vendredi 19 janvier 2018

Garry - 080-088-090-093

 

Garry ou Sergent Garry est une revue de bandes dessinées petit format parue chez l'éditeur Impéria. Parution de Février 1948 à Novembre 1985. Format de parution 13 x18 cm. 456 numéros.

Avril 1944, la Grossdeutchland à Targul.


L'Oberleutnant Hans Joachim Jung, chef d’un
Zug de Panzerkampfwagen IV du Panzer-Regiment
de la «Grossdeutschland » se souvient de
ce printemps sanglant !

À la fin du mois de mars 1944, après sa percée dans le secteur d'Ouman, le 2ème  Front ukrainien campe aux portes de la Roumanie. Le 31 mars, franchissant le fleuve Dniestr, les 2ème  et 6ème  armées blindées soviétiques se portent au cœur de la Moldavie. En 72 heures, les chars de l'Armée Rouge atteignent les rives du Prout, dernière barrière naturelle les séparant des Carpates. Intégrée à la 8ème  Armée du General der Infanterie Otto Wöhler, la Panzer-Grenadier-Division «Grossdeutschland », qui en date du 6 avril ne compte plus que six chars en état de combattre, est envoyée dans le secteur de Targul-Frumos afin d'y épauler les débris de la 46ème  Infanterie-Division ainsi qu'une brigade roumaine. À l'aube du 25 avril, la bataille de chars de Targul-Frumos débute. Elle durera plus d'une semaine.


Ce ne furent pas les Soviétiques qui prirent la décision d'ouvrir les hostilités mais nous. Mettant en pratique le vieil adage qui consiste à dire que « la meilleure défense est encore l'attaque  le Generalleutnant  Von Manteuffel organisa un raid blindé avec pour premier objectif le petit village de Ruginoasa. A l’aube du 25 avril 1944, nous nous mimes en route vers le front.

Notre dispositif était le suivant : en avant, disposés en triangle inversé, roulaient les Panzer IV, derrière eux : pour les couvrir avec leurs 88 et 75 longs, les Tiger et Panther suivaient.

Rapidement, nous parvînmes à enfoncer les premières positions soviétiques établies en premier rideau devant Ruginoasa,  détruisant au passage plusieurs canons antichars de 76,2mm.
En approchant de Ruginoasa nous fûmes engagés par des antichars embossés à l'entrée du bourg ainsi que des T-34. Grâce aux flashs produits lors des coups de départ des 76.2 russes, je parviens à repérer une quinzaine de machines ennemies. Je n'étais pas le seul, car, derrière nous, les Panther et les Tiger commençaient à répliquer. Leurs obus de 88 et 75 filaient à des vitesses folles, passant avec fracas à quelques mètres de nos Panzer IV pour aller s'écraser sur les chars russes qui avaient eu la malheureuse idée de dévoiler leur position. Tandis que nos « lourds » continuaient à confortablement allumer les T-34, nos artilleurs entrèrent dans la danse.
Simultanément ou presque, les « Kanonenvogel » (Stuka) de Rudel arrivèrent, passant en rase-mottes juste au-dessus de nous. Au loin, nous les vîmes ouvrir le feu avec leurs pièces de 37mm sur les Soviétiques. Il devait y avoir une vingtaine d'avions. Ils firent trois passes puis disparurent à l'horizon. 












Après leur départ, le village de Ruginoasa avait totalement disparu sous un épais nuage de poussière. Plusieurs colonnes de fumées noirâtres s’élevant dans le ciel nous indiquaient que des véhicules avaient été mortellement touches.


J'ordonnai à mes chefs de char de foncer sur la localité à pleine vitesse et en zigzagant légèrement de manière à dérouter les équipes antichars ennemies. Déployés en ligne, mes blindés avançaient comme à la parade tandis que nos camarades, restés en arrière, nous couvraient.
Parvenus à 400 mètres des premières maisons, nous fûmes pris à parti par des mitrailleurs soviétiques. Leurs balles ferraillaient sur notre cuirasse. Repérés, ils furent rapidement réduits au silence par mon mitrailleur de caisse

Plus inquiétant, j'aperçus la silhouette caractéristique d'un T-34 manœuvrant entre deux maisonnettes. Le temps de faire pivoter notre tourelle dans la direction du char russe, il avait disparu, refusant l'engagement.

