vendredi 16 décembre 2016

Guerilla n° 2-5-10



Guerilla est une revue de bandes dessinées petit format parue chez l'éditeur Edi Europe, Snec et Sepp. 64 numéros du 07/1966 au 11/1976. Format de parution 13 x 18 cm. Principalement des histoires de guerre. Episodes trouvés : - Bataille Aérienne - Guerre - Guerre du Désert - Guerre du Pacifique - Humour - Serge Robert Brigitte - Société - Steve Roper - Western.

N'hésitez pas à consulter les anciennes fiches:
Guerilla

Je vous propose Guérilla n°02-05-10





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Pendant la seconde guerre mondiale et sous l'occupation, les médias ont joué un rôle important en diffusant beaucoup d'informations aux civils avec les journaux, la radio, les actualités cinématographiques. Mais ces médias ne disaient pas toujours la vérité : les civils devaient se méfier des informations mensongères, de la propagande et de la censure. Voici un florilège de caricatures datant de la seconde guerre mondiale retrouvé dans divers magazines et journaux. 



7 CARICATURISTES PARISIENS

L’esprit de Paris!

POUR témoigner de la diversité des idées surgies chaque jour, sous un nouvel aspect, nous avons sélectionné pour Signal quelques œuvres de caricaturistes parisiens. Certains d'entre eux ont bien voulu dessiner à l'intention de nos lecteurs toute une série de croquis variés. Il s'en dégage des relents d'humour venus en droite ligne des Boulevards, un bouquet d'esprit à l’emporte-pièce, de répliques mordantes et fines, blaguant tous les soucis des Parisiens et de Paris. Les tickets, le manque de tabac sont les mines d’or où piochent les caricaturistes. Les dessinateurs se soucient peu du style de leurs dessins; c'est l'idée qui l’emporte. Ils ne s'effarouchent d'aucune exagération et leur simplicité touche parfois à la naïveté. Avec un minimum de moyens, ils obtiennent les plus vifs effets.



Un petit baiser, pour un ticket seulement!
Comme dans toute période troublée, le commerce fonctionne mal. Ceux qui détiennent des marchandises les cachent (comme l’exemple d’un charcutier qui avait caché un cochon dans son lit, une information parue dans la tribune de l’Est, semaine du 13 au 19 décembre 1942). En 1940, les mairies distribuent chaque mois des tickets d’alimentation que les habitants doivent remettre aux commerçants en échange de marchandises. 

"Monsieur ne m'a-t-il pas donné carte blanche pour le ressemelage de ses chaussures."
Les chaussures représentent un gros problème. Le cuir est rare, il est réquisitionné pour l’armée allemande. Pour renouveler les vieilles chaussures on appliquait des semelles de bois fixées par des clous ; on fabriquait également des spartiates avec des semelles de bois et des lanières de cuir et de vieilles courroies. L’industrie fabrique même des chaussures à semelles de bois articulées. Les chaussures étaient parfois taillées dans les pneus de voiture. 

Oh! le beau morceau de tissu.
Des tickets ou bons sont nécessaires pour obtenir tissus, vêtements, laine, chaussures. On fait durer ce que l’on a, on réutilise les vêtements, les lainages usagés. On recousait et réparait les habits.

"Ah toi!...Si tu n'avais pas été raconter à la famille que notre appartement était chauffé!"
 Le charbon est utilisé en priorité pour les usines travaillant en Allemagne. Les tickets n’accordent que des quantités insuffisante, même si on ne chauffe qu’une seule pièce et les hivers de cette période ont été très rigoureux.

