vendredi 12 mai 2017

Kit Karson n°332 -366












 

Kit Carson est une revue de bandes dessinées petit format parue aux éditions Impéria. Sous des couvertures à dominantes jaune et bleue, Kit Carson présente un à trois récits complets par numéro d’un héros de l’ouest provenant de la collection anglaise Cow Boy Comics. Kit Carson apparaît en alternance avec Buck Jones et Tex Tone. Les récits de Peter Sutherland, principal dessinateur, sont très prenants et semblent avoir marqué de nombreux lecteurs. 552 numéros de 04-1956 à 2eme trimestre 1986.

Pour plus d'informations veuillez consulter les très bonnes fiches déjà éditées sur BD Mag Exhumator : KIT CARSON




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La tragédie de Dokdokwas

Kit Carson (né Christopher Houston Carson le 24 décembre 1809 dans le comté de Madison au Kentucky et mort le 23 mai 1868 à Fort Lyon dans le Colorado) est un pionnier de la Conquête de l'Ouest américain. Orphelin de père à 7 ans, il travaille à la ferme familiale puis dans une sellerie, avant qu'attiré par les récits des trappeurs, il parte à 16 ans découvrir le continent. La connaissance qu'il acquiert de l'Ouest sauvage l'amène à servir de guide à l'explorateur John Charles Frémont. Il sert ensuite dans l'US Army, sur le théâtre des opérations en Californie, lors de la guerre américano-mexicaine, sous les ordres du général Kearny. Lors de la guerre de Sécession, il fait partie de l'Armée de l'Union dont il est nommé brigadier-général, en 1865, trois ans avant sa mort1
Au printemps 1845, Kit Carson est sollicité par Frémont (officier et explorateur américain) pour une expédition ayant comme but de « cartographier la source de l'Arkansas » sur les pentes des Montagnes Rocheuses.

Le 1er juin 1845, 55 hommes guidés par Carson quittent Saint-Louis. Mais, étonnamment, en atteignant l'Arkansas, Frémont se dirige soudain droit vers la Californie.

Arrivant, au début de l'hiver de 1846, dans la vallée du Sacramento, il cherche à susciter la fibre patriotique des colons américains de la région. Il leur promet que si une guerre avec le Mexique commence, une force militaire américaine viendra les protéger. Frémont provoque presque une bataille avec le général José Castro près de Monterey, ce qui aurait sans doute causé l'annihilation de l'expédition, en raison de la supériorité numérique des Mexicains. Il fuit alors la Californie et remonte vers le nord en direction de l'Oregon, installant son camp sur les rives du lac Klamath dans l'Oregon, proposant d'explorer une nouvelle route dans La vallée de Willhameth.

Les Indiens de Tlamath [Klamath], par nature braves et belliqueux, possèdent une nouvelle source de puissance avec leurs flèches en fer fournies par les postes britanniques dans ce pays. Leurs flèches ne peuvent être extraites de la chair que par le couteau, car elles sont barbelées, et bien sûr ne doivent pas être retirées.

Les événements de cette nuit et des jours suivants illustrent bien les dangers nocturnes en pays indien et voici le récit qu’en fait Carson:

On gardait jusqu'à minuit un grand feu allumé. Le reste d'entre nous était fatigué, et tous sont allés dormir. C'était la seule nuit de tout notre voyage, à l'exception de la nuit sur l'île du lac Salé, que nous négligeâmes de monter la garde;  nous ne nous attendions à aucune attaque car nous étions  seize dans notre groupe.




Owens [Richard "Dick" Owens] et moi dormions ensemble, et nous avons été réveillés en même temps par les coups de hache qui tuaient nos hommes. Au début, je ne savais pas ce qui se passait; j'ai appelé Basile, qui était de ce côté-là: «Qu'est-ce qu'il y a? Il ne répondit pas, car il était déjà mort; il ne sut jamais ce qui l'avait tué; sa tête avait été coupée dans son sommeil; un autre gémit un peu avant de mourir. Des indiens Delawares (ils étaient quatre avec nous) dormaient près du feu, et ils se lèvent et chargèrent les Tlamaths. L'un d'entre eux prit un fusil déchargé et quoiqu'il ne pût tirer, il les tenait à distance. Il se battait comme un soldat et n'abandonnait pas jusqu'à ce qu'il fût touché par plusieurs flèches - trois entrèrent dans son cœur: il mourut courageusement. 

