samedi 10 juin 2017

S.O.S



















 


S.O.S est une revue de bandes dessinées parue aux éditions Artima. 103 numéros au format 11 * 17 cm jusqu’au 31 puis 13* 18 cm plus trois spéciaux. Parution de d’avril 1959 à novembre 1965. Les héros principaux sont Ray Halcotan et Luc Hardy .





Lien: S.O.S HS - 106








Michael Wittmann

Michael Wittmann, né le 22 avril 1914 à Vogelthal (de),
Allemagne et mort au combat le 8 août 1944 en Normandie,
est un chef de char allemand de la Seconde Guerre mondiale. Il est
connu pour avoir été l'un des plus redoutables chefs de chars
de la Seconde Guerre mondiale.
Michael Wittmann avec son staff



Après le débarquement du 6 juin 1944, les alliés progressent dans le bocage normand pendant une semaine.
Dans cette partie de la Normandie, le bocage facilite la défense des occupants. Par exemple, un char allié qui circule dans un chemin creux constitue une cible facile pour les bazookas car les manœuvres de l’engin sont impossibles. Et s’il tente de se dérober en montant le talus des haies, il offre un instant à l’ennemi son ventre dépourvu de blindage. La technologie militaire, à savoir l’artillerie et l’aviation tactique, se révèlent peu efficaces dans cet environnement touffu où la position de l’ennemi est impossible à localiser avec précision. 




























 Seuls les fantassins évoluent plus habilement dans le bocage mais c’est au prix d’une avance lente et meurtrière car une haie ou un arbre peut cacher une mitrailleuse ou un sniper.




























À l'ouest de Caen, une poussée de la première division d'infanterie américaine vers la ville de Caumont-l'Éventé oblige la 352e division d'infanterie allemande à se replier. Ce mouvement découvre les flancs de la division blindée allemande Panzer Lehr. Une exploitation rapide de cette percée permettrait de rendre les positions défensives allemandes en Normandie intenables.

Le général Montgomery, conscient de cette occasion, lance l'opération Perch avec la 7e division blindée britannique (les Rats du Désert) avec pour but de déborder la division allemande Panzer Lehr afin de se rabattre sur ses arrières par surprise.





























Le village de Villers-Bocage se situe sur le chemin de cette progression, c'est le carrefour de plusieurs routes dont une mène vers le nord-est jusqu’à Caen. 
























Si le village et les hauteurs environnantes sont prises et tenues, les blindés britanniques pourraient poursuivre leur avancée vers le nord-est derrière les lignes allemandes et la prise de Caen serait envisageable.

Seulement les Britanniques ne savaient pas que des éléments de la seconde compagnie de chars lourds de la Schwere SS-Panzer-Abteilung 101 (101e bataillon SS de chars lourds) commandés par Michael Wittmann avaient reçu l'ordre de prendre et de tenir la cote 213 qui se situait sur les hauteurs de Villers-Bocage et dominait le nœud routier du village.


Wittmann et ses blindés - cinq chars lourds Tigre et un char moyen Panzer IV gagnent leur position pendant la nuit sans être repérés par les avions alliés. Ils se postent à 150 mètres au sud de la RN 175. 

Les forces britanniques chargées de prendre le village et la cote 213 étaient constituées d'une compagnie de chars renforcés et d'une compagnie d'infanterie motorisée soit environ 200 véhicules blindés.

Wittman observa la colonne du 4th County of London Yeomanry quitter Villers-Bocage et son avance vers ses chars positionnés sur la cote 213 pare-chocs contre pare-chocs sur une route encaissée. La section de tête fit halte sur la route sans se déployer en position de défense afin de laisser passer les semi-chenillés et transports de troupe de l'infanterie d'accompagnement pour prendre la tête du détachement. Devant un terrain inconnu, cette décision fut une erreur grave.
Wittman vit dans ce choix une occasion pour ses chars et décida de lancer son attaque avec un char entre la cote 213 et Villers-Bocage pour contourner la première section du 4th County of London Yeomanry et ordonna à ses deux autres chars opérationnels de garder leurs positions. Le commandant allemand comptait sur l'effet de surprise pour infliger le plus de dégâts aux Britanniques qui attendaient l'arrivée de renforts. Faisant la description de ces événements après coup, Wittman dit : « Je n'ai pas pu rassembler ma compagnie. Je devais agir rapidement car je supposais que l'ennemi nous avait localisé et avait l'intention de nous détruire sur nos positions. Je fis mouvement avec mon char et ordonnai aux deux autres chars de se disperser mais de tenir la position ».

Le char Tigre commandé par Wittmann attaque à neuf heures. Quelques minutes plus tard, sur la route de Caen, il détruit trois blindés britanniques : un Sherman Firefly, un char Cromwell et un autre blindé. Il continue sa route vers le village de Villers sans s'arrêter et en attaquant les véhicules blindés légers de la brigade de fusiliers britanniques.




























En tout, Wittman, son équipage et son char détruisent dix half-tracks, quatre Universal Carrier, deux transports de troupe, deux canons antichars de six livres, trois chars légers Stuart. Entré seul dans Villers-Bocage, il détruit trois des quatre Cromwell qui avaient pris position face à la ferme des Lemonnier.

