés d’un grand poids lorsque les Soviétiques, le commandant en tête, sortent du camp les bras en l’air, ils sont tout d’abord dix, puis vingt, et enfin six officiers, six sous-officiers et cent-vingt-trois hommes. Ils reçoivent l’ordre de marcher en file indienne, les mains levées, dans la direction du front allemand, et les quatre hommes espèrent qu’ils n’iront pas, avant cela, se jeter dans les bras de leurs compatriotes, ce qui est pourtant fort à craindre. Les prisonniers apprennent aux quatre Allemands qu’à un millier de mètres derrière les tentes se trouve encore un camp de baraques. Par bonheur, attirée par les coups de feu, la section de pionniers attachée au même service que les quatre hommes est arrivée sur les lieux. Quelques soldats sont chargés de la conduite des prisonniers, les vingt autres marchent, avec le sous-lieutenant, sur le camp de baraques. Celui-ci est cerné, et, les Soviétiques étant pris complètement à l’improviste, ils se rendent sans infliger aucune perte aux Allemands. Dix officiers et trois cents soldats sont ainsi capturés. Les Allemands prennent alors le chemin du retour, craignant toujours que les prisonniers ne leur soient enlevés par les bolchevistes. Mais entretemps, la route a été nettoyée par quelques compagnies de pionniers qui voulaient atteindre le prochain pont, de sorte que deux heures plus tard les héros de cette aventure sont tranquillement assis dans leur camp ensoleillé, et font comme si rien d’extraordinaire ne s’était passé.




















Lien: Panache - 049

Campagne d’hiver à l’est.

Tableaux des combats de la Luftwaffe contre les soviets.

L’artillerie antiaérienne repousse l’attaque de tanks soviétiques. Sur d’innombrables secteurs du front, qui s’étend de la mer polaire à la Mer Noire, l’ennemi s’efforce, depuis des semaines déjà, d’enfoncer les lignes allemandes, surtout à l’aide de son arme blindée. Mais là où les monstres d’acier camouflés par une couche de peinture blanche se risquent à travers les champs de neige, ils rencontrent chez les soldats allemands une résistance aussi opiniâtre qu’invincible. L’artillerie antiaérienne surtout a de nouveau fait ses preuves comme une arme défensive de haute précision contre les tanks de l’adversaire, qui attaquent souvent au crépuscule ou même pendant la nuit.



A droite; «ils sont précisément en train de dresser le piquet lorsque le caporal crie «Des Rata!» En quelques bonds, les hommes ont atteint le bois protecteur... Presque sans bruit, les trois Rata se sont approchés et ouvrent un feu acharné sur le chantier. Puis ils disparaissent aussi vite qu’ils sont venus, impassibles, les pionniers se relèvent et époussettent la neige de leur uniforme ...» (Extrait d’un rapport des compagnies de propagande sur la mise en action des troupes de renseignements aériens)

Ci-dessous: « La Luftwaffe, surtout dans le secteur central du front, appuya la lutte défensive de l’armée de terre par des attaques efficaces en vol rasant. A différents endroits, des troupes d’infanterie et de cavalerie ennemies rangées en formation d’attaque furent repoussées avec de fortes pertes » (Extrait du communiqué de l’OKW du 31-12-41). Notre illustration montre une formation de Stukas Ju 87 fonçant avec une force irrésistible sur les Soviétiques . . . dans les rangs desquels elle laisse, quelques instants plus tard, un terrible pêle-mêle d’attelages qui se dispersent dans la plus grande confusion


Fantomatique, l’ombre d’un destroyer allemand glisse à la surface de la neige. Avant que les soldats soviétiques surpris et effarés n’aient recouvré assez de présence d’esprit pour se défendre efficacement, le Me 110 a livré son attaque avec plein succès.










9 commentaires:

  1. Ah! Que voilà une fiche qu'y l'en a du Panache ;)
    Malgré les commentaires tendancieux d'Adolf Adler, Спасибо дорогой полковник !!

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  2. La propagande a la capacité de faire passer une guerre horrible en un pique-nique au soleil dans la steppe soviétique. C’est du Serge Léone...un héros froid et déterminé qui se tire des pires situations...et puis qui continue tranquillement sa petite routine.
    Spasibo za vashi kommentarii odnoklassniki.

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  3. Du Panache, notre Lulu n'en manque pas. La preuve : 3 numéros supplémentaires.
    Toutes ces images de propagande nous démontrent une fois de plus que si on ne veut pas se faire bourrer le mou, il faut savoir chercher un peu partout et surtout ailleurs pour tenter d'approcher le vrai. Et c'est encore valable pour notre époque...

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    1. La propagande, actuellement, se fait surtout avec des discours populistes, des promesses que les gens veulent entendre...en 1933 Hitler promettait un Reich de 1000 ans.

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    2. C'est une des seules promesses qu'il a réussit à tenir. Il a réduit le chômage de 10% avec 6.900.000 morts sur une population de 69.000.000 d'habitants.

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  4. Les discours "populistes" ont bon dos, sergeant Lulu ! Moi la "propagande", je la vois dans la soupe tiède et fadasse que nous sert, non sans mépris pour les peuples, les "grands médias" et les oligarchies qui tiennent le haut du pavé politique en Occident. Les fauteurs des guerres à venir sont là.

    Comme d'habitude, la fiche est top et superbement illustrée. Merci pour les p'tits formats !

    Fana-mili

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