mercredi 31 janvier 2018

Dynamic Toni-Cyclone - 008-009-010-011










 

Dynamic Toni Cyclone est une revue de bandes dessinées parue aux éditions Artima. 117 numéros d’octobre 1952 à juin 1962. Format de parution 17,5 * 23 cm. Episodes trouvés : - Pilote Tempete - Tim Et Tom - Toni Cyclone


La Schwere SS-Panzer-Abteilung 503 
dans les rues de Berlin, 1945.

Le 22 avril 1945, les premiers quartiers de Berlin sont atteints par l’Armée rouge, bien décidée à prendre Berlin de haute lutte Pour ce faire, Moscou déploie plusieurs armées de chars dans les rues mais en cette fin de guerre, l'Armée rouge manque cruellement de fantassins, et ce sont les tankistes qui ont pour mission de réduire les poches de résistance. 


Une tâche difficile compte tenu des fauves qui rôdent.
Le 23 avril 1945, alors que la matinée commence à peine, le SS-Oberscharführer Körner repère un JS-2 en maraude. Un perforant met un terme à la carrière du « Staline ». Toutefois, les Russes ne les emploient pas isolément, et faute d'une vision suffisamment claire de l'extérieur, le Bord führer ne remarque pas un deuxième JS-2 embusqué.

Son projectile de 122 mm parvient à percer le blindage. Après que le chargeur a été tué sur le coup, Körner ramène sa monture à l'atelier de maintenance. La « 503 » ne comprend plus que neuf machines, dont certaines sont en panne.


AVEC LE TIGER N° 314

Tandis que le soleil se lève à peine, Diers, à bord de son Tiger II qu'il vient de retrouver plus ou moins réparé, couvre un pont enjambant la rivière Spree dans le quartier d'Oberschôneweide, faisant partie de l'arrondissement de Treptow-Köpenick. Le chef de char remarque alors du mouvement à l'angle d'une rue. Quelque chose progresse vers eux, mais il ne parvient pas à vraiment identifier le nouvel arrivant : ami ou ennemi ?

Brusquement, c'est le branle-bas de combat dans le Panzer, un long canon de 122 mm précédant la tourelle d'un char lourd IS-2 vient d'apparaître ! 



























Le tireur s'empresse de cadrer le nouvel arrivant, mais l'équipage de ce dernier a également aperçu le fauve en embuscade. Visiblement, les tankistes russes connaissent leur métier, et une prompte marche arrière les met à l'abri d'un mur. Du moins, c'est ce qu'ils croient... Si le pilote de l'IS-2 a réagi vivement, il n'a pas complètement terminé sa manœuvre avant de stopper.
Un petit bout de la chenille gauche est encore visible ! Un coup de 8,8cm bien ajusté la fait sauter à plusieurs mètres. Leur machine étant dans l'incapacité de manœuvrer, les Soviétiques préfèrent l'évacuer sans demander leur reste. Pour Diers, il s'agit de sa 49e victoire en tant que Bord führer. Ce tir est un véritable exploit, car suite à une panne de l'intercom, il a dû communiquer avec ses camarades par l'intermédiaire d'un bout de ficelle...

Prudemment, le Tiger II change de position afin d'éviter de se retrouver sous le feu de l'artillerie ennemie et il se place en couverture d'un barrage antichar sur la gauche de Sonnenallee, le pont étant toujours dans l'axe du canon.
Vers midi, Diers se rend au poste de commandement de la Schwere SS-Panzer-Abteilung 503, installé dans le palais de justice de Neukôlln, en vue d'y recevoir de nouvelles instructions. L'ordre est alors donné de marcher vers le quartier de Neukôlln pour y prendre en enfilade l'axe des rues Berg et Richard. Une fois sur place, le Panzer devra se positionner en face du magasin Hertie, sur Berliner Strasse, et du bureau de poste. La situation y est plutôt tendue, car le rapport quotidien de l'officier en charge du secteur signale que la station de chemin de fer de Kôpenick est aux mains des Russes.