"Pas plus tard qu'hier, mon cher, j'ai disputé un  mégot au baron de la Huchette en personne!"
On cultiva a domicile tout ce qui était possible, dans des bacs sur les balcons, dans les cours, rebords des fenêtres etc. Exemple: des feuilles d'eucalyptus à la place de tabac

"A ton tour d'essayer de la faire pondre."
Les quantités varient selon les besoins estimés de la population répartie en 11 catégories : depuis E (enfants de moins de 3 ans), à V (personnes de plus de 70 ans), en passant par J1 (jeunes de 3 à 6 ans), J2 (6 à 13 ans), J3 (13 à 21 ans)et A (adultes de 21 à 70 ans). Les travailleurs de force et le femmes enceintes ou qui allaitent ont droit à des rations supplémentaires (exemple de rationnement : en 1938, un adulte consomme en moyenne 3,4 kg de bœuf par mois ; en mai 1941, un adulte A n’a le droit qu’à 350g par mois et en 1943, à 260g par mois). Les quantités prévues, déjà faibles au départ, diminuent au cour des années ; en Avril 1943, la ration de viande est de 120g par semaine, à défaut d’autres légumes, on mange du rutabagas ou du topinambour. Les habitants des villes n’ayant pas d’amis ou de famille à la campagne et ceux qui n’ont rien à échanger souffrent beaucoup. 

"Que désirez-vous me demander, chéri...!- Un rendez-vous! - Ah bon! Je croyais que vous vouliez des tickets de pain!"
En ce qui concerne le pain, la ration journalière descendra à 275 grammes jour en 1942. Ce pain (de régime!) était constitué de farines de maïs, fève, seigle ou orge auquel on ajoutait des brisures de riz.

Quotidien Bruxellois fondé en 1936 à Bruxelles juste avant les élections. Il est l'organe de presse du mouvement rexiste de Léon Degrelle. Le journal à ses débuts connût un certain succès mais rapidement, le rexisme montrera son vrai visage: le journal sera franchement collaborateur pendant toute la guerre. Le pays réel s'arrête de paraître avec la libération début septembre 1944.


















Léon Degrelle (15 juin 1906 à Bouillon, Belgique – 31 mars 1994 à Malaga, Espagne) était un écrivain, journaliste et directeur de presse au sein de la mouvance catholique belge. Il entama ensuite une carrière politique, en fondant le mouvement Rex, au départ parti nationaliste proche des milieux catholiques, qui devint rapidement un parti fasciste, puis durant la Seconde Guerre mondiale, se rapprocha du national-socialisme, pour finir dans la collaboration avec l'occupant allemand. Combattant sur le front de l'Est avec la 28e division SS Wallonie, il termina la guerre en tant que SS-Obersturmbannführer et Volksführer der Wallonen. Exilé en Espagne en 1945 et naturalisé en 1954, il y vécut près de cinquante années en construisant sa propre légende et s'érigeant comme un ardent défenseur du nazisme et des thèses négationnistes. Il s'imposa comme une référence de l'extrême droite.
Afin de situer le personnage, voici ce qu'il écrivit en janvier 1941 dans le journal "Le pays réel":

Ce sera l’œuvre suprême d’Hitler, de cet ouvrier, pauvre et inconnu, devenu le plus grand bâtisseur politique et social des temps modernes, de ce simple caporal qui balaya, de la Vistule à la Gironde, les plus prétentieux des généraux et des maréchaux, de ce conducteur de peuples, si extraordinairement complet : homme d’état, stratège, poète grandiose.
Il a sauvé son pays, réorganisé toute l’Europe Centrale, libéré la France de la tyrannie politicienne, ouvert à l’Occident des possibilités imprévues : demain, c’est l’Europe entière que son génie va modeler. Nous avons foi dans sa force et dans son humanité, dans la grandeur de ses projets et la poésie de ses rêves. Nous savons qu’il sera vainqueur et que l’Europe qui sortira de ses mains sera grandiose.
A lui, nos vœux, notre confiance, notre espérance ; en sauvant l’Europe, il nous sauvera! Heil Hitler !
Léon DEGRELLE.



Résolution de limoges: le baron Nothomb.
Une virginité politique.

Le chef du gouvernement, Hubert Pierlot, et les deux chambres du Parlement vont s'exiler à Limoges durant quelques semaines et c'est de la capitale porcelainière que députés et sénateurs belges condamnent, le 31 mai 1940, la « honteuse capitulation ». Quand le gouvernement en provenance de Poitiers s'était présenté devant la mairie, quelques minutes auparavant, les parlementaires l'avaient accueilli aux cris de « Vive la République Belge, Vive Pierlot ! ». Dès l'arrivée de tout ce petit monde, le maire de Limoges, Léon Betoulle, prononce un discours de bienvenue dans lequel il stigmatise l'attitude de Léopold : « Un traître non seulement à ses alliés, mais aussi à son peuple ». Il parle également de « la conscience française, soulevée de dégoût pour la félonie du roi Léopold ».