Véhicules du 1st Rifle Brigade, 4th County of London Yeomanry, détruits par  Michael Wittmann

Dans la rue Clemenceau, il détruit deux chars Sherman de commandement de la 5th Royal Horse Artillery avant de détruire une scout car et un nouveau half-track.

Un char du British Cromwell dans la rue principale de Villers-Bocage; L'un des plus d'une douzaine de véhicules détruits par Michael Wittmann. Ce char était commandé par le Captain Paddy Victory du 5th Royal Horse Artillery.


























Le Cromwell (T187608) éliminé du Sergeant-Major Gerald Holloway

Le Cromwell (T187692) détruit du Lt. John Cloudsley-Thompson

Le Sherman KO du Major Dennis Wells.
Remarquez le cratère devant le char et le trou à gauche de la tourelle

En arrivant sur la place Jeanne-d'Arc, il se retrouve nez à nez avec un Sherman Firefly commandé par le sergent britannique Lockwood du groupe B. Le Firefly était un des rares chars alliés capable de détruire un Tigre de face avec son canon de 17 livres. Le char britannique tira quatre coups dont un toucha la coque du Tigre. En réponse, le Tigre tira à son tour mais manqua sa cible. Cependant, le coup toucha un mur qui s'écroula sur le Sherman l'empêchant de poursuivre le combat. Witmann effectua un demi-tour avec son char légèrement endommagé et reprit la rue Clemenceau. Le char Cromwell survivant commandé par le capitaine Dyas ouvrit le feu avec son canon de 75 mm sur le Tigre et le toucha deux fois sans effet. Wittman tira un seul coup qui mit le char britannique hors de combat.
Alors que Wittman était en train de quitter le village, la chenille gauche de son Tigre fut atteinte par un obus antichar de six livres ce qui le força à s'arrêter dans la rue devant le magasin Huet Godefroy. 


























1944, France, Villers-Bocage, un char lourd allemand "Panzerkampfwagen VI Tiger Ausführung E - Sonderkraftfahrzeug 181" du "Schwere SS-Panzer-Abteilung 101" détruit dans le village

Il engagea alors les cibles à portée. Pensant que son Tigre pourrait être remorqué et réparé plus tard, Wittman et son équipage abandonnèrent le char sans le détruire quittant la zone à pied et se frayant l'arme à la main un chemin jusqu'à leurs lignes.

SS-Untersturmführer Wittmann reçoit les "Feuilles de chênes" à sa croix de chevalier d'Adolf Hitler au Wolfsschanze en Prusse orientale.

Il obtient le grade de SS-Haupsturmfuhrer. On lui offre une place d’instructeur dans une école de Panzer mais il refuse et retourne en Normandie le 6 juillet où il participe à la bataille de Caen. De juillet à août 1944, Wittmann se bat aux abords de la ville. Entre temps, il a touché un nouveau Tigre (007). Au début du mois d’août, il gagne Cintheaux afin d’aider à la reprise de Caen. Le 8 une nouvelle bataille commence, ce sera la dernière de Wittmann. A 12h55 (d’après le rapport du Tigre 213 positionné dans le même champ) dans un prés bordant la route Caen-Cintheaux, Le Tigre de Wittmann est détruit et son équipage tué. Après le combat les restes des hommes sont enterrés à côté de la carcasse sans aucun signalement.

Dernier combat

































L'attaque a vu le char Tigre 007 de Wittmann se déplacer vers le nord sur le côté droit de la RN 158 direction Cintheaux - Caen. Il était accompagné par l'officier signaleur Helmut Dollinger dans le deuxième véhicule de commandement n°009 et deux véhicules de la troisième compagnie du 101e: le n°312 commandé par SS-Oberscharführer Peter Kisters et le n°314 du SS-Unterscharführer Otto Blase mais commandé ce jour-là par le SS-Untersturmführer Willi Iriohn. Avec le char Tigre 007, ces trois véhicules ont également été touchés.
Prenant le flanc gauche, le Tiger n°313 était sous le commandement du SS-Hauptsturmführer Hans Höflinger, le n°334 avec le frère cadet de Heinz von Westerhagen, le SS-Oberscharführer Rolf von Westernhagen et le Tigre n°304 du chef de l'escouade commandé par SS-Hauptsturmführer Franz Heurich.
Westernhagen parviendra à s'échapper intact, ainsi que Heurich qui avait pris une position plus sûre à l'arrière. Le Tigre de Höflinger, pendant ce temps-là, était détruit à gauche de la RN 158, mais tout l'équipage avait pu s'échapper. Au total, cinq des sept Tigres ont été mis hors d'action pendant l'attaque.

Probablement le char n° 009  appartenant au bataillon SS-Panzerabteilung 101 détruit au même moment que le Tigre n°007 de Michael Wittmann. 

