jeudi 22 décembre 2016

Rapaces n° 009-012-022





 

RAPACES est une revue de l'éditeur Impéria.
425 numéros de mars 1961 à juin 1986. Format 13 x 18 cm. 68 pages jusqu'au N°254, puis 132 pages jusqu'à la fin. 75 recueils.
BD de guerre (aviation) utilisant principalement les récits issus de la revue anglaise de poche "Air Ace Picture Library". Les premières couvertures sont aussi d'origine britannique, mais elles ne sont pas forcément celles associées à l'histoire publiée dans la revue d'origine. Ainsi le Rapaces N°1 reprend l'illustration du numéro 9 d'Air Ace Picture Library tout en proposant l'histoire du numéro 1 ! 

Vous pouvez trouver ci-dessous les fiches déjà éditées sur Bd Mag Exhumator:

http://bdvintagerares.blogspot.be/2015/11/rapces-68-pages.html
http://bdvintagerares.blogspot.be/2016/03/rapaces-editions-imperia.html
http://bdvintagerares.blogspot.be/2014/07/rapaces.html
http://bdvintagerares.blogspot.be/2016/04/rapaces-suite.html
http://bdvintagerares.blogspot.be/2016/07/rapaces-francisco-solano-lopez.html



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LA BATAILLE AÉRONAVALE DE TARENTE.

En novembre 1940, l'armée italienne subit de lourds échecs en Grèce, mais sa flotte dans la Méditerranée demeure imposante. De plus, la flotte anglaise ne peut plus compter sur l'appui de la flotte française de Toulon. Il était donc capital pour les Britanniques de rééquilibrer les forces en Méditerranée.
Pendant la nuit du 11 novembre 1940, les Anglais lancèrent une opération aéronavale dont les Italiens se souviendront et dont les Japonais s'inspireront un an plus tard. Cette attaque eu lieu à Tarente où sont stationnés les plus gros navires de la flotte italienne. Ce port est protégé par de nombreuses batteries de DCA. On baptisa cette opération "Judgement".

Schéma représenta Tarente, port idéal sauf pour contrer une attaque aérienne.



























LA PREMIÈRE VAGUE.

Le bourreau de la Regia Marina : le HMS Illustrious qui comme l'Enterprise américain passa à travers tous les coups durs de la guerre

































20 heures sur le pont. L’Illustrious vient d’atteindre son point de largage c'est-à-dire le point X Ray. Comme le vent est nul, Boyd a poussé les machines à la vitesse maximale de 28 Kts. 10 minutes plus tard, le klaxon déchire le bourdonnement fébrile du pont d’envol et donne le signal. 


Mise en route des moteurs, vérification des magnétos, contrôle des pressions d’huile et des pompes des réservoirs supplémentaires, manipulation des manettes de gaz, branchement des tubes Gosport ancêtres des intercom…









Cet antique biplan, le Fairey Swordfish allait faire basculer l'équilibre des forces  navales en Méditerranée au profit des britanniques. 



Le chef de piste focalise le rayon vert de sa lampe sur l’îlot pour donner l’autorisation de lancer. La passerelle aviation accuse réception par le même message. 20 heures 35, le L4A de Williamson, chef de la première vague, décolle. 20 heures 40, le pont d’envol est vide. 

































Un quart d’heure plus tard, l’escadrille s’est formée en 4 sections de 3 appareils qui tentent de grimper lourdement vers 4 000 mètres où ils rencontrent des nuages qui se soudent. En sortant de la perturbation, un peu plus bas, Williamson n’est plus entouré que par 7 équipiers. Les autres se sont éparpillés dans un ciel d’encre. Il lui manque un torpilleur. 23 heures, dans l’axe de vol, le ciel ressemble à celui d’un 14 juillet avec des traçantes multicolores sur un fond de lueurs rouges orangées. Le comité d’attente de Tarente est prêt, informé par un réseau d’écoutes disposé le long de la côte. L’avion torpilleur manquant est déjà en attente au-dessus du golfe. Tous descendent à 2 000 mètres.
Ordre est donné aux lanceurs de bombes éclairantes et les deux Stringbags (sac à provision est  le  surnom donné  par  les pilotes  à  leur Swordfish) lancent 9 fusées dont les feux de Bengale fonctionnent correctement  et donnent  un éclairage tangentiel à la Mar Grande. Le cône inversé de traçantes tiré par tous les canons de la rade donne de la voix malgré les  casques  et zèbre le ciel. 

Le Swordfish  de Williamson entame un piqué qui va l’amener au ras de l’eau perpendiculairement  à  la Tarentola.  Sans les avoir repérés antérieurement, il passe entre deux ballons et repère un cuirassé de type Cavour, lance sa torpille et, ainsi allégé, a l’impression de bondir. Mais cette ascension est de courte durée car il est aussitôt fauché par la salve d’un canon antiaérien.
