Sur ma droite, mon attention fut soudainement attirée par une grosse meule de foin stockée devant une maison. Étrangement, cette meule semblait bouger, tout doucement, comme si elle était en vie ! En y regardant de plus près, je pris conscience que « ma » meule de foin n'était rien d'autre que la tourelle d'un T-34 très habilement camouflée.


Heinrich, mon tireur,  fut ravi de lui régler son compte ! Touché, le T-34 se mit aussitôt à brûler ; sa tourelle, soufflée par une violente explosion, atterrit à plusieurs dizaines de mètres, manquant de peu de finir sa course sur le Panzer de Hüneke. Il était temps de dégager de ce coin devenu très inconfortable !
Nous reprîmes notre progression dans Ruginoasa  suivant des traces laissées par des chenilles de chars russes. Sans nous en rendre compte, nous arrivâmes bientôt à proximité de la principale position défensive ennemie. Stationnés derrière des murets et des clôtures en bois, nous tournant le dos une petite vingtaine de T-34 et de SU-S5 était en train d'échanger des « politesses » avec les Panther du Panzer-Regiment 24 et le reste de notre Kampfgruppe. Nous avions réussi à prendre à revers les « Popof ». L'occasion était trop belle. Mes chars se mirent en position sans se faire repérer par l'ennemi, puis, parvenus à moins de 300 mètres, nous ouvrîmes le feu sur les machines russes. Le détachement blindé adverse fut détruit en moins de cinq minutes.

Restait alors à nettoyer le village de l'infanterie russe qui s'y était camouflée. Je n'aimais pas ce genre de missions, surtout lorsque nos Panzergrenadiere n'étaient pas avec nous. Privé de son escorte de fantassins, un char évoluant en zone urbaine est une cible aisée pour un groupe de combat ennemi déterminé et entraîné. De ce point de vue, les Soviétiques étaient passés maîtres dans l'art de dézinguer un blindé, même lourd, avec de simples grenades incendiaires ou des explosifs !


Tournant dans une rue à angle droit, je tombai nez à nez avec l'un de nos Tiger. Le capot moteur du mastodonte était en feu, certainement touché par un cocktail Molotov jeté depuis l'étage d'une maison. 












Au moment où nous commencions à reculer pour nous éloigner de cette énorme bombe à retardement, je vis la trappe de la tourelle du chef de char s'ouvrir. Un officier jaillit alors de la tourelle. Il sauta sur la plage arrière de son blindé. Équipé d’une hache, se tenant sur son engin, il se mit à sectionner les cordes qui maintenaient en place le barda de l'équipage puis, dans la foulée, étouffa le feu ! Sa tâche accomplie, il remonta à bord de son Tiger pour reprendre le combat, comme si de rien n'était !
La résistance soviétique commençait à donner des signes de faiblesse Le village quasiment tombé entre nos mains, je décidai, conformément aux ordres, d'engager mes Panzer vers Balusesti.

L'opération se déroulait bien...peut être un peu trop bien ! Il me semblait étrange que les Soviétiques n'aient pas truffé le secteur de pièces antichars. La réponse à ma question ne se fit pas attendre, car quelques secondes plus tard, un 76.2mm nous engagea à moins de 500 mètres. Son obus passa très au loin de nos chars. Il n'eut jamais la chance de « remettre le couvert » car, simultanément, cinq Panzer ouvrirent le feu sur lui ! Hüneke et son équipage achevèrent le travail en roulant sur ce qui restait de ce canon.


Ce fut à ce moment qu'on m'ordonna de repartir vers Ruginoasa.  Les équipages harassés avaient reçu l'ordre de passer la nuit à Ruginoasa. Avant toutes choses, nous commençâmes par faire les pleins de carburant de nos Panzer et compléter nos stocks d'obus. Seulement après avoir nettoyé nos armes, nous nous installâmes sous nos chars pour chiper quelques heures de sommeil.


Dans la nuit du 26 au 27 avril 1944, nous fûmes mis en alerte, les Soviétiques s'apprêtant, selon nos observateurs avancés, à lancer une offensive sur nos positions. Les Panzer IV du II Abteilung, dont mon « 511 », furent envoyés en catastrophe dans le secteur de Ruginoasa. En nous approchant de la localité, nous nous déployâmes en ordre de combat. Luithle  qui était toujours le premier à repérer un char ennemi, fut à la hauteur de sa réputation, nous signalant par radio la présence d'un groupe de neuf T-34/76. Nous faisant face, ils étaient en train de foncer droit sur nous.