Dès que je vis des Indiens dans le camp, nous avons, Owens et moi, crié ensemble des « Indiens ». A six, le colonel, Maxwell, Owens, Godey, Stepperfeldt et moi nous avons couru derrière nos Delawares. Je ne sais pas qui a tiré mais je pense que c'était le coup de feu de Stepp qui a tué le chef des Tlamath. Ce dernier avait une demi-hache anglaise pendue par une corde à son poignet, et il y avait quarante flèches dans son carquois. C’était le plus beau guerrier que j'ai jamais vu, il devait être parmi eux « l'homme le plus brave », vu la manière dont il était armé, et à en juger par sa coiffe. Lorsque les Tlamaths l’ont vu tombé, ils se sont encourus mais nous sommes restés couchés attendant une autre attaque.





Un guerrier indien mort est identifié comme l'un des indigènes du lac Klamath. Le groupe entre dans une grande colère, on raconte que Carson, hors de lui, se saisit d'une hache et réduisit la tête de l'Indien mort en bouillie.
«Le matin, nous avons trouvé selon les traces laissées sur le sol que quinze à vingt Tlamaths nous avaient attaqués: ils avaient tué trois de nos hommes et blessé l'un des Delawares pendant qu’il scalpait leur chef. Nos morts furent transportés par mulets, mais, après avoir parcouru une dizaine de kilomètres, il ne nous fut pas possible de les amener plus loin et dans l'épaisseur du bois nous trouvâmes un lieu secret. Ils furent enterrés sous des bûches.


Après le groupe s’est dirigé vers la Californie. Deux jours après cette confrontation, ils rencontrèrent un grand village de Tlamaths, composé de plus d'une centaine de guerriers. Carson était en tête avec dix hommes, mais l'un d'entre eux ayant été découvert, Carson ne pouvait suivre les ordres, qui étaient qu’en cas de découverte d’Indiens il devait avertir Frémont. Il ne restait plus qu'à charger le village. Ce qu'ils firent en en tuant beaucoup et mettant le reste en fuite. 

 Les femmes et les enfants furent épargnés, mais ils brûlèrent le village avec leurs canots et leurs filets de pêche. Le même jour, la vie de Carson fut dangereusement exposée. Comme il galopait vers le haut de la colline et qu’il était plutôt en avance, il observa un Indien fixant sa flèche pour la lui décrocher. Carson fit virevolter son fusil, mais il le cassa. La flèche l'aurait percé, si Frémont, voyant le danger, ne manquait pas de faire galoper son cheval sur l'Indien, et de le renverser. «Je leur dois la vie, dit Carson, le colonel et Sacramento m'ont sauvé. Sacramento est un noble cheval californien que le capitaine Sutter donna en 1844 au colonel Frémont, et qui a fait deux fois la distance entre le Kentucky et sa vallée natale, où il a gagné son nom en traversant à la nage la rivière dont il prit le nom. Malgré toutes ses épreuves (car il a voyagé partout avec son maître), il est toujours le cheval favori du colonel Frémont.

« La tragédie de Dokdokwas est renforcée par le fait que la plupart des universitaires s'accordent aujourd'hui à dire que Frémont et Carson, dans leur soif de vengeance, ne s'attaquèrent pas à la tribu responsable de l'attaque sur leur campement. Selon toute probabilité, la bande d'Indiens qui avaient tué les trois hommes de Frémont étaient sans doute des Modocs….Les Klamaths étaient culturellement liés aux Modocs, mais les deux tribus étaient en fait ennemies.

Merci au  scanneur/retoucheur pjp pour cette BD.


Bonne Lecture

8 commentaires:

  1. Le Roi de la Prairie c'est Lulu !! :10:
    Mille mercis mon ami pour ces Kit(s) supplémentaires :8:

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    1. Nom d'un castor, j'ai oublié de remercier Pjp :7:
      MERCI !!!!!!!!!!!!!!!!

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    2. Pjp est en forme, on a intérêt de fumer le calumet de la paix avec lui...afin qu'il nous fournisse encore beaucoup de bons scans. Merci Pjp.

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    3. Tu n'as rien dit de ma petite histoire d'indiens.!!!

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    4. Je viens juste de la lire :8:
      Une horreur de plus (pas ta superbe fiche documentée) perpétrée par les dits "civilisés" :1:

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  2. Merci pour ces tresors inestimables .

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  3. Magnifique présentation du héros et de la BD.Grand merci pour ces perles.

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  4. Encore une belle page de l'histoire américaine narrée par notre prof Lulu.

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