dimanche 13 août 2017

Temeraire - 047 - spécial vacances

 

Téméraire est une revue de bandes dessinées petit format parue chez l'éditeur Artima et Aredit dans les collections Héroïc et Courage Exploit. 191 numéros du 10/1958 au 06/1977. 10 numéros spéciaux en bichromie. Essentiellement des récits de guerre.



Lien: Téméraire - 047

Libérateur de Zwolle: Leo Major, le héros oublié.


Au mois d'avril 1945, le régiment de la Chaudière se trouvait aux alentours de Zwolle qui était sujet à une forte résistance allemande qui bloqua le Régiment depuis plusieurs jours et qui engendra de nombreuses pertes au sein des Canadiens. Le commandant demanda deux volontaires pour s'approcher du village afin de donner des coordonnées assez fiable pour un pilonnage de l'artillerie, Léo Major et son ami Wilfrid Arsenault se porta volontaire et partirent dès la tombée de la nuit.
«Lorsque j'ai constaté que personne ne se portait volontaire, j'ai répondu au colonel que j'irais. Willy, qui était un très bon ami à moi, ne pouvait pas me laisser partir seul, alors il s'est également proposé"

Zwolle, une ville des Pays-Bas de 50 000 habitants, était occupée par les Allemands, qui en avaient fait un centre de transport et de ravitaillement stratégique. 

























À la tombée de la nuit, Léo Major et Wilfrid Arsenault partirent explorer Zwolle. 




























Lui et son ami approchèrent d'une ferme dont l'occupante tenta tant bien que mal d'avertir les deux soldats Canadiens de la forte présence, non loin de là, d'Allemands dans la forêt, mais aucun des trois ne purent réussir à communiquer correctement. 































Les deux soldats tombèrent rapidement sur un avant-poste allemand et, en voulant se cacher dans un fossé, Arsenault attira l'attention des Allemands, qui ouvrirent le feu et le tuèrent. 





























Major élimina rapidement la menace avant de poursuivre sa mission, seul et armé seulement de deux pistolets mitrailleurs et d'un sac de grenades. «Je n'avais qu'une idée en tête: libérer la ville de Zwolle, peu importe ce qui m'attendait.»


Vers 1 h du matin, alors qu'il se trouvait près du centre de la ville, Major aperçut des soldats allemands endormis. Il s'empressa de les éliminer avant de capturer l'un d'entre eux et de le forcer à conduire un véhicule de reconnaissance de la Wehrmacht à travers les rues de la ville.

Profitant de cette couverture et de la noirceur, Léo Major fit le plus de bruit possible en parcourant Zwolle, tirant sur les troupes qu'il croisait, lançant des grenades et agitant un drapeau blanc pour faire croire aux Allemands qu'il valait mieux s'enfuir que de combattre. 


























À plusieurs reprises, il captura des petits groupes d'Allemands de 8 à 10 et faisant l'aller-retour entre les positions du Régiment et de la ville. 

Tout ceci continua pendant toute la nuit, un Allemand avait même témoigné disant qu'ils avaient l'impression de faire face à un démon, il était équipé d'un pistolet-mitrailleur dans chaque main et avec son bandeau sur l’œil, son allure aida à effrayer les Allemands.
Major tomba directement en face du quartier général des SS de la ville, il entra alors dans un violent combat contre 8 officiers, il en tua 4 alors que les autres prirent la fuite. 


























À la première lueur de l'aube, Major put remarquer que la garnison allemande avait levé le camp, il venait donc de libérer la ville de Zwolle. 






























Léo Major avec son cache-œil le 14 avril 1945 dans la Wipstrikkerallee, Swolle

































Son geste fut grandement récompensé, il reçut la médaille de
Conduite Distingué et fut récompensé par la Reine Juliana, la ville de Zwolle
 renomma même une de ses avenues "Avenue Léo Major".































Leo Major

C'est en 1940 que Léo Major décida de s'enrôler dans le Régiment de la Chaudière du Royal 22e Regiment. Comme tout le monde, il fit son entraînement en Angleterre pour finalement être envoyé en 1944 sur les plages de la Normandie. 