L'un d'eux ouvrit le feu sans succès. Un Panzer IV répliqua, puis un autre : l'affrontement tourna en une véritable mêlée, les blindés s'étant rapprochés à moins de 300 mètres les uns des autres. Ces équipages russes ne manquaient pas de courage mais ils n'avaient pas beaucoup d'expérience. Leur cas fut réglé en deux minutes.

Nous abordâmes Ruginoasa par l'Est.  Alors que l'on continuait à avancer, je fus pris d'une envie aussi pressante qu'irrépressible... J'ordonnai à mon pilote, de stopper le char derrière une grange dont le toit avait disparu puis je sautai au sol depuis ma tourelle pour me dégoter un petit coin tranquille afin de me soulager. Ce fut précisément à ce moment-là que soudain, à une trentaine de mètres, un T-34 embusqué démarra en trombe dans un nuage de fumées.

Je n'avais pas entendu son moteur car son bruit était couvert par celui de notre propre machine qui tournait au ralenti ! Le « Popof » se mit à rouler à pleine vitesse, entrant dans le village, sur les traces des chars de mes camarades. De toute évidence, il avait l'intention d'attaquer notre groupe en le prenant à revers. « Forçant la cadence » je me pressais pour finir et rejoindre mon Panier au plus vite.

J'avais dans l'idée de prendre ce T-34/76 en chasse. Mais, ce fut peine perdue car Heinrich, qui lui aussi l'avait repéré, lui expédia un perforant dans le moteur.

Notre route était sensiblement identique à celle que nous avions suivie lors de notre raid précédent. Après avoir nettoyé Ruginoasa pour la deuxième fois, nous nous dirigeâmes vers les lignes soviétiques, au Nord. Au fil de notre avance, les tirs soviétiques redoublaient d'intensité. Aux 152mm s'ajoutaient des obus de 203mm. A mon bord, la fébrilité de l'équipage traduisait un stress important.
Nous avancions en direction de la colline n° 372. Tout en grimpant la pente, nous chassions l'infanterie russe qui avait élu domicile dans le secteur. Les MG34 avalaient les bandes à une vitesse folle. 

Nous étions parvenus au sommet du raidillon lorsque le Panzer IP de Luithle légèrement en avant et sur ma droite, fut frappé de plein fouet par un obus antichar de gros calibre. Sa tourelle fut percée de part en part ! Son char s'arrêta puis prit feu. 

Je fis stopper mon blindé, espérant parvenir à aider le malheureux équipage. Je vis le chauffeur de Luithle et son radio évacuer le char et se mettre à couvert. Dix secondes plus tard. Luithle lui- même parvint à s'extraire de sa tourelle. Les flammes commençaient à lécher la tourelle. 
Sérieusement blessé, l'homme se roula sur le sol puis, à l'aide de son ceinturon, se fit un garrot autour d'une jambe. Il saignait abondamment. Un peu plus tard, il fut secouru par une équipe de brancardiers venue le chercher sous le feu ennemi.
D'autres perforants percutaient dans le secteur qui devenait de plus en plus dangereux pour nous. Notre chef de bataillon nous ordonna de nous replier et de nous mettre à l’abri dans une ravine qu’il avait repérée au pied de la colline.
Sur le terrain, confronté au danger d'être engagés sur nos flancs par des pièces antichars de gros calibres, nous décidâmes de mettre un terme à notre attaque. Replies sur Ruginoasa. Nous attendîmes l'arrivée de notre infanterie.


Depuis 48 heures, les signes montrant que les Soviets avaient décidé d'en finir avec Targul-Frumos étaient devenus légion. Des reconnaissances nocturnes menées par des volontaires nous avaient permis de savoir que l’Armée Rouge avait massé plus de 350 chars dans le secteur. Le soir du 1er mai Je reçus l’ordre de faire mouvement vers la colline n° 256 et d'y prendre position en prévision d'une prochaine attaque des Russes. Après avoir parcouru environ sept kilomètres, nous atteignîmes notre objectif vers 1h00. Nous étions le 2 mai I944.

Peu après notre arrivée nous entendîmes des grondements dans le ciel. C’étaient des bombardiers russes qui se dirigeaient vers les positions arrière de la division, près de Targul-Frumos. La Flak commença à tirer. Le ciel était zébré de traçantes. 