Le Swordfish L4C effectue son attaque de façon similaire mais un peu à l’est du trajet de Williamson. Derrière l’ombre de la masse imposante du gros dock flottant, il aperçoit également la silhouette d’un Cavour, largue sa torpille à moins de 700 mètres et dégage serré par la gauche le temps d’être ébloui par une haute colonne de flammes. Puis son observateur lui donne un cap retour.























Le troisième Swordfish de la section, le L4R, lance également sa torpille sur un Cavour puis s’éloigne dans l’obscurité dont il avait surgi. La seconde section contourne la Mare Grande par l’ouest, franchit le brise lame à 1 200 mètres d’altitude puis pique au ras de l’eau. A la lumière des bombes éclairantes, le L4K distingue bien les 6 cuirassés au mouillage et choisit le plus au Nord. Mais il faut passer entre les pièces d’artillerie qui défendent la rive et celles de 2 navires antiaériens puis traverser le barrage des ballons.
























 Heureusement, mais les attaquants ne le savent pas, un gros coup de vent les jours précédents a arraché 60 des 87 ballons et ils n’ont pu être remplacé faute d’hydrogène. Les projectiles des croiseurs, du fait de la faible possibilité d’élévation de leur ligne de tir, ont tendance à faire des dégâts surtout dans les cargos voisins. 


Une reconstruction du raid britannique sur Tarente avec la flotte, les fusées et les projecteurs dans un ciel nocturne. La flotte italienne à l'ancre dans le port est attaquée par les avions de la Fleet Air Arm. Les projecteurs flamboient  dans le ciel, il y a des avions volant à basse altitude et de nombreux éclats d'obus qui éclairent le ciel. Une torpille se déplace rapidement à travers l'eau vers le cuirassé italien Littorio dans le centre de la composition.


























Cela explique un bref cessez le feu qui lui permet d’ajuster son largage de torpille sur un Littorio. Le L4M commence son attaque plus bas, traverse la Mar Grande en venant de l’ouest et vire à gauche pour piquer sur le même Littorio que celui visé par le L4K. Il s’étonne qu’aucun projecteur ne fouille le ciel pour identifier les assaillants mais en profite pour larguer sa torpille à moins de 400 mètres de sa cible et se fond dans la nuit cap à l’est.  Le troisième Swordfish de la seconde section aborde la rade par le nord en survolant la ville de Tarente. Copieusement « canardé », il réussit toutefois à distinguer un Littorio dans son cap 170 et déclenche sa torpille à 1 200 mètres de distance puis le E4F vire par la droite au milieu d’un nid de canons dont il sort miraculeusement. Les torpilleurs de la première vague ont rempli leur mission mais ont-ils atteints leurs objectifs ?

























Le  Swordfish E5A  gréé  en bombardier  a pour  tâche d’attaquer  les unités  mouillées sur la rive sud de la Mar Piccolo. Survolant la Mar Grande en venant du sud, il est confronté à une forme d’obscurité. Repèrent enfin les navires à quai, il largue  ses  six bombes après une large boucle par le nord. Suivant un trajet similaire, le pilote du L4L largue ses munitions sur la base d’hydravions.
Quant au dernier des bombardiers, il délivre ses six bombes, en deux passages, sur les croiseurs et destroyers accostés aux appontements « comme des sardines dans une boîte ». Je n’ai pas trouvé de traces de l’attaque du E5Q qui devait bien être présent car son retour est signalé dans les rapports. Les deux illuminateurs lâchent sans succès leurs deux bombes sur le dépôt de mazout. La première attaque est terminée. Les Swordfish regagnent le point de rendez-vous Yankee.

LA DEUXIÈME VAGUE



A 2 h 10, Hale décolle le premier et orbite en attendant ses coéquipiers. Mais seuls six le rejoignent rapidement car deux appareils se sont accrochés lors des manœuvres sur le pont. L’un peut être rapidement réparé mais l’autre nécessitera une longue intervention avant de pouvoir s’élancer à 21 h 58.

























Mais les ennuis ne font que commencer car sur le premier appareil accidenté qui avait été rapidement considéré comme opérationnel , l’une des attaches du réservoir supplémentaire casse, puis la seconde et le moteur tousse puis s’arrête. L’avion tombe en vrille mais le pilote du Swordfish bombardier L5Q le « rattrape » après 300 mètres de chute. Les brides cassées frappent le fuselage et le réservoir n’est plus arrimé ce qui rend impossible la mission. Il faut rentrer. Les sept appareils restant poursuivent leur approche de la cible car ils ne savent pas que le L5F est parti avec 50 minutes de retard. 