M.SALOMON ROBENHOF:
Un certificat de baptême;

Déclaration de Léon Degrelle dans "le pays réel":
De repaire en repaire, la vieille ploutocratie mondiale sera traquée et chassée. Ce ne sont pas les Juifs de New-York qui sauveront les Juifs britanniques, pas plus que ceux-ci n’avaient sauvé les Rotschild parisiens, les Zay, les Mandei et les Léon Blum ! Car ce n’est plus une guerre militaire qui étreint le monde, mais une guerre de religion où des millions de jeunes hommes se sentent solidaires, quel que soit leur pays natal. Qu’ils suivent Hitler ou Mussolini, qu’ils suivent Franco ou Horia Sima, qu’ils suivent Quisling ou Mussert, ou les drapeaux rouges de la Révolution rexiste, tous sont pris par le même idéal politique et social, par la même mystique. Ils s’élancent avec la même foi débordante à l’assaut d’un vieux monde, égoïste, pourri, où tout était désordre, injustice, sénilité. C’est ce vieux monde qu'ils vont culbuter, tous ensemble, pour lui substituer, en Europe, une solidarité fervente des âmes et des biens. 

LE DR.VAN ZEELAND:
Une douzaine de diplôme honoris causa. Une cagnotte.

Paul Van Zeeland, en avril 1937, est confronté à Léon Degrelle, chef du mouvement rexiste, dans le cadre d'une élection partielle. Soutenu par le parti catholique, le parti ouvrier belge, le parti libéral et le parti communiste, il défait aisément Degrelle en décrochant 275.844 voix pour 69.242 au chef de Rex. Réfugié à partir de 1940 à Londres, il participe au Conseil législatif belge installé à Londres. 

Devrèze et Lippens
La reprise du travail dans les Ateliers
En 1933, Albert Devèze, ministre de la Défense Nationale, dépose un projet de loi interdisant toute propagande pacifiste et toute diffusion d'idées antimilitaristes. L’optique militaire de Devèze fut de résister à une éventuelle offensive allemande dans les Ardennes, en attendant l'arrivée de l'armée française (il fut ministre au temps où la convention militaire franco-belge était en vigueur). Cette optique fut remplacée après 1936, sous la pression flamande, voire flamingante ("Los van Frankrijk !"), et l'influence du pacifisme des socialistes, par la politique dite des mains libres visant à tenir la balance égale entre les grandes puissances, et donc à s'éloigner de la France. Devèze dut quitter le gouvernement.

FRANCOIS BOVESSE/
Une petite charité, s.v.p

Ministre auprès de Paul Van Zeeland jusqu’à l’élection partielle du 11 avril 1937 qui voit le Premier ministre affronter Léon Degrelle, il marque sa volonté d’en finir avec le rexisme. Il va combattre inlassablement le mouvement fasciste Rex et Léon Degrelle. Arrêté et condamné par le Conseil de Guerre à six mois de forteresse en Allemagne pour outrage à l’armée allemande, il est ensuite pris à plusieurs reprises comme otage. Le 1er février 1944, François Bovesse est assassiné par des collaborateurs qu’il n’a jamais cessé de dénoncer

LOUIS PIERARD:
Une nouvelle princesse (pour payer les menus frais)

Au cours de la Seconde Guerre mondiale Piérard a suivi le gouvernement en France et était présent à la réunion parlementaire à Limoges en Juin 1940. Il ne revient pas en Belgique et est resté en France non occupée où il pouvait encore publier. Il a écrit et publié sur la Belgique et les relations avec la France. Après le 11 Novembre 1942  il s’est caché suite à l'occupation allemande de la «Zone libre».

CES MESSIEURS DE LONDRES:
Ce que le maître voudra bien leur donner.