Le fait que ces avions ignorèrent nos avant-postes pour s’en prendre à nos arrières signifiait que les « Rouges » voulaient mener à bien une percée en profondeur. Un peu plus tard dans la nuit, ce fut notre artillerie divisionnaire qui entra dans la danse. Nos canonniers arrosaient copieusement les positions avancées russes, espérant ainsi désorganiser les troupes qui se préparaient à nous assaillir.

Comme toujours, les Soviétiques ne furent pas en reste et déclenchèrent des tirs de contrebatterie. 

Mais tout cela n'était rien en comparaison de ce qui se passa lorsque ma montre indiqua 4h00 pile ! En quelques secondes seulement, nos positions furent littéralement noyées sous un déluge de feu et de fer. Des obus de tous calibres se mirent à nous dégringoler dessus.

Les Russes employaient aussi leurs roquettes, les « Stalinorgel ». Ces engins s'écrasaient sur nous avec une sorte de cri strident. 












Pour éviter d'être blessés, nous nous enfermâmes dans nos chars. Targul-Frumos était la principale cible de cette préparation d'artillerie.

Bientôt, ce fut au tour des «Sturmovik» de passer à l'attaque. Ils volaient à basse altitude, s'en prenant à tout ce qui n’avait pas été consciencieusement camouflé.

La Flak, concentrée devant Targul-Frumos pour y dresser un rideau antiaérien et antichar, enregistra ses premières victoires de la journée en abattant plusieurs de ces machines. Quant à moi je savais pertinemment que si les Soviétiques déclenchaient une importante attaque blindée, ce qu’à coup sûr ils n'allaient pas se priver de faire, nous ne pourrions pas tenir notre position.

Aux premières lueurs du jour, des T-34 partis de la zone de Bals attaquèrent nos positions. Ils furent repoussés par les « Grenadiere » aidés des StuG. Bien servis, les StuG armes de 75 longs étaient des engins qui pouvaient faire un excellent travail. En un court laps de temps, le champ de bataille fut recouvert de carcasses fumantes.


La bonne nouvelle était que les Russes venaient de se casser les dents sur nos défenses. La mauvaise fut l'apparition d'un nouveau modèle de char soviétique équipé d'un canon antichar D-25T de 122mm à très longue portée.
Malgré la distance, je pouvais suivre la progression des opérations. Du côté de Ruginoasa il y avait aussi des combats opposant nos blindes à ceux des Russes. Je parvins à compter les T-34 engagés dans ce coin-là ; ils étaient 200 ! Aussi incroyable que cela pouvait paraître, là-bas aussi, nos hommes tenaient.
Dans l'après-midi, la pression soviétique se reporta dans la zone de Facuti où une quarantaine de T-34 transportant des grappes de fantassins engagèrent les Sturmgeschülz de Diddens et quelques-uns de nos Panzer. Roulant à plus de 50 km/h. un groupe de chars russes s'enfonça dans la localité tandis qu'un second détachement s'arrêta à la périphérie de Facuti afin de couvrir leurs camarades.
















Sur place, de violents combats de chars se déroulèrent. Ils duraient déjà depuis trente minutes. Nos copains, numériquement surclassés par les Russes, étaient en train de « déguster ».


Sur les coups des 17 heures, un groupe de Panzer de la 24ème  Panzer-Division déclencha une contre-attaque sur les arrières des éléments soviétiques qui étaient en pointe. Ce fut un carnage! Totalement surpris par l'arrivée soudaine des Panther, une partie des chars russes se replia tandis que le reste fut réduit à l'état de ferrailles cramoisies. Pour éviter aux équipages de la 24ème Panzer-Division d'être engagés par les « lourds » ennemis et leurs redoutables 122mm, notre artillerie avait dressé un rideau de fumigènes. L'affaire fut bien montée et rondement menée !
En début de soirée, alors que les hostilités semblaient être ponctuellement suspendues, je reçus l'ordre de m’avancer jusqu’au village de Cucutcni. Sur-place, je retrouvai l’Oberleutnant Stadler et son Tiger. Stadler était Autrichien, il venait de Vienne. Quoiqu’il puisse se passer, cet homme était toujours souriant. En faisant le tour de Cucutcni, je compris pourquoi nous y avions été envoyés, car hormis le Tiger de Stadler et mes trois Panzer IV, il n'y avait aucune autre unité pour protéger ce gros hameau. L’infanterie n'était pas là. Le quartier général m'informa que nous allions recevoir le renfort de quelques Sturmgeschütz III.
Effectivement, peu avant l'aube, trois canons d'assaut s'approchèrent de Cucuteni lorsque, soudain, ils furent engagés par une quinzaine de T-34 qui étaient parvenus à s'infiltrer dans nos lignes. Les StuG se mirent immédiatement à l'abri, protégés par les tirs du Tiger de Stadler. 

