vendredi 23 juin 2017

Banzaï - 060-061-062



 

Banzaï est une revue de bandes dessinées petit format parue chez l'éditeur Aredit dans la collection Courage Exploit. 91 numéros du 07/1968 au 06/1977. Principalement des récits de guerre.



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Les soldats japonais restants aussi appelés stragglers (« traînards ») en anglais, sont des soldats de l'armée impériale japonaise de la guerre du Pacifique qui, après la capitulation du Japon d'août 1945 qui marque la fin de la Seconde Guerre mondiale, ont continué à se battre.

Le capitaine Sakae Ōba de l'armée impériale japonaise 

Le matin du 15 juin 1944, les Américains débarquent sur les plages pour conquérir Saipan. Malgré une défense farouche, les Japonais sont progressivement repoussés avec de lourdes pertes.
Le commandant japonais utilise le mont Tapochau au centre de l'île comme quartier-général et organise des lignes de défense tout autour de la montagne. Privés d'approvisionnement et de secours, la situation devient vite intenable pour les défenseurs et une attaque suicide finale est décidée.

Le 7 juillet, le capitaine Ōba et ses hommes participent à la plus grande charge banzaï de la guerre du Pacifique. Après 15 heures de violents combats au corps-à-corps, près de 4 300 soldats japonais sont tués. 


Les Japonais perdirent 25.400 tués et de nombreuses victimes civiles. Le 22 juin, le gouverneur de Saipan avait reçu un message du Palais Impérial l'informant que tout civil qui mourrait en se battant contre les Américains se verrait accorder les mêmes privilèges après la mort que les soldats tués pour l'Empereur.Saipan était la première île envahie par les Américains qui comptait un nombre important d'habitants civils.La propagande japonaise avait présenté à ces populations les Américains comme des monstres.Des 22.000 civils de Saipan, des milliers combattirent les Américains et participèrent à la charge suicide du 7 juillet. Lorsque les Américains atteignirent le nord de l'île, de nombreux civils, hommes, femmes et enfants, se suicidèrent alors en sautant du haut des falaises. Des interprètes réussirent à en dissuader, mais on estime que 8.000 civils périrent en sautant de lieux qui portent maintenant les noms de Suicide Cliff et Banzai Cliff.

Les forces américaines déclarent l'île sécurisée le 9 juillet 1944. Le 30 septembre 1944, l'armée japonaise déclare officiellement que tous les soldats de l'île dont le statut est inconnu sont considérés comme morts au combat. Cela inclut le capitaine Ōba qui est promu major à « titre posthume ».

Cette photo a été prise le 13 juillet 1944 sur Saipan aux Mariannes. Il montre un équipage de l'artillerie USMC avec trois drapeaux de combat japonais capturés suite à l'énorme charge japonaise kamikaze.

En réalité, le capitaine Ōba a survécu à la bataille et pris le commandement d'un groupe de 46 autres soldats. Il commande plus de 200 civils japonais à travers la jungle pour éviter la capture.

Lui et ses hommes organisent les civils et les placent dans des grottes de montagnes et dans des villages cachés dans la jungle. 



























Au lieu d'assister les civils dans les tâches de survie, le capitaine Ōba et ses hommes continuent leur bataille contre la garnison de soldats américains. Ōba utilise le mont Tapochau comme base principale. Culminant à 473 m, le sommet offre une vue totale à 360° sur l'île. Depuis leur camp de base sur le versant occidental de la montagne, Ōba et ses hommes conduisent plusieurs raids de guérilla sur les positions américaines.Le capitaine Ōba et ses hommes résistent sur l'île pendant 512 jours, soit environ 16 mois. Le 27 novembre 1945, l'ancien major-général Umahachi Amō, commandant de la 9e brigade mixte indépendante durant la bataille de Saipan, réussit à rencontrer certains des soldats japonais cachés en chantant l'hymne de leur unité. Amō remet des documents du défunt quartier-général impérial au capitaine Ōba lui ordonnant à lui et à ses hommes de se rendre aux Américains.







Le 1er décembre 1945, trois mois après l'annonce officielle de la reddition du Japon, les soldats japonais se rassemblent une dernière fois sur le mont Tapochau et chantent une chanson d'hommage aux esprits des soldats morts.

Ōba mène ensuite ses hommes en dehors de la jungle et se présente aux Américains de la 18e compagnie d'artillerie anti-aérienne.



Avec une grande formalité et beaucoup de dignité, le capitaine Ōba remet son épée au lieutenant-colonel Howard G. Kirgis, et ses hommes rendent leurs armes et leurs couleurs. Ils représentaient la dernière résistance des forces japonaises à Saipan.




6 commentaires:

  1. Superbe fiche
    C'est comme si on y était!
    Merci cher Lulu :10:

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    1. Banzaï...ils sont fous ces japonnais.

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  2. https://www.youtube.com/watch?v=5iMZnuk2qyo
    Bon je sors ....

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  3. Superbe page d'histoire
    Merci

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  4. tenno heika banzai

    Merci, Lulu, pour ce nouvel épisode d'histoire. Toujours aussi intéressant de te lire.

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