Le 25 avril, Neukôlln est l'objet de toutes les attentions de l'Armée rouge.

Des groupes d'assaut essayent de forcer le passage par les rues de Berg et de Berliner. 

Un des Panzer, occupant pourtant une solide position, est littéralement mis en pièces par le feu convergeant de plusieurs chars ennemis. Ces derniers maintiennent une forte pression, si bien que Diers est grièvement touché, et il doit être évacué par camion sur l'hôpital le plus proche.

AU PIED LEVÉ

Sans chef de char, son équipage file en direction de Britz, où il « prend en stop » un officier revêtu de l'uniforme noir des Panzer qui passait par là ! De retour au front après avoir reçu une blessure, le SS-Untersturmführer Gast, de la 3. SS-Panzer-Division « Totenkopf », est immédiatement enrôlé afin de compléter l'équipage du n° 314 qui repart, dans la foulée, à l'attaque.

Bousculés par la charge du blindé allemand, pris à partie par des éléments du bataillon « Charlemagne » surgissant du parc Hasenheide, les Russes doivent se replier, laissant plusieurs tanks en flammes sur le terrain. 
Le choc est si violent que les fusiliers doivent abandonner les positions précédemment conquises, qui sont immédiatement réoccupées par les Allemands.

Le 26 avril, leur Tiger II est placé en réserve sur Hermannsplat ; toutefois, une salve « d'orgues de Staline » vient s'abattre à proximité. Si les roquettes endommagent le Panzer, elles blessent aussi grièvement le nouveau chef de char, qui doit être emmené dans un hôpital de campagne situé à la gare Anhalter.

Une fois connue la perte, la décision est prise de sortir l’Unterscharführer Diers de sa convalescence et de le replacer à la tête de son ancien équipage. Son premier ordre est de renvoyer le Tiger II dans l'atelier de maintenance, situé dans la rue Uhland, afin de le rafraîchir. Par la même occasion, les Panzerschützen en profitent pour prendre un peu de repos.

DÉFENDRE LE REICHSTAG.

Le 27 avril, après quelques heures de sommeil grappillées, l'équipage du Tiger II n° 314, qui vient d'être réparé tant bien que mal, est envoyé dans le secteur de la gare centrale en vue de sécuriser l'angle des rues Linden et Kommandanten, en direction du parc de Belle-Alliance. Une fois n'est pas coutume, la journée n'est pas troublée par les attaques soviétiques. Il est vrai que l'Armée rouge cherche, pour l'instant, à conquérir les parties adjacentes, de manière à se préparer des positions de départ plus favorables. D'ailleurs, le 28 avril, une tentative de percée est déjouée par les Allemands près de l'église Luisenstadt. Armés de lance-flammes, les groupes d'assaut ennemis ont été mis en échec, mais ce « succès » n'est que provisoire, car, le lendemain, un repli doit être effectué sur la place Potsdamer, en face de la rue de la Sarre et de la place Anhalter. L'Unterscharführer Karl Heinz Turk est de la partie. Son Tiger II est positionné sur le côté opposé de la rue.

Comme à son habitude, l'artillerie lourde russe cherche à « attendrir » les défenses adverses en pilonnant la place Potsdamer et le quartier où le gouvernement concentrait ses bureaux.













Bientôt, des chars ennemis apparaissent et manœuvrent de façon à attaquer la gare ferroviaire Anhalter.












