lundi 13 février 2017

Panache n° 051 - 055 - 056 - 057 - 061



 

Panache est une revue de bandes dessinées petit format parue chez l'éditeur Imperia. 417 numéros d’octobre 1961 à octobre 1987. 74 recueils. BD de guerre. Bandes de guerre d'origine britannique. Panache fut aussi le nom du N°1 de la revue En Garde chez Mon Journal !


Je vous propose Panache n°51-55-56-57-61



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Attention: Les images et textes proviennent des magazines Signal et Der Adler. Ceux-ci s’adressent à un public averti, en effet servant la propagande nazi, les articles parus dans Signal et Der Adler, ne sont évidemment pas le reflet de la vérité, mais ils peuvent être à la base de réflexion et de travaux sur cette période terrible.



Combat aérien à Biélgorod
Stukas contre chars blindés soviétiques infiltrés
Attaques malgré la violente défense par des chasseurs

Par Wilhelm Jung, correspondant de guerre


























Il y a plusieurs jours que l’aérodrome de nos stukas n’est qu’à quelques kilomètres à l’arrière de la ligne principale de combat. Le feu de l’artillerie ennemie n’a cessé de se rapprocher, ce qui n’empêche que l’aérodrome doit être tenu le plus longtemps possible. Un kilomètre de plus en direction du front, une minute de vol de moins signifient des centaines de bombes supplémentaires à l’adresse des chars soviétiques.























Mais une poussée des chars soviétiques jusqu’aux abords de l’aérodrome nécessite l’ordre de repli jusqu’à un emplacement judicieusement choisi et préparé quelques kilomètres plus au sud. Le déplacement s’opère sans hâte ni précipitation, mais avec la rapidité et la circonspection que deux ans de combats à l’Est ont rendues choses toutes naturelles. Une demi-heure à peine s’écoule entre l’ordre donné à l’escadrille et l’évacuation de l’aérodrome, et peu de minutes suffisent à l’emballage du matériel technique.

Lorsque la Wehrmacht se heurta pour la première fois au T-34, ce fut un véritable choc pour l'armée allemande. À l'exception du 88mm allemands, tous les canons et armes antichars étaient inefficaces. 
























S’il advenait que les soviets réussissent leur poussée jusqu’à l’aérodrome, il ne trouverait plus, à leur surprise, que quelques caisses vides et les trous ou nous campâmes ces jours derniers. Mais le fait d’atterrir sur le nouvel aérodrome ne signifie nullement la fin de nos peines pour ce jour-là.

Au cours de la même nuit, on assigne aux escadrilles leurs emplacements, on apporte des bombes qui, à la lueur de lampes de poche, seront accrochées sous les appareils. Des auto-citernes approchent.
























 Il s’agit de ne perdre aucune minute du jour qui vient. Or, jusqu’à l’aube, c’est à peine s’il reste encore une heure de repos, celui-ci coupé d’ailleurs par la musique d’accompagnement de la D.C.A. lourde et des obus. A la première lueur, les stukas décollent. Quelle surprise pour l’ennemi qui s’imaginait peut-être avoir détruit le nid des stukas. La formation est sous les ordres du commandant de l’escadre.

Objectif : Une poussée de chars soviétique vient d'être signalée par des éclaireurs. Il est 5 h. 52. Dans la blême grisaille d’une nuit mourante, nos stukas se détachent du sol encore tout humide de rosée. Le soleil levant lutte contre la vapeur grise qui, tel un suaire, couvre le pays environnant. Peu à peu, la lumière l'emporte, et la visibilité s’en ressent en mieux. Nous guettons l’adversaire. Le surprendrons-nous? Ou, au contraire, s’apercevra-t-il à temps de notre approche et se dissimulera-t-il dans le petit bois situé aux abords de l’objectif? Impassibles, nos oiseaux noirs poursuivent leur vol, et portent leur charge meurtrière au loin