C'est à Juno Beach qu'il se remarqua des autres, avec cinq de ses collègues il permit de faire progresser rapidement les troupes Canadiennes-anglaises qui étaient cloué au sol depuis longtemps. Le même jour, il captura un char blindé allemand Sdkfz qui contenait de précieux code radio et renseignement allemand.






















 

Lors de la progression canadienne en Normandie, le régiment de Major se fit prendre en embuscade, celui-ci parvint à éliminer 4 soldats SS avant de se blessé grièvement par une grenade au phosphore lancé par l'un deux. Il est alors rapidement évacué pour subir des soins d'urgence et refusa de se faire évacué en Angleterre répondant au docteur: "Désolé, mais j'ai une guerre à gagner! Tant qu'il me reste un œil, je peux toujours tirer!"

Durant la bataille de l'Escaut, il captura à lui-seul 93 soldats allemands, comment? Et bien durant une mission de reconnaissance, Major avait remarquer 2 Allemands marchant le long d'une digue et c'est par orgueil qu'il suivit les 2 soldats Allemands, car "Il fait froid, il pleut, vous le paierez" comme disait-il. Il captura le premier Allemand et voulu l'utiliser comme appât, mais le second tenta d'utiliser son arme et fut rapidement descendu par Major qui souhaitait déniché le commandant de l'unité. Après avoir descendu 3 autres Allemands, la petite troupe se rendit auprès de Major, mais l'histoire ne s'arrête pas la. La garnison SS d'un village voyant les prisonniers avec Major se mirent à ouvrir le feu blessant et tuant leur propre camarade. Major ignora totalement le feu de l'ennemi et continua à emmener ses prisonniers auprès de son régiment qui se trouvait en première ligne.























Après cette épisode, Léo Major est blessé lorsque son char Bren Carrier roula sur une mine anti char et explosa tuant le pilote et expulsa Major du véhicule.


 Il est rapidement évacué dans une hôpital de campagne la ou on constate l'ampleur des blessures. Fracture au dos à 3 endroits différent, une entorses aux deux chevilles ainsi que quatre côtes cassés.


Après la Seconde Guerre Mondiale, Major s'enrôla dans la guerre de Corée. Durant la guerre, il fut sous le grade de Caporal et fut chargé de reprendre une colline (La colline 355) que la 5e Division Américaine avait perdu aux mains des Chinois. Major accepta la difficile tâche à une seule exception, qu'on lui laisse carte blanche sur l'opération, qu'il choisit ses propres hommes et que ses hommes soient récompensé avec une bouteille de rhum à leur retour. Le commandement Canadien accepta.
Dès le matin, la colline tombe aux mains de l'escouade de Major. C'est alors que commence un véritable cauchemars pour les Canadiens, les Chinois décidèrent d'envoyer deux divisions entière pour reprendre la colline. 

C'est un total de 14 000 hommes qui attaquèrent les 19 membres de l'escouade de Major et lui-même dans toutes les directions pendant 3 jours. Malgré la violence des combats, Major et son escouade réussirent à repousser les Chinois avant de recevoir des renforts Canadiens. Léo Major et son escouade avait réussi la ou la 5e Division américaine (Forte de 10 000 hommes) ne purent réussir. Pour son action, il fut récompensé de la Médaille de Conduite Distingué pour une deuxième fois.

4 commentaires:

  1. Superbe travail, Major Lulu :4:
    Merci mon ami à la mer ! :10:

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    1. Après la pluie, le beau temps. Du haut de mon trois-mats je fends les vagues déferlantes...enfin je suis avec mes pieds dans l'eau au bord de la plage. Ici il fait beaucoup plus calme que ce qu'a vécu Leo ici dessus.

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  2. Comme l'indique le titre : Spécial Vacances... Effectivement ça doit être ça ... Merci Prof Lulu pour cette belle page d'histoire !

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  3. Encore une belle fiche. Merci Prof Lulu !

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