Diers met alors un coup au but sur un JS-2 qui venait de surgir de derrière l'hôtel Haus Vaterland. Immobilisé, le tank gêne les autres assaillants qui, pour éviter la carcasse en flammes, sont obligés d'entrer dans le cône de tir du 8,8cm long du Tiger. Plusieurs T-34 sont alors touchés, obstruant complètement la rue de la Sarre et bloquant de ce fait toutes les actions ennemies. Dans l'après-midi du 30 avril, le fauve de Diers prend la direction du Reichstag, tandis que Turk reste sur la Potsdamer Platz. Pendant que le Panzer lourd zigzague entre les ruines, le radio signale une augmentation sensible des échanges de messages de la part de l'adversaire. Pour les Panzerschützen, cette activité est très loin d'être bon signe, et lorsqu'ils s'approchent de leur objectif, ils constatent que les batteries d'artillerie adverses ont pris pour cible le Reichstag. Sa devanture est constellée d'ouvertures béantes, et la salle plénière est la proie des flammes. Mais ce n'est pas tout !

Tranquillement positionnés devant la façade, une trentaine de T-34 vident leurs soutes à munitions sur le bâtiment. 

Tout occupés à pilonner les défenseurs, ils n'ont pas repéré l'approche du fauve sur leur droite. Diers consulte alors son équipage, et après que chacun a donné son accord, Willi Kenkel, le pilote, fait passer l'angle de la rue à leur monture et charge l'attroupement.

La surprise est totale dans les rangs adverses, qui, incapables d'organiser une riposte, décident de retraiter, abandonnant quelques engins en feu derrière eux. 

Ce répit n'est que de courte durée, car, au 1er mai, Staline exige que le drapeau rouge, orné du marteau et de la faucille, flotte sur ce lieu symbolique. Dans ces conditions, le Tiger II n° 314 est assigné à la défense du secteur compris entre le Reichstag, la porte de Brandebourg et la Siegessàule (Colonne de la Victoire) s'élevant au centre du Groteer Tiergarten. Diers organise alors une contre-attaque pour dégager les soldats allemands piégés dans l'opéra Kroll.

L'arrivée du Tiger sur zone leur donne un peu d'air et permet aux blessés d'être évacués.
(Les Tigre II se battaient souvent dans la « Zitadelle »  zone avec l'appui de la SS-Panzergrenadier-Division Nordland. Cette zone a également servi à bloquer les approches du Führerbunker, situé à une courte distance au nord de la station.  Le Tigre II illustré ici est le numéro 314 commandé par le SS-Unterscharfuhrer Georg Diers, Potsdamer Platz.)

Durant les opérations de secours, le radio est touché par une balle, et il est remplacé par Bodo Hansen.

Pour autant, la présence du fauve n'empêche pas les fusiliers soviétiques de monter à l'assaut du Reichstag. Les Panzerschützen ne peuvent que constater l'irrésistible progression des fantassins russes au sein de la bâtisse. Impuissants, ils voient les étages tomber les uns après les autres.

Une contre-attaque est bien tentée, mais celle-ci n'a comme résultat que de faire quelques trous supplémentaires dans les fenêtres murées de la façade. Finalement, vers 19 heures, l'ordre est donné de se replier, car si les défenseurs résistent toujours, leur sort est scellé.

UN AUTRE TIGER AU COMBAT.

Chef de char à bord du Tiger II n° 100 de la Schwere SS-Panzer-Abteilung 503, l’Unterscharführer Karl Heinz Turk affronte lui aussi rudement les tanks soviétiques dans les ruines de Berlin.

Le 29 avril 1945, l'Armée rouge tente une percée dans le secteur de la station de chemin de fer Anhalter.








La situation se dégrade rapidement, et Turk reçoit l'ordre de prêter main-forte aux défenseurs. Se frayant difficilement un chemin au travers des décombres, son Tiger II avance vers la place Potsdamer quand il tombe nez à nez avec plusieurs T-34/85, dont les tireurs, dans la précipitation, ouvrent le feu et ratent l'imposante cible...

Embusqués à proximité, les servants de canons antichars sont plus posés, mais leurs projectiles ne parviennent pas à percer l'épaisse protection.

