mardi 11 avril 2017

Navy n°39 et n°171


















 

NAVY est une revue de l'éditeur Impéria.
179 numéros d'avril 1963 à septembre 1970. Format 13 x 18 cm. 68 pages. 22 recueils.
La revue présente essentiellement des récits complets de guerre (maritime) d'origine britannique issus de la revue de poche "War at Sea Picture Library". On peut y lire des bandes de Juan Zanotto, Victor de la Fuente ou Hugo Pratt. Les premiers numéros reprenaient d'ailleurs les couvertures de la revue anglaise.
Comme la revue britannique ne compta que 36 numéros, Impéria confia à son équipe de scénaristes et dessinateurs espagnols le soin de créer de nouveaux récits.
La revue commença avec des couvertures entourées de "flots bleus" jusqu'au numéro 12. Cette présentation disparut ensuite. Il semblerait que la revue War ait succédé à Navy.

Fiches déjà éditées:
http://bdvintagerares.blogspot.be/2016/01/navy-imperia.html
http://bdvintagerares.blogspot.be/2016/01/navy-suite.html

Je vous propose les n° 39 et n° 171



Lien: Navy - 039
Lien: Navy - 171

Dieppe 19 août 1942

Le débarquement de Dieppe ou opération Jubilee fut une tentative de débarquement des Alliés en France occupée, menée le 19 août 1942 sur le port de Dieppe. Le quart des troupes canadiennes engagées dans cette opération y périt, faisant de cette opération la plus meurtrière de la guerre pour ce pays, l'opération se soldant par un cuisant échec.

Soldats canadiens descendant d'une péniche de débarquement
lors d'un exercice d'entraînement avant le raid sur Dieppe.
Péniche de débarquement prenant part au raid sur Dieppe.
Soldats des Cameron Highlanders du Canada dans
une péniche de débarquement avant le raid sur Dieppe.

À l'aube du 19 août 1942, une force navale composée de huit destroyers et de quatre chasseurs de sous-marins escortant près de 250 engins de débarquement de tous types fait route vers les côtes françaises de la Manche. Elle mobilise près de 8 000 hommes dont plus de 1 800 y laisseront leur vie, pour ce qui sera le plus grand raid de la Seconde Guerre mondiale. 74 escadrilles de chasseurs et de bombardiers en assureront la couverture aérienne.

Pour la première fois dans la Seconde Guerre mondiale, des hommes se ruent à l'assaut de ce que les nazis appellent Festung Europa, la « Forteresse Europe ».

Attention: Les images et textes proviennent des magazines Signal et Der Adler. Ceux-ci s’adressent à un public averti, en effet servant la propagande nazi, les articles parus dans Signal et Der Adler, ne sont évidemment pas le reflet de la vérité, mais ils peuvent être à la base de réflexion et de travaux sur cette période terrible.


Les correspondants de guerre de "Signal" revivent minute par minute sur toutes les phases du combat.













Le lieutenant Oldenburg, qui a liquidé l'entreprise de Dieppe avec sa troupe de choc, en décrit la phase finale à notre dessinateur: "Les bras levés, les derniers Canadiens s'avancèrent vers nous à travers les barbelés".

"Pourquoi n'y avait-il que des Canadiens?". Cette question embarrasse
visiblement ces vieux troupiers qui ont déjà combattu dans l'Inde et en
Chine. Ils ne savent que répondre et se taisent.


Notre photographe interroge des prisonniers anglais.
CE QUE L'ON PROJETAIT






















Dessin:
Correspondant de guerre Liska
Clichés:

Correspondant de guerre Kenneweg

En trois vagues successives, protégées par des destroyers et des croiseurs, les troupes d’invasion devaient aborder à la faveur de la nuit. Des avions de combat et l'artillerie des navires devaient annihiler la défense, et la première vague d'assaut, aux effectifs d'une division, débarquerait, en pleine nuit, à l'aide de moyens de transport spécialement construits. Le 19 août fut choisi pour deux raisons ; l° la haute marée de ce jour devait permettre aux bateaux de débarquement d'aller très en avant sur la plage: 2° la nouvelle lune. « L'affaire Jubilee », comme on l'appelait au Q. G. anglais, avait été préparée pendant dix mois. Les Allemands devaient être surpris par la rapidité de l'attaque.
Les effectifs débarqués à l'aile gauche et à l'aile droite du dispositif devaient contourner Dieppe, puis, après avoir opéré leur jonction, prendre la ville à revers. Les troupes débarquées à Bains et Pourville opéreraient de concert. Le gros de l'action se déroulerait sur la plage de Dieppe où débarqueraient, avec l'infanterie, des chars de combat qui pénétreraient immédiatement dans la ville et occuperaient les routes vers Le Havre et Abbeville. L'infanterie, après avoir investi la ville, devait opérer sa jonction avec les troupes d'encerclement. Si cette entreprise avait réussi comme il était prévu, une tête de pont aurait été formée, à l'abri de laquelle la deuxième et la troisième vague d'assaut auraient pu débarquer.





