À 12 h 55, Höflinger signala avoir vu clairement le Tigre blessé de Wittmann dans une position stationnaire mais toujours intact; Mais ni Höflinger ni le médecin-chef SS-Hauptsturmführer Dr. Wolfgang Rabe ont pu atteindre le véhicule accidenté de leur commandant, les deux étant forcés de se retirer. Le docteur Rabe a été témoin de la bataille entre le petit escadron de Tigres et l'ennemi de Wittmann, dans lequel il avait vu un certain nombre de Tigres prendre des coups mortels; Dans une lettre écrite plus tard à la veuve de Wittmann, Hildegard, Rabe décrivait le moment où il avait vu la tourelle souffler du véhicule de son mari.

Photographie du Tiger 007 détruit, pris par le civil français Serge Varin en 1945, toujours dans le champ près de Gaumesnil où il avait été pulvérisé un an auparavant.

La séparation de la tourelle de Tiger 007 et de sa coque était sans aucun doute le résultat d'une explosion interne causée par les munitions à bord et le carburant brûlé, probablement causé par le coup au but initial. Aucun shell par lui-même n'aurait pu atteindre ce résultat; La tourelle du tigre était si lourde que les dégâts qui en résultaient n'avaient pu être causés que par une explosion massive de l'intérieur du véhicule.

Jusqu’en 1983, la destruction du Tigre 007 est un mystère, même pour les équipages de la sSSPzAbt 101. Plusieurs sources affirment qu’il serait tombé dans l’embuscade d’un Firefly, mais différentes unités revendiquent la mort de Wittmann: la 1ere Division Blindée Polonaise, la 4e Canadian Armored Division et la 33e British Independent Armored Brigade. La version officielle fait état d’une destruction par attaque aérienne. En 1945, M Serge Varin retrouve le Tigre 007. Il est intéressé par ce char car la tourelle s’est séparée du châssis. Varin examine le Tigre de Wittmann et remarque qu’il n’a pas été transpercé par un obus. Le seul dégât est une grosse perforation à l’arrière du blindé au niveau du bloc-moteur.

Après un examen plus complet M Varin conclue que l’impact provenait des airs. La roquette a du atteindre la plateau arrière ( 25 mm de blindage), rentrer dans l’arrivée d’air et exploser dans le bloc-moteur provocant l’incendie du magasin à munitions. La seconde explosion tua instantanément l’équipage et souffla la tourelle dans les airs. D'après Varin, le Tigre fut détruit par une roquette HE (high explosive) d’un Hawker "Typhoon" MkIB.

Finalement, il a été prouvé que le char fut détruit par le tir d’un tank du "A" Squadron du Northamptonshire Yeomanry. Le Firefly auraient observé l’avancée des Tigres et ouvert le feu à 800 m.


























En se rapportant au journal de marche du "A" Squadron, à 12h20, 3 Tigres s’avancent vers eux et sont détruits à 12h40, 12h47 et 12h52 sans aucune perte.
Après que le premier Tigre soit détruit, le second réplique mais reçoit un coup au but et se soulève dans une lourde explosion. Apparemment Wittmann ne savait pas que les Anglais avaient un Firefly dans le secteur et partit confiant dans l’attaque de leurs positions.

En Mars 1983, les tombes de l’équipage furent découverte lors de la construction. Il fut possible d’identifier les restes de Wittmann grâce à son dossier dentaire. Wittmann et son équipage furent officiellement enterrés dans le cimetière militaire de « La Cambe »."

Le cimetière de LA CAMBE se situe géographiquement entre les communes de Carentan et Bayeux. Il a été inauguré le 20 septembre 1961, il y repose 21.202 soldats allemands, ce qui en fait le plus grand cimetière allemand en France.





























Tombe de Michael Wittmann et de son équipage.
Ils ont fait la guerre ensemble, ils sont morts ensemble, ils reposent ensemble.

L'équipage du Tigre 007
De gauche à droite Karl Wagner pointeur, Rudolf  Hirschel opérateur radio , Heinrich Reimers pilote de char. Pas de photo de Günther Weber chargeur. 


































7 commentaires:

  1. Merci pour cette revue et cette page d'histoire

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  2. Mourir à 30 ans, quelle connerie et quel gâchis !! :1:
    Superbe fiche, cher Lulu :4:
    "Ich trinke auf unsere gefallenen Kameraden"
    https://www.youtube.com/watch?v=ioi6OxAd8Iw

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    1. Tu as le chic pour nous trouver des chansons entraînantes...et comme tu dis "quelle connerie"...bien qu'étant du mauvais coté, il faut reconnaître que ce type avait des c...

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  3. Merci mon lieutenant ! Une personnalité guerrière hors du commun que ce chef de pièce allemand. On peut admirer le soldat et respecter celui qui reste et restera l'ennemi qu'il faut abattre. Une bien belle fiche, complète et didactique sur un épisode de l'histoire européenne récente. Et, bien sûr, merci pour le p'tit format !

    Fana-Mili

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    1. Repos soldat, suite à vos commentaires vous serez dispensé de corvée. En effet ce soldat est quelqu'un hors de commun avec à son tableau de chasse (dommage qu'on parle de vies humaines): 141 chars et 132 canons antichars.

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