Ce fut à ce moment précis qu'une quarantaine de T-34, dont certains étaient armes de 85mm s'élança dans notre direction depuis une autre colline. Roulant au milieu d'un champ de céréales, ils obliquèrent prés de nos positions. Ils filaient sur Targul-Frumos sans se préoccuper de nous. Les blindés russes étaient si rapides que nous ne pûmes les accrocher. Le soleil était en train de se lever. À bord de son Tiger, Stadler était en train de « s'expliquer » avec le premier groupe de T-34. Les StuG faisaient de même. Aussi, je pris la décision de redéployer mes engins pour tirer sur le second détachement de T-34. La bataille s’engagea bien, un premier char russe volant en éclats.

Comme toujours, j'étais debout dans ma tourelle les pieds posés sur ma caisse de munitions, la tête sortie de la  tourelle. J'étais en train de guider Heinrich lorsqu'un éclat d'obus ricocha sur le toit de la tourelle.


Il acheva sa course en se fichant dans mon visage, me crevant l'œil gauche. Tordu par une douleur aiguë, je m’effondrai aussitôt au fond de ma tourelle. Je n'y voyais plus rien, mon œil droit aussi
avait été touché par une myriade de petits morceaux d'acier chauffés à blanc. Je pris alors la décision de transférer le commandement de mes chars à Stadler. Pour moi, la bataille de Targul-Frumos était terminée.
Je fus évacué quelques heures plus tard à bord d'un Fieseler Storch sanitaire, puis, après avoir été transporté avec d'autres blessés à bord d'un Heinkel He 111, je fus admis dans un hôpital spécial, en Allemagne, pour y être soigné. Mon œil droit fut sauvé, pas le gauche. »


Comme Jung l'avait prévu, les combats du 3 mai furent tout aussi acharnés que ceux de la veille, les unités blindées russes multipliant les tentatives pour pénétrer au cœur du dispositif allemand jusqu’au 5 mai. Au cours de la bataille de Targul-Frumos, les Soviétiques enregistrèrent la perte de plus de 200 blindés sur les 600 dont ils disposaient pour leur opération. Quelques JS-II furent épinglés au tableau de chasse des équipages allemands. En face, les moyens blindés de la Panzer-Grenadier-Division «Grossdeutschland» et de la 24ème Panzer-Division s'élevaient, au plus fort de la bataille, à une vingtaine de Panzerkampfwagen IV lang, six Tiger, une vingtaine de StuG III et une petite dizaine de Panther.
Le secteur de Targul-Frumos fut relativement calme jusqu'à la fin du mois de mai. Début juin, une nouvelle offensive de l’Armée Rouge se déclencha en Roumanie, celte fois dans le secteur d’Iassi. Comme à Targul-Frumos la «Grossdeutschland » fut engagée pour stopper les Russes, ce qu'elle parvint à faire avant d'être envoyée, en août 1944 en Prusse Orientale et en Courtaude.

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Merci au  scanneur/retoucheur GG1 pour ces BD.
Il nous en a promis d'autres…alors n’hésitez pas à le remercier.


Bonne Lecture


7 commentaires:

  1. Merci Lulu et merci GG1.
    Pas beaucoup de commentaires aujourd'hui. Allez, allez ! On se bouge et on dit merci.

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  2. Il n'y aura pas de séance de rattrapage !!! Donc on saute sur son clavier et on tape un p'tit mot !
    Merci Prof Lulu ^^

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  3. Put... je m'absente un peu et que trois com (enfin deux avec la mienne) tous de la bande d'Exhum pour cette magnifique fiche (pas la guerre, non) du Panzer Oberleutnant Lulu !!
    C'est pitoyable :12:
    Mille mercis à GG1 pour ses magnifiques dons et à Lulu :10:

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  4. Encore une superbe fiche bien illustrée avec de très belles photos ! Merci pour cette petite fenêtre sur notre histoire et bien sûr à GG1 pour ces scans.

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    1. La plupart des photos proviennent de capture d'écran que j'ai fait de films russe que j'ai trouvé par hasard sur le net.

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    2. Sacré travail ! mais bravo car le résultat est bluffant !

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  5. Bravo pour ce post ( encore .... )

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