Alors que le Panzer recule pour se mettre à l'abri, les T-34/85 cherchent à s'approcher, pour finalement refluer sous les coups de 8,8cm. Alors que l'équipage allemand s'embusque de manière à tenir sous son feu la rue Prinz-Albrecht, les Soviétiques, échaudés par la perte de plusieurs de leurs machines, font intervenir leur artillerie. Toutefois, le pilonnage s'avère trop imprécis pour faire fuir le Tiger II. L'infanterie entre en piste, mais doit elle aussi retraiter sous les rafales de mitrailleuses.

Le lendemain, après avoir dégagé une avenue adjacente, l'ennemi lance un assaut blindé. Les mobiles T-34/85 essaient de prendre de flanc le Panzer, qui est secoué par plusieurs coups au but. Aucun ne parvient à percer, mais le train de roulement est lourdement endommagé. Au bout d'une heure, l'attaque se termine par un échec. Néanmoins, Turk doit rallier un atelier pour tenter de mettre la main sur un Panther de dépannage. Celui-ci le remorque à proximité de la chancellerie du Reich, et, au bout de trois heures d'efforts et une réparation de fortune, l'engin repart vers la rue de la Sarre, où son équipage se voit confier une nouvelle mission : rejoindre le square de Potsdamer afin d'y établir une ligne de défense.




















Un char lourd King Tiger * n ° 101, appartenant à la SS-Pz.Abt. 503, dans les ruines près de la gare de Potsdam (Potsdamer Bahnhof), Berlin, mai 1945. Derrière le Tiger II, une Opel Kadett M1938 deux portes et une camionnette Mercedes-Benz L1500 S.


Le char est alors posté en face de la station de métro, derrière une barricade destinée à le protéger des éclats d'obus. Si le Tiger II est relativement à découvert, sa tourelle peut par contre pivoter dans toutes les directions ; impossible donc que les tanks adverses puissent le surprendre. 










Pour autant, les Allemands ne quittent pas des yeux les plaques d'égout de peur que des soldats russes les empruntent pour s'approcher d'eux. En date du 1er mai, les stocks de munitions sont au plus bas et la plupart des communications sont coupées. L'Allemand doit se rendre à l'évidence : la fin de la bataille est proche...

LE PANTHER DE LA « 503 »

Le 1er mai 1945, les engagements continuent de plus belle. Pour autant, la situation empire d'heure en heure, en dépit de la destruction de cinq tanks russes près de la gare d'Halensee. Finalement, les ordres tombent : la capitale ne peut plus être défendue, et les Landser doivent essayer de forcer l'encerclement pour se rendre aux Canadiens. Vers 21 heures, quatre autres Tridtsat-Chetverki sont éliminés sur la Friedrichstrafte.
À pied, le SS-Oberscharführer Körner et son équipage mettent la main sur un Panzer V Panther en parfait état de marche. Immédiatement, l'engin est « réquisitionné » et emprunte à vive allure la Reichstrasse.
(Panther devant le Zoo, Tiergarten, Berlin, Mai 1945)
Là, les Panzerschützen tombent nez à nez avec un JS-2. Le 122 mm n'a pas le temps de tonner qu'un projectile de 7,5cm le fait taire à jamais. Sur ces entrefaites, deux canons d'assaut tentent de mettre fin à cette échappée belle et subissent le même sort que le « Staline ». Cependant, le Panther souffre de problèmes électriques et doit être abandonné dans la nuit. Les Allemands essaient de fuir à pied, mais les Russes les capturent finalement près de Ketzin, sur la rivière Havel.

DERNIÈRES TENTATIVES.