Peu après 23 heures, le lointain s’illumine. Tarente est en feu, visible à près de 100 Km !« En tout cas, nous savons du moins où aller. Cela épargne bien des soucis aux navigateurs ! » A minuit moins dix, la flottille est en vue de la côte nord-ouest du Golfe de Tarente et le chef de la formation, Hale, ordonne au L5B, l’illuminateur, de prendre le cap de San Vito en compagnie du bombardier L4F. A 1 500 mètres d’altitude et toutes les 15 secondes, le L5B largue ses 24 fusées éclairantes et la rade s’allume. Ensuite, les 2 appareils foncent sur les réservoirs de mazout et le résultat est bien meilleur que celui de l’attaque précédente.































Les 5 torpilleurs arrivent sur l’objectif en venant du nord-ouest puis descendent vers la Mar Grande en suivant un axe nord sud. Ça tire de partout. De la terre et de l’eau monte une barrière de feu et, devant eux, risques suprêmes, l’armement antiaérien des cuirassés et la barrière des ballons… Le L5A amorce son piqué avec, en visuel, deux bâtiments de type Cavour et, à droite, un monstrueux cuirassé type Littorio. Il part à droite, lance sa torpille à moins de 700 mètres et vire sec à tribord pour quitter cet endroit peu hospitalier au plus tôt.

Le L5H le suit mais il effectue sa descente depuis la Rondinara puis enchaîne par un large virage qui le fait passer sous le cône de feu. Il vole au ras de l’eau vers un cuirassé de type Cavour sur lequel il décoche sa torpille avant de survoler les unités mouillées plus au sud et qui l’attendent de pied ferme.
Le L5K commence son attaque en passant au-dessus du canal reliant les deux rades. Alors qu’il est en phase de piqué, il évite de justesse un Swordfish désemparé qui tombe en mer devant lui. C’est le E4H. Devant le L5K, un Littorio. A 700 mètres, il appuie sur le bouton de déclenchement. Rien ne se passe. Les deux extrémités du grand navire de guerre, fierté de tout un peuple et de la Marine italienne, ne peuvent être contenu dans son regard. Ça devient chaud ! Il réenclenche le mécanisme de mise à feu et presse une nouvelle fois sur la gâchette, l’autre main fermement accrochée au manche. Un grand coup de pied au derrière lui fait comprendre que la torpille est partie. A moins que ce ne soit un projectile fasciste qui n’ait touché sa machine ? Il entame un virage à droite et constate que tout va bien à bord. Ou presque car, devant lui ont surgi du néant anthracite, deux énormes ballons amarrés à des chalands. Il incline son avion sur la tranche, passe et s’enfuit dans la nuit.


























Mais c’était sans compter sur les 2 bâtiments gardant l’entrée de la passe de la Mar Grande. Manche au ventre, puissance à fond et partie de saute-mouton dans une acre odeur de cordite ! L’E5H choisit une autre voie d’attaque en abordant la Mar Piccolo par le nord ; il survole Tarente puis se dirige vers les cuirassés qu’il observe et étudie lors d’un grand virage à gauche.
Canons de 20mm Breda M1935 en affût double.
Ce canon de 75.7 calibres tire des obus de 134g
à raison de 240 coups par minute. La portée
maximale est de 5500m en tir surface et
2900m en tir antiaérien. 
Devant lui, une barrière de ballons qu’il évite de justesse puis les deux Littorio avec derrière les deux Cavour. C’est à ce moment qu’une de ses commandes d’ailerons casse sous l’effet d’un projectile. L’inclinaison de son Swordfish ne lui permet pas de lancer sa torpille. Tant pis, il remet son avion en position horizontale et lance à moins de 500 mètres. Il s’enfuit alors en traversant la Mar Grande où un éclat d’obus lui arrache un grand morceau de toile sur l’aile gauche …Ce qui ne l’empêchera pas de regagner l’Illustrious !
On l’avait presque oublié mais le Swordfish retardataire, le L5F, s’approche des lieux du combat. Il survole « lentement » la rade. De grandes taches luisantes sous la lune mais tranchant avec la luminosité réfléchie par la mer, témoignent de la présence de mazout autour de certains cuirassés. Des navires sont en feu et des colonnes de fumée montent d’autres. De leur balcon volant, les aviateurs constatent un calme irréel car les tirs ont cessés et les clameurs des sauveteurs et le crépitement de tout ce qui brûle ne montent pas jusqu’à eux. Mais cela ne dure pas car ils engagent un Trento et le son caractéristique du rugissement du moteur en piqué réveille le staccato des armes automatiques et le vacarme des canons antiaériens. Le L5F lance ses bombes sur le pont du navire et s’en va, tout triste de l’absence d’explosion…Mais ce sont des munitions de type semi rupture qui feront un dégât considérable…
A une heure du matin, l’Illustrious est au point Yorker, point de récupération des machines. Un premier spot se matérialise sur l’écran de l’officier radariste. Puis il en comptera 11 mais pas 12. L’état-major du porte avion se rend rapidement compte que l’équipage Williamson – Scarlett ne rentrera pas. Les  deux aviateurs sont faits prisonniers indemnes et passeront la guerre dans des camps en Italie puis en Allemagne. Les équipages de la première vague sont donc rentrés presque au complet. C’est un miracle après une telle expédition ! Un peu avant deux heures du matin, la seconde vague se pose avec seulement 7 appareils suivie, 20 minutes plus tard, par le retardataire L5F. Une machine manque à l’appel : c’est celle de Baily et Slaughter. Ce qui fait deux équipages perdus pour un tel raid.



















Le Conte di Cavour mal en point.



































Le cuirassé de 35000t Littorio à peine entré en service, sa remise en état durera de longs mois.





































Militairement,  c’est  un succès ! Difficile, comme toujours en temps  de  guerre,  de connaître le résultat exact de la bataille aéronavale de Tarente.  Le  premier communiqué italien fait état d’une  attaque  par  des desperados  et  que  des centaines avaient été abattus. Un second précise qu’un cuirassé a été touché de façon sévère mais qu’il n’y a aucune victime civile ou militaire à déplorer et que 6 appareils britanniques ont été abattus.
Le Maryland de Whiteley s’envole le 12 et ce qu’il voit lui fait plus d’effet que « toute une caisse de whisky ». Après l’analyse des bandes photos :
?  Un Littorio gîte sur tribord et sa plage avant est sous l’eau.
?  Un Cavour est échoué avec une forte gîte sur tribord.
?  Deux croiseurs donnent de la bande en Mar Piccollo.
?  Deux bâtiments auxiliaires sont sous l’eau.
A Rome, au bureau de Supermarina, les informations arrivent, plus précises. Après la seconde vague des torpilleurs, le bilan est le suivant :
?  Le cuirassé Duilio est si durement touché qu’il a fallu l’échouer sur le rivage pour éviter qu’il ne coule,
?  Le cuirassé Cavour est torpillé et coulé,
?  Le super cuirassé Littorio a été atteint par 3 torpilles, il est toujours à flot mais la situation est si grave qu’il va falloir l’échouer,
?  Deux croiseurs de la classe du Trento, le Libeccio et le Lanciere ont été touchés avec un pont percé,
?  La base d’hydravions est détruite,
?  L’arsenal et le dépôt d’hydrocarbures sont en feu.
Et l’Amiral Cavagnari de conclure de façon implacable : « Si tout cela est exact, nous venons de perdre une grande bataille navale et il est impossible de dire quand nous nous relèverons de ces conséquences ».
Treize  mois  plus  tard,  les  japonais attaquaient Pearl Harbour selon un plan de bataille très voisin.


12 commentaires:

  1. Remarquable cher Prof Lulu, tu es un Aigle "Grosskreuz des Deutschen Adlerordens" !!
    ou plutôt titulaire de l'Air Force Medal ;)

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    1. Ça c'est une belle fiche...même si ma modestie légendaire en prend un coup...une petite croix de fer ou une Victoria cross pour services rendus...j'accepte.

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  2. Encore une belle leçon d'histoire ! Bravo pour ce cours magistral, on se croirait dans la bataille.
    Et merci pour les Rapaces supplémentaires.

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    1. Des Rapaces j'en ai encore une dizaine en attente...ça sera pour une prochaine fiche...je dois juste trouver un bon sujet...et si mes cours d'histoire plaisent toujours!!! Ça me ferait plaisir d'avoir l'opinion des gens qui fréquentent notre blog.

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    2. Ils sont partis à la chasse aux cadeaux ;)

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  3. Fallait être barge pour attaquer avec des biplans alourdis par une torpille !
    Quels sont les appareils illustrés sur les n° proposés? ;)
    L'Avro Lancaster sur le n°9, le B25 Mitchell sur le 12...

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    1. A mon avis c'est un Havilland Mosquito...et en effet il fallait avoir de sacrées couilles pour attaquer une base navale avec un avion Swordfish qui volait à maximum 225km/h…et peut être moins avec une torpille attachée au ventre. Ces avions ont coulés les grosses unités à Tarente de la flotte italienne et ont contribués à la destruction de Bismarck.

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    2. Mosquito en effet ;)
      la photo ici, à croire qu'elle a servie de modéle
      http://les-avions-de-legende.e-monsite.com/pages/les-chasseurs/les-chasseurs-anglais/de-havilland-mosquito.html

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    3. Oui on reconnait bien l'avion avec son nez en plexiglas.

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  4. Grand merci pour ce cours magistral d'histoire et pour le bonus.

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  5. DreamHost is definitely one of the best hosting provider with plans for any hosting requirements.

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