Le gouvernement Pierlot IV était un gouvernement belge tripartite d'union nationale en exil à Londres qui gouverna le pays du 23 octobre 1940 au 26 septembre 1944. Le chef du gouvernement, Hubert Pierlot, entre dans un conflit grave avec le roi Léopold III, qui refusa de suivre son gouvernement à l'étranger.



Elle traite de la reddition de la 6 éme armée à Stalingrad, notamment du maréchal Paulus et de pas moins de 24 généraux, ceux ci marchent avec une rigueur toute prussienne vers un camps de prisonniers soviétiques... vous remarquerez l’inscription: Drang nach osten, "La marche vers l'est", une manière de railler la politique de colonisation germanique vers l'est.
Caricature de David Low paru dans le Evening Standard le 30 mars 1943 : "La fin de la ligne de Mareth"
Construite entre 1936 et 1940, elle est conçue pour défendre la Tunisie contre les tendances expansionnistes des Italiens depuis la Libye alors colonie italienne. Baptisée « ligne Maginot du désert », elle court sur 45 kilomètres en traversant la route côtière. Elle comporte quarante casemates d'infanterie, huit grandes casemates d'artillerie, quinze postes de commandement et 28 points d'appui. Au lendemain de la bataille de France, ces ouvrages sont démilitarisés par une commission germano-italienne. À la suite de la défaite de ces derniers à la seconde bataille d'El Alamein, les ouvrages sont de nouveau réarmés par l'Afrika Korps (novembre 1942 - mars 1943) pour retarder l'avance de la huitième armée britannique dirigée par le général Bernard Montgomery : 100 kilomètres de barbelés sont posés, 100 000 mines antichar, 70 000 mines antipersonnel et des abris sont mis en place et les ouvrages sont renforcés par des canons antichars et antiaériens. 

Caricature de David Low paru dans le Evening Standard le 20 avril 1943 : "Que faisons-nous de ça? Le transformer en fort?"
Le 10 septembre 1943 la Wehrmacht atteint Rome et arrive devant la place Saint-Pierre. Pie XII avait fait savoir à son entourage qu’il comptait se livrer aux troupes allemandes pour éviter un bain de sang au Vatican. Le commandant des gardes suisses, prit cependant l’initiative de leur demander de sortir avec leurs hallebardes et de bloquer symboliquement la frontière du Vatican. Les gardes suisses firent donc courageusement face aux automitrailleuses de la Wehrmacht. Ce geste surprit le général allemand qui les commandait et qui, par prudence, arrêta ses troupes et voulu se couvrir en contactant par radio (le) Maréchal Albert Kesselring commandant en chef des troupes allemandes en Italie : « Monsieur le Maréchal, devons-nous oui ou non entrer au Vatican ? ». Le Maréchal Kesselring jugea la question trop délicate pour être tranchée par lui et contacta à Berlin, le général Alfred Jold, chef d’État-major de toutes les forces armées allemandes, bras droit d’Adolf Hitler. Celui-ci refusa également de se prononcer et fit remonter la question au Führer lui-même. Celui-ci, après avoir interrogé son ministre des Affaires Étrangères Joachim von Ribbentrop qui lui fit valoir que de porter la main sur la personne du pape lui vaudrait immédiatement la perte de tous les soutiens de l’Allemagne dans les pays d’Amérique centrale et du sud (dont beaucoup étaient encore neutres dans le conflit mondial), donna finalement l’ordre suivant « Nos troupes n’entrent pas au Vatican ! ». Depuis la fenêtre de ses appartements Pie XII vit ce spectacle incroyable : l’armée allemande faire demi-tour face aux gardes suisses avec leurs hallebardes. Un cas unique dans la Seconde Guerre Mondiale.
























5 commentaires:

  1. Il est presque midi !!! Debout la dedans !!!!
    https://www.youtube.com/watch?v=kE1aUqP_ih0
    Merci Lulu !!!!

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  2. Ton clairon n'a réveillé personne, fais tirer le canon car à 15h45 ça dort toujours.

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  3. Et à 19h07 aussi
    Mille mercis au guérillero belge, Super Lulu Boy !!
    :8:

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  4. Mon micro enfin réparé, je rajoute mes remerciements pour cette belle fiche qui en manque cruellement.

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