En dépit des pertes, l'étau soviétique se resserre inexorablement sur les derniers défenseurs de la capitale du III. Reich. C'est alors un sauve-qui-peut général pour ne pas tomber aux mains des redoutables soldats russes ivres de vengeance. Afin de s'enfuir d'un Berlin transformé en piège, des officiers SS de haut rang montent sur la plage-moteur du Tiger II n° 314 de Diers et, un peu avant minuit, la colonne s'ébranle. Avant de parvenir au contact de l'ennemi, les fuyards doivent franchir le barrage antichar destiné à bloquer les tanks russes dans leurs efforts de passer le pont Weidendammer. D'entrée, les problèmes commencent ; ce n'est pas tant l'Armée rouge qui cause le plus de souci, mais les axes de retraite qui sont trop étroits pour le gabarit du fauve !

Le Panzer lourd doit alors emprunter un chemin différent et, au moment où il s'engage dans la rue Ziegel, le char est pris pour cible par l'artillerie lourde russe. Les chocs se succèdent sur la caisse, et tous les éléments accrochés volent dans tous les sens. Les obus ne percent pas le blindage, mais causent des dégâts internes, comme l'arrêt de l'intercom alors que le véhicule fonce droit sur un grand cratère ! Maintenant une vitesse élevée, Willi Kenkel ne semble pas avoir aperçu le piège dissimulé dans l'obscurité.

Diers fait alors marcher le « téléphone arabe », et l'information est relayée par les membres d'équipage vers le conducteur. De justesse, celui-ci braque alors en direction du trottoir, écrasant les lampadaires comme des allumettes. Les câbles destinés au métro aérien s'effondrent alors sur le char, s'enroulant autour de la tourelle, et voilà le Tiger traînant derrière lui des poteaux, telle une voiture de jeunes mariés des casseroles ! Un peu plus loin, cet étrange équipage s'arrête devant la barricade antichar. Là, dans la pénombre, Diers, qui vient d'ouvrir sa trappe de tourelle, aperçoit un homme armé : une menace potentielle ? Un éclat fait briller un insigne accroché sur son col, et la tête de mort des SS rassure le Panzerschütze sur la nationalité de l'inconnu, qui s'avère être un SS-Untersturmführer, plus précisément le chauffeur de Goebbels ! En réalité, l'homme faisait partie de ceux qui étaient montés à l'arrière du char. Sachant que la rue Ziegel était régulièrement battue par le feu de l'artillerie ennemie, il avait prudemment sauté du véhicule avant que ce dernier ne s'y engouffre. Ceux qui étaient restés sur le char ont par contre été déchiquetés... L'homme aide ensuite à démêler les câbles entortillés autour du fauve et guide le conducteur lors du passage de la barricade avant de préciser que la Schônhauser Allee est plutôt calme. Étrangement, les Russes ne pullulent pas dans ce secteur.

Le Panzer croise alors des femmes en train de puiser de l'eau à une borne à incendie, et Diers leur demande si elles savent qui est à l'autre bout de la rue. La réponse le tranquillise quelque peu, et le char lourd reprend lentement sa route. 


Bientôt, son équipage retrouve le General major Erich Barenfanger, lui aussi en fuite depuis le Führerbunker. L'officier leur ordonne d'aller couvrir une entrée du métro souterrain.

Le Panzer ne fait pourtant que quelques mètres avant d'être rudement secoué sur ses suspensions. Privé de motricité, le pilote met la mécanique au point mort et s'aperçoit que sa monture vient de rouler sur des mines... allemandes.



Barenfanger vient immédiatement aux nouvelles, et lorsque Diers l'informe que le Tiger sera à nouveau opérationnel d'ici une heure, il lui donne un ordre pour le moins surprenant : saborder le char ! Effectivement, des pourparlers de reddition sont en cours avec l'Armée rouge, et l'officier refuse de voir encore mourir des hommes alors que la fin est proche. Le 2 mai, vers 19 heures, une explosion interne ravage le Panzer. Désormais, la dernière mission de l'équipage se résume à s'échapper d'un Berlin ravagé. Finalement, la quasi-totalité des hommes du Tiger II n° 314 survivra à la guerre, en dépit de leur capture par les Soviétiques. Georg Diers, pourtant condamné à mort par deux fois, le tireur Wolf-Dieter Kothe, le pilote Willi Kenkel et l'opérateur radio Bodo Hansen seront libérés à la fin des années 1940. Seul le chargeur, Alex Sommer, blessé par balle au ventre, est toujours porté disparu à ce jour.