Les blindés! Nous observons le sol: aucun des colosses
d’acier ne bouge. Ils demeurent sur les champs
 moissonnés, à droite et à gauche de leur voie
de déploiement; nul doute qu’ils se fient à la
couleur de leur camouflage. Nous choisissons chacun
notre char. A une vitesse folle, les uns après les
autres, les appareils foncent sur le but. Au moment où notre
«  Fritz-Marie » se relève, je me dépêche de prendre la
vue ci-dessus. Trois coups directs! Quelques blindés,
à tout gaz, tentent d’échapper à leur sort,
mais les panaches de poussière trahissent leur fuite.
La cible recherchée, ce sont les blindés soviétiques. Des chasseurs soviétiques tentent d’éparpiller la formation, mais ils ne sont plus en état d’empêcher l’attaque. Quelques T 34 et des véhicules motorisés sont anéantis par les bombes des stukas. Il faut dire que les soviets sont loin de nous faciliter la tâche. Jusqu’à l’extrême pointe de leurs blindés qui est pourvue de pièces de D.C.A., sans compter les chasseurs adverses qui se collent à nous. Pour les tenir à distance, il ne faut rien de moins que des virages adroits et des salves continues de nos armes de bord.
On déjeune dans l’abri. A peine, car une escadrille de combat soviétique nous honore aussitôt de sa visite, mais fait preuve de tact en n’exagérant pas les dégâts. —





















On a tout juste le temps d’accrocher de nouvelles bombes de gros calibres que, déjà, il nous arrive l’ordre d’attaquer. Il s’agit, une fois de plus, de harceler une colonne de chars ennemis. Une fois de plus, le groupe de stukas se mesure avec une escadrille de chasseurs soviétiques. Une fois de plus, les incendies attestent la destruction de lourds chars. Nos appareils, eux aussi, essuient le feu ennemi.

L'Iliouchine Il-2 Chtourmovik (ou Sturmovik) était l'un des meilleurs avions d'attaque au sol de la Seconde Guerre mondiale et il fut produit par l'URSS en grande quantité : plus de 36 163 exemplaires, ce qui est le record absolu de production pour un appareil militaire. Il fut surnommé « Le Bossu » par les soviétiques et « La Mort Noire » par les Allemands

Sitôt après l’atterrissage, les hommes du personnel rampant prodiguent leurs soins aux oiseaux blessés; ces hommes réalisent de véritables merveilles techniques au cours des grandes journées de combat. Deux ou trois heures suffisent pour que la totalité des appareils soit remise en état.

 Deux avions soviétiques viennent s’abattre en flammes à la lisière de l’aérodrome.
Au beau milieu de l’« accalmie des obus et de l’essence », nous voilà forcés de chercher abri contre quatre avions de bataille, modèle Iliouchine Il-2, qui rasent les abords de l’aérodrome, tout en faisant force usage de leurs armes de bord.
Nous quittons l’abri, une nouvelle fois nos appareils démarrent. Cette fois, le combat aérien s’engage au- dessus de l’aérodrome lui-même. A peine notre formation a-t-elle eu le temps de décoller que plusieurs autres I L 2 se mettent à l’attaquer.


En cette chaude journée, les engagements se succèdent sans interruption. Au-dessous
de l’avion en action, la bataille de matériel fait rage. Très nets apparaissent les
panaches de fumée des signaux lumineux par lesquels les troupes allemandes
marquent leur ligne avancée.





La mission des stukas vise cette fois une position soviétique, celle-ci devant faire l’objet d’une contre-attaque des SS, cent stukas, impressionnants par leur masse et leur cohésion, véritable armada semant la mort dans les rangs ennemis, lancent des centaines de bombes explosives sur le terrain repéré. Avec les avions de chasse soviétiques, c’est derechef le combat dans toute son âpreté. Un appareil de la première escadrille est descendu, suivi d’un panache de fumée.


Pendant le court « repos de midi », les appareils font le plein d’essence et sont de nouveau chargés, mais une unité de quatorze avions de combat soviétiques s’ingénie à assaisonner notre, dîner à sa manière. Ces avions atteignent un hangar abandonné et à demi consumé, détruisent un tonneau et quelques centaines de cartouches au prix d’un appareil, victime d’un chasseur allemand, qui vient s’écraser en flammes sur le sol. Le suivent lentement, en parachute, le pilote et l’observateur.