CE QUI SE PASSA EN RÉALITÉ

  1.  La surprise n'a pas réussi. La flottille anglaise avait été déjà arrêtée au large par les vedettes allemandes. Lorsqu'elle arriva, le jour s'était levé. Les Allemands avaient pris leurs dispositions.
  2. Sur la plage même, les quatre groupes des ailes avaient été pris sous le feu des Allemands et anéantis. Près de Berneval, quelques soldats ennemis avaient pu atteindre un ravin, mais après deux ou trois cents mètres, ceux qui n’avaient pas été réduits par des grenades à main se rendaient.
  3. Sur la plage de Dieppe (photo du haut), où le gros de l'action eut lieu, les Anglais ont essuyé la plus lourde défaite. (Tout le combat s'est déroulé dans l’espace bordé de blanc. Pas un char, pas un fantassin, n'a dépassé cette ligne). Les mitrailleuses prenaient de flanc l’infanterie qui, dans les dix premières minutes, comptait déjà des centaines de morts. Le reste s'est sauvé en se mettant à l'abri d'un angle mort. Les chars patinaient sur les galets de la plage et ne pouvaient avancer. Les canons antichars allemands firent sauter leurs chenilles. Entre temps, les réserves anglaises poursuivaient sur mer un duel d'artillerie et d'aviation avec les forces allemandes. Elles subirent des pertes graves. 127 avions, 4 destroyers, 2 torpilleurs, 1 vedette rapide et 7 transports étaient détruits ou coulés, 4 croiseurs, 4 destroyers, 4 vedettes rapides et 5 transports endommagés. Au bout de 5 heures de combat, l’affaire « Jubilee », qui avait duré huit heures, avait échoué. A deux heures, tout était liquidé, les bâtiments anglais étaient en fuite et le dernier des Canadiens débarqués prisonnier.


"Ce fut la fin de Dieppe".







































Emplacement d'une mitrailleuse lourde Allemande MG34  pendant le débarquement canadien à Dieppe du 19 Août 1942


A Dieppe, plusieurs blockhaus couvrent l’esplanade de la plage. Trois rideaux de barbelés, écartés de 5 mètres les uns des autres, isolent l’esplanade de la mer. Le réseau bordant le mur de la plage a plus de 2 mètres de large. De plus, ces barbelés se rétablissent automatiquement après le passage d’un char. Toutes les constructions du front de mer sont transformées en véritables fortins. Les accès au centre ville sont barrés de murs antichars…
Dieppe-1942-rue-St-Remi
Débarquées sur la “plage blanche” - partie ouest de la plage - quelques unités du “Royal Hamilton” se lancent à l’assaut, traversent la plage sous un déluge de feu et parviennent, après une heure de combat, à s’emparer du rez-de-chaussée du casino - alors situé à l’emplacement de la piscine des Bains - que les Allemands ont transformé en blockhaus très puissamment défendu. De petits détachements progressent même au-delà. Celui que commande le capitaine Hill atteint l’église Saint-Rémy, mais, isolés, ses hommes sont contraints de refluer vers la plage.Le sergent Hickson et son groupe de dix-huit hommes, dont la mission est de faire sauter le central téléphonique, traversent le casino et le Petit théâtre, pénètrent dans la ville et attaquent, au corps à corps, un point d’appui allemand dont ils éliminent les défenseurs et parviennent à regagner la plage. Deux de ces soldats canadiens sont tués derrière l’église Saint-Rémy, dans l’actuelle rue du 19 août 1942.

Les tireurs d’élite allemands déciment l’encadrement de l’Essex Scottish. Toutes les tentatives de franchissement des murets de la digue recouverts de barbelés échouent et causent d’énormes pertes. Sur la “plage blanche”, le Royal Hamilton subit un déluge de feu identique, mais quelques unités appuyées par des Fusiliers Mont-Royal réussissent à s’emparer du rez-de-chaussée du casino (alors à l’emplacement de la piscine des Bains). Quelques petits groupes parviennent ensuite à s’infiltrer en ville vers l’église Saint Rémy, mais ils refluent rapidement sous la pression des contre-attaques allemande


4 commentaires:

  1. Toujours aussi effroyable et glaçant ce qui s'est passé il a 75 ans :1:
    Mille mercis à Prof Lulu pour sa remarquable fiche :10:

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    1. Hier je disais encore à Regbois l'histoire commune que les européens ont avec le Canada...en voici la preuve. Si mes souvenirs sont exacts je crois qu'ils ont libéré la Belgique et Bruxelles. Merci les gars.

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