LA FUITE DE TURK.

Pour sa part, apprenant la mort d'Hitler, Turk et son équipage décident de fuir la capitale encerclée, et leur Tiger doit appuyer une tentative d'évasion qui va être lancée depuis le pont Weidendammer. Le lieu du départ est fixé près de la chancellerie du Reich.


Lorsque la nuit tombe, le fauve s'ébranle. La route de la Potsdamer Platz est alors seulement éclairée par la lueur des incendies, et le pilote ne voit pas un trou d'obus dans lequel le Panzer vient s'immobiliser. Une marche arrière est tentée, mais, hélas,  le lourd engin refuse de bouger ; puis le moteur finit par se taire définitivement. Le 2 mai, profitant de l'appui d'un autre Tiger II, Turk parvient à franchir les lignes ennemies et se rend finalement aux Américains avant de finir dans le camp d'internement de Darmstadt.

Appartenant à la SS-Panzer-Abteilung 503, le Tiger II codé 100 du SS-Unterscharführer Turk, tombé dans un trou d’obus, est abandonné près de la Potsdamer Platz. Les clichés disponibles ne montrent pas clairement l’engin immobilisé dans un trou. Peut-être le char allemand a-t-il été dépanné [par les Soviétiques ?] avant que les photos ne soient prises. 

Enfin, les deux derniers « lourds » de la « 503 » s'échappent vers l'ouest dans une tentative désespérée pour s'enfuir. Ils se heurtent à une forte résistance des Soviétiques, qui en mettent un hors de combat avant qu'il n'atteigne la Heerstrasse. Pour ce faire, les Russes ont utilisé un canon de 8,8cm Flak capturé. Le deuxième est fortement endommagé et il est sabordé. Sous les ordres du SS-Oberscharführer Stolze, une ultime tentative vers Spandauer Brücke échoue. Le dernier des Tiger II de Berlin finit sa course au sud de Perleberg, enlisé dans une prairie boueuse. Après une incroyable résistance, la Schwere SS-Panzer-Abteilung 503 vient d'être anéantie, et, le 9 mai 1945, les restes de l'unité capitulent dans la poche de Dantzig.


12 commentaires:

  1. Großartig, meine liebe Lulu !! :10:
    Was für eine Schande, es gibt niemanden, der dich bravo sagen kann.
    Vielen Dank für diese sehr gut dokumentierte Seite.
    Was für ein Unglück der Krieg! :1:

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    1. Mention spéciale pour GG1 : "Wunderbar" :70:

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    2. Der Krieg ist eine große Scheiße.

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    3. Et on effet Wunderbar pour GG1...on ne finira pas de le répéter...merci GG1 pour ces trésors de l'éditeur Artima.

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  2. Frileux les commentaires, on va se les garder pour nous ces exclues ....

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    1. Et évidemment merci à Lulu pour la fiche hyper bien tournée (comme d'hab) et GG1 pour ses exclues !!!!

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  3. Frileux, en effet, les commentaires. Heureusement que nous sommes là pour remercier chaleureusement comme il se doit Lulu et GG1.

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    1. On commence à avoir l'habitude et heureusement qu'il reste l'équipe.

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  4. Merci pour la fiche et les PF.
    Comme d'habitude c'est du super boulot tant les scans que le cours d'histoire.
    (Vous voyez qu'il n'y a pas que les membres de l'équipe qui participent... l'honneur est sauf!)

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  5. merci pour cette belle fiche instructive

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  6. Non, il n'y a pas que les membres qui apprécient la qualité de ces fiches et des publications proposées. Même si tous les visiteurs ne s'expriment pas, continuez à nous régaler.
    Merci à la Team.

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