Après la dernière attaque- le soir tombe déjà - nous survolons
un blindé soviétique incendié. Tout autour, des fragments épars
du colosse en acier. L'endroit porte encore les traces des combats
antérieurs, il est criblé d'entonnoirs et de points d'impacts. A nos
regards s'offre un  terrain âprement disputé, abreuvé de sang.
Le mauvais temps a pris le dessus. Au vol suivant, la pluie fait rage contre le toit de la cabine. On continue néanmoins. En donnant à fond, les avions ont pour tâche de contenir ou tout au moins de ralentir la poussée soviétique, jusqu’à ce que les réserves de l’armée et des SS soient sur place; le commodore, les commandants et les capitaines d’escadrille ne se ménagent guère au cours de cette journée. Tous, ils ont à leurs actifs 500 à 800 engagements, et tout au long de ces rudes journées, ils donnent, en toute simplicité, l’exemple. Au sein des jeunes équipages, il en est qui n’ont pas plus d’un mois sur le front. Ces jeunes pilotes sont devenus en peu de semaines des hommes. Les rigueurs de la guerre n’ont pas eu raison de leur bonne humeur et de leur élan.
Encore toujours l’escadrille ! Le capitaine de l’escadrille Dr. Otte sort, la carte en mains, du poste de commandement. Ce héros laconique de 34 ans, originaire du Warthegau et décoré de la croix de chevalier, a plus de 700 missions à son actif, comme en témoigne son livre de bord. Dans son escadrille, il y a cinq croix Allemandes en or. L’adjudant H. (au premier rang, le troisième de droite) est à son 666ème vol à l’ennemi. La plupart ont déjà accompli plusieurs centaines de vols, les « jeunes » plus de cent.

Après avoir cassé la croûte, on compare entre
elles les observations individuelles recueillies.
L'un des équipages à déjà, au cours de la
journée, fait l'affaire de trois T34, par coups
directs. Un autre en a détruit deux. 

Entre les nombreux engagements de cette journée, le personnel rampant
se livre aux douceurs d’un bref sommeil. Sa tâche ingrate commence dès
 la nuit, pour ne se terminer que tard dans la soirée






















Le soir, les hommes s’écroulent, harassés, sur la paille. Il n’est pas jusqu’à celui qui, en l’honneur de son quatre ou cinq centième vol, a reçu une bouteille des mains de son commandant, n’éprouve le besoin de remettre à plus tard la dégustation, à un jour où l’on aura quelque répit. Le capitaine de la première escadrille revient d’une course supplémentaire: il a poussé jusqu’à l’hôpital où sont soignés les hommes de l’avion porté absent. Atteints par des chasseurs et la D.C.A., le pilote et le radiotélégraphiste ont pu, tout gravement blessés qu’ils fussent, regagner les lignes allemandes, avec leur appareil criblé d’obus, sinon en flammes. Ils ont su soutenir, après trois semaines de front, l’épreuve des nerfs, de la vaillance et du savoir aéronautique.
Et voilà comment s’achève une journée de combats de l’escadre de stukas X. Pendant que les hommes des personnels volant et technique passent les quelques heures qui les séparent du réveil à dormir leur profond sommeil de soldats, le télégraphe et le téléphone ne désemparent pas, les bulletins de succès sont communiqués aux états-majors engagés, et l’on prend connaissance de l’ordre du lendemain: «L’escadre de stukas X attaquera les blindés ennemis qui ont poussé au nord-est du village X, carré XY de la carte, à partir de ... heures, en missions successives. On doit s'attendre à une vigoureuse défense de la part des chasseurs ennemis. »





8 commentaires:

  1. Lulu tu es le Rostand des PFs de guerre :10:
    "...Quelque chose que sans un pli, sans une tâche,
    J'emporte graçe à toi, et c'est...
    C'est?
    Tous tes Panache."

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    1. Qu'est-ce que le panache ? Il ne suffit pas, pour en avoir, d'être un héros. Le panache n'est pas la grandeur, mais quelque chose qui s'ajoute à la grandeur, et qui bouge au-dessus d'elle. C'est quelque chose de voltigeant, d'excessif ? Le panache, c'est l'esprit de la bravoure.

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    2. Qu'est-ce que le panache ? ben de la bière avec de la limonade, non ?

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    3. Tu me fais honte Grand Maître A...nous on cite du Rostand et toi tu compares ça à de la limonade...allez tu es puni dans ta chambre.

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  2. Du panache, encore du panache... Notre ami Lulu n'en manque pas !
    Merci beaucoup pour ces numéros supplémentaires.

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    1. Une suite de 6 nouveaux numéros bientôt...quand on a du Panache...pourquoi s'en priver...je parle des numéros bien sûr.

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  3. Grand merci pour ce bouquet